24/11/2007


Stéphane Rousson - Né à Nice en 1969, basé à Rouen puis à Toulon

Ses très nombreuses pérégrinations en France et à l´étranger n´ont pas réussi à faire oublier à Stéphane Rousson, Nice et sa région natale auxquelles il reste profondément attaché.

Bien que né au bord de l´eau, excellent skieur et mélomane, c´est l´aviation qui anime ses rêves de gamin. Sans doute un peu par atavisme familial. Parce que dans ses veines coule l´âme d´un arrière-grand-père maternel, François Belgrand, directeur de la Chambre de Commerce de Nice, et fondateur, dans les années 50, de l´aéroport de cette ville méditerranéenne. Il aurait aimé devenir rapidement pilote, mais ses fâcheries avec le système scolaire classique vont en décider autrement et l´éloigner pour quelques années de sa vraie vocation. 

Adolescent, puis jeune adulte, Stéphane part à la découverte de la vie et du monde par des chemins de traverse qui vont l´emmener aux quatre coins de l´Europe, des Etats-Unis, de l´Australie et du Cercle polaire dans une succession de courts voyages qu´il finance avec des petits boulots loueur de bateau, déménageur, ambulancier, chasseur dans un hôtel 4****luxe maître fromager, coordonnateur d´escale, installateur de salle de bains... 

Un BTS de Commerce International en poche suivi d´un service militaire àla base navale de Toulon, Stéphane décide à 26 ans de monter une entreprise de Snowboard, qu´il vend trois ans plus tard pour se payer le rêve qui lui tient le plus à coeur : une licence de pilote de ligne. Il commence par une licence de pilote privé au Canada, puis revient en France pour passer sa licence de pilote de ligne. Il travaille comme coordinateur d´escale (Chef avion) pendant plusieurs années pour Air Littoral, compagnie qui, comme tant d´autres, sombrera dans le désastre du 11 septembre. 

Stéphane qui a trouvé sa voie dans le domaine de l´aérien, doit cependant, à 35 ans, changer son fusil d´épaule et trouver un autre mode d´expression. Rester dans le rang ou passer de l´autre côté du miroir, celui de l´aventure et des idées pionnières. 

C´est le souvenir lointain des images de l´arrivée de Gérard d´Abboville après sa traversée à la rame qui vont faire basculer le bourlingueur aux multiples talents dans l´idée d´une traversée de l´Atlantique, non pas sur l´eau mais dans les airs, en dirigeable. L´exploit avait déjà été tenté en 1993 par Nicolas Hulot et Gérard Feldzer sur un dirigeable à propulsion musculaire, sans pouvoir être mené à bien, ni jamais retenté. La voie est donc encore libre pour inscrire une nouvelle page dans l´histoire de l'Aéronautique. 

Gérard Feldzer, devenu Président de l´Aéroclub de France, et Didier Costes, le concepteur du ballon de Hulot, seront les mentors de Stéphane pour un premier projet de traversée de la Manche en ballon à propulsion musculaire. Prévu l´an dernier sur le Zeppy, copie du ballon de Luc Geiser, le pionnier de la discipline du vol musculaire, ce vol a été repoussé par l´avancement du projet d´origine de Stéphane, la traversée de l´Atlantique en dirigeable. 

Mais, à la place de la propulsion musculaire, Stéphane pense à un autre mode de propulsion. Un moteur électrique alimenté par des énergies renouvelables. Ce paramètre va donner un contenu technologique à cette traversée en démontrant, en cas d´un succès digne des exploits pionniers de l´aérostation et de l´aviation, que les énergies renouvelables solaire et éolienne peuvent s´appliquer à certains modes de transport aérien. 

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