01/01/2005


Laser - Essai Laser Pico, l´embarcation des jeunes voileux !

Voici des années que nous pratiquons la voile en école de voile pendant nos vacances d´été.

Mais voilà, cela ne nous suffit plus, nous voulons vivre nos aventures pleinement et librement, revenir chaque soir à terre avec plein de nouveaux souvenirs d´aventures à la Moitessier, ou de courses à la Tabarly, que nous nous imaginons à travers la baie nautique de notre station balnéaire. Mais il nous reste la plus difficile étape à gagner : convaincre nos parents de  

nous émanciper maritimement parlant en nous achetant notre bateau. Un cousin « voileux » est mis sur le coup pour nous trouver soit une bonne occasion, soit un bateau neuf lors du salon nautique de Paris. Cette embarcation doit correspondre à notre âge, notre niveau de pratique et notre potentiel d´évolution, mais surtout, elle doit correspondre à nos souhaits de nous emmener naviguer sur nos océans d´imagination. 

Il faut bien reconnaître qu´en se mettant à deux à faire les yeux doux à nos parents, pour avoir notre propre bateau, on a plus de chance, et surtout quand nous avons encore deux petits frères qui suivent, et qui regardent déjà du côté du large ! Forcément, cela aide. 

Le cousin nous tient au courant de ses recherches et nous propose plusieurs solutions, dont une avec un bateau neuf qui correspond à notre programme de navigation : c´est le Laser Pico. 

Le budget semble être accepté par nos parents, qui ont l´air ravis de nos souhaits de découverte. Tant mieux, l´affaire est faite en janvier, vivement les grandes vacances, que nous découvrions notre nouveau partenaire de navigation ! 

La première fois que nous avons vu notre Laser Pico, il ne nous a pas paru très grand, ni très imposant ! Mais il avait l´air super sympa et il donnait l´impression de ne pas être très compliqué à gréer. Sur ce dernier point, nous avons un peu déchanté lors du premier montage, « c´est quoi ça ? Et ça, ça va où ? » Il y a bien un manuel de montage, super, le seul problème quand nous l´ouvrons, c´est qu´il est en anglais et que le vocabulaire spécifique utilisé est un peu compliqué pour nous, ce qui nous rappelle les origines anglaises de notre bateau ! Mais nous y sommes arrivé. Finalement le montage est simple et rapide. Néanmoins, il y a une particularité : le mât non haubané est en deux parties, la partie basse est implantée dans le bateau et y est verrouillée par un astucieux système :  

il faut pencher le bateau pour emboîter la partie haute du mât et faire glisser le fourreau de la grand voile dans le mât. Nous apprécions de faire cette manoeuvre sur une plage de sable, car sur une cale en ciment, cela doit être moins amusant, cette manoeuvre nécessitant que l´on descende le Pico de sa mise à l´eau. Quand il y a du vent, ce n´est pas toujours très facile à faire. Le point de drisse du foc vient se fixer sur le mât par une ouverture prévue dans la grand-voile, et le point d´amure à l´étrave de la coque. 

Pendant que notre dériveur est couché pour recevoir sa grand-voile, j´en profite pour faire une petite inspection de la coque. Elle est en polyéthylène, gage de solidité, assez basse sur l´eau, la coque est relativement large pour assurer une bonne stabilité de navigation mais point trop, ce qui nous empêcherait d´accéder à la dérive en cas de dessalage. L´arrière est ouvert comme sur tous les dériveurs modernes et lui donne un look vraiment sympa. Sous la coque apparaissent de larges bandes de renforts contre les échouages et ayant également un rôle de renfort structurel.  

Le reste de l´accastillage est très simple et rapide à installer. Le safran vient prendre sa place sur les aiguillots, une languette de sécurité assure le safran pour ne pas le perdre en cas de dessalage ; il est à noter que cette languette est relativement dure à écraser pour retirer le safran. Celui-ci se manipule très facilement en avançant ou reculant la barre, la lame de safran se verrouille en position basse grâce à un sandow. En cas de choc, elle remontera sans difficulté. 

La mise à l´eau est très simple et ne pose aucun problème, et c´est toujours avec un réel bonheur que nous mettons notre Pico à l´eau, grâce à sa mise à l´eau, en veillant à bien rester vent de bout. Au fait, nous lui avons trouvé un nom auquel nous sommes très attachés : Bao Xia, qui veut dire en chinois « Trésor de l´été », c´est également le prénom de notre cousine ! 

Pour la dérive sabre, il faut se lever car elle est dure à mettre et la bôme nous gêne, mais après un petit cours avec notre cousin qui nous explique comment faire, cela ira beaucoup mieux ; il nous conseille également de la rincer avant de partir, afin de retirer le sable qui pourrait la rayer. 

Une fois en mer, nous sommes d´abord un peu étonnés parce qu´il y a moins de vitesse que sur les catamarans auxquels nous étions habitués en cours, mais cette première impression passée, nous sommes ravis, et nous sommes conscients que le dériveur est la base pour bien savoir naviguer en multicoques ! Le bateau réagit très bien au vent, aux placements que nous avons à bord, et au moindre coup de barre, ce qui est nouveau pour nous ! 

La barre ne pose pas de problème, elle est agréable ; quant à la bôme, il faut juste faire attention à bien baisser sa tête lors des virements de bord ; il faut également veiller à bien remonter progressivement la dérive sabre lors des retours à la plage. Le bateau est stable et nous pardonne beaucoup d´erreurs de placement. Et le dessalage ?  

Et bien nous avons testé, bien involontairement, notre Pico est très simple à ressaler grâce à sa légèreté, cette manoeuvre n´est donc pas à redouter. Je dois avouer que nous nous amusons bien à bord, même si nous avons un peu de mal à trouver l´équilibre, il y a matière à progresser, et dans quelques années nous pourrons naviguer en solitaire sur notre embarcation. 

Ce qui est intéressant, grâce à nos bases acquises en école de voile, c´est que nous progressons bien plus en étant seuls à nous débrouiller et à chercher des solutions, qu´en groupe à suivre un moniteur dans son bateau à moteur qui nous indique les bords à suivre. Nous sommes obligés de chercher nous même le vent, de faire attention à ses variations en direction,  

de régler nos voiles en conséquence, de travailler notre touché de barre, ce qui nous vaut certaines fois des différences de point de vue..., notamment quand l´équipier indique une direction à suivre qui est face au vent et que le barreur ne comprend pas pourquoi il n´y arrive pas, ou que l´on oublie de passer le foc dans un virement de bord. Et pour cela, notre Laser Pico est très tolérant. 

Une fois de retour sur la plage, dégréer notre Pico se révèle très rapide. Nous veillons à rouler soigneusement nos voiles pour leur assurer une bonne longévité. Nous remontons notre embarcation sur le parking à bateaux pour mettre son taux de plage. En fin de saison, nous ramènerons notre embarcation sur la large galerie de voiture de notre grand-père, nous rincerons soigneusement notre matériel : bouts, écoutes, poulies,  

taquets, voiles et coque, afin de retrouver notre cher compagnon en bon état, après son hivernage, l´année prochaine, et vivre avec lui de nouvelles aventures ! 

En bref, le Laser Pico est très sympa, pas compliqué à gréer et on passe avec lui de supers moments sur l´eau ! 

Texte : Edouard (12 ans) et Constance (14 ans) Perret, 4 à 5 stages de voile chacun
Photos : Pierre Wasselin 

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