06/01/2009


Un terroir, une île et un océan de sensations, les passionnés de sport choisissent l´île d´Oléron !

Ici tout se prête au tourisme sportif. Il y a, bien sûr, les sports nautiques. Quel bonheur de profiter des plages tout en pratiquant le char à voile, le kite surf, le kayak de mer, la plongée, les sports de glisse ...

Mais il y a aussi les pistes cyclables que l´on peut parcourir à bicyclette ou en VTT, tout en découvrant le patrimoine. Profiter des paysages à vélo, à cheval, ou à pied ; se promener dans la forêt ; emprunter les chemins de randonnées ; se perdre dans les marais... rien de tel pour apprécier toute la diversité des paysages tout en entretenant sa forme ! 

Le golf 9 trous, en bord de mer (avec une vue imprenable sur le Fort Boyard), abrité par la dune, permet également de se ressourcer tout en s'adonnant à une activité physique. 

Et à ces éléments naturels vient se rajouter un complexe sportif, doté d´un équipement de haut niveau : salle multisports, de musculation, de gymnastique, d´arts martiaux, de danse et d´activités rythmiques, deux stades de foot en revêtement synthétique, un tennis couvert, quatre courts de tennis extérieurs et un boulodrome couvert. On ne peut pas rêver mieux ! Entièrement neuf et performant, ses équipements sont à la pointe de l´innovation. 

Sans parler des activités ludiques telles que les accrobranches et les terrains de paint ball ! 

Et au printemps 2009, il y aura également un complexe aquatique avec un espace aqua-récréatif composé de multiples toboggans, pataugeoires, rivière lente, rivières à bouée, pentagliss...
 

L´ensemble offre de quoi satisfaire tout le monde : du simple amateur, au passionné de sport. 

BIENVENUE DANS L´ILE D´OLÉRON ET LE BASSIN DE MARENNES 

Qu´évoque pour vous Marennes Oléron ? Les huîtres, bien sûr, celles que l´on propose dans les meilleurs restaurants. Mais peut-être autre chose parce que Marennes-Oléron, c´est bien plus que le nom d´une huître, c´est surtout le nom d´un territoire véritablement attractif constitué de la plus grande île française après la Corse (d´une superficie de 175 km²) et du bassin de Marennes, territoire où s´entremêlent le milieu terrestre et aquatique. 

Le tourisme est aujourd´hui la première activité économique du territoire. L´environnement naturel, les superbes plages, le patrimoine, la gastronomie sont des atouts majeurs qui attirent une clientèle nombreuse. Avec l´ostréiculture et la pêche, ce sont les piliers de l´économie locale. Marennes-Oléron, c´est un des lieux les plus visités de la Charente-Maritime, deuxième département touristique de France, après le Var. 

Ici, les richesses écologiques sont remarquables : l´île d´Oléron comporte 3 forêts domaniales, 90 km de côtes variées, 14 écluses à poissons, des marais , des dunes... Quant au bassin de Marennes, les zones humides y sont omniprésentes avec les marais de Brouage, de Marennes et de la Seudre et pas moins de 110 km de canaux. Les oiseaux migrateurs sont d´ailleurs nombreux à y faire une halte. 

Les richesses patrimoniales ne manquent pas non plus et sont d´une grande diversité : les citadelles style Vauban, le phare de Chassiron, les églises romanes, le Fort Boyard sont autant d´exemples d´un patrimoine riche et varié. 

Et c´est un territoire ou la gastronomie a une place toute particulière avec les huîtres, bien sûr, mais également les autres coquillages et crustacés, le poisson de la Cotinière, les produits de la terre comme le cognac, le vin de pays et le Pineau des Charentes. 

MARENNES OLÉRON : UN TOURISME DE QUALITÉ 

L´île d´Oléron et le bassin de Marennes vivent essentiellement du tourisme car tout se prête à développer ce secteur économique. Depuis quelques années, de nombreux efforts ont été entrepris pour que cette destination dégage une véritable image de qualité. 

Loisirs pour tous

Le Pays Marennes Oléron, c´est plus de 30 plages (dont plusieurs labellisées pavillon bleu d´Europe), un environnement propice pour la pratique des loisirs nautiques, un territoire à découvrir à pied, à cheval ou à vélo (moyen de transport devenu incontournable dans l´île d´Oléron) au milieu d´une nature sauvage et préservée. 

Pratiquer le sport ou la randonnée, la balade sur la plage ou le farniente : tout est possible à Marennes Oléron. Equitation, voile, glisse, baignade, golf, vélo... : le choix est vaste et varié. 

Sites de visites

De nombreux sites sont très appréciés par les familles comme le phare de Chassiron, à Saint Denis d´Oléron ; le petit train de Saint Trojan-les-Bains ou les Pôles Nature. 

Marennes Oléron, c´est également un lieu idéal pour la découverte d´un patrimoine divers qui s´articule autour des fortifications du littoral, du patrimoine religieux, des écomusées ou musées d´art et de traditions populaires, des visites de sites ostréicoles ou de pêche et d´artisanat d´art. 

Hébergements

En terme d´hébergement, l´île d´Oléron et le bassin de Marennes proposent un éventail très complet. 

Des chambres d´hôtes de charme, adaptées à une clientèle exigeante, commencent à apparaître. Parallèlement, on peut trouver des meublés de tourisme et des gîtes plus classiques. La plupart d´entre eux sont classés pour en garantir le confort. Quant aux familles : les villages vacances et les résidences de tourisme sont là pour les accueillir ainsi que les hôtels et les campings, qui offrent une gamme de prestations très complète. 

Toute l´année, le Pays Marennes-Oléron offre une multitude d´activités susceptible de satisfaire un public de tous horizons ! 

A LA DÉCOUVERTE DES VILLAGES DE MARENNES-OLERON 

Le bassin de Marennes et l'ile d'Oleron sont composes de 15 communes, toutes différentes, chacune avec leurs charmes particuliers. 

Le bassin de Marennes

St Sornin : située à l´est du bassin, elle est marquée par la présence de la tour de Broue, vestige d´un donjon du 11ème siècle. En fait, il existait à l´époque tout un ensemble fortifié qui dominait les marais de Brouage. Mais le retrait de la mer et l´envasement du site ont contraint les hommes à construire ailleurs, laissant la forteresse à l´abandon. Et même s´il ne reste à présent que des ruines, la vue panoramique (observatoire d´une faune et d´une flore riche qui vit au pied de l´édifice) est remarquable. 

St Sornin, c´est également un charmant petit village, aux belles maisons de caractère. Sur la place centrale, l´église romane St Saturnin vaut également le détour. 

Nieulle-sur-Seudre : posée au coeur des marais, cette commune est notamment marquée par l´ostréiculture. Son petit port ostréicole, le « port paradis », est d´ailleurs très typique dans le marais de la Seudre. 

Le Gua : dans ses marais on peut y observer, par endroits, des petits abris en pierre qu´on appelle saloches ou tourettes. On a longtemps pensé qu´il s´agissait de lieu pour entreposer le sel mais, en fait, ce n´était très probablement que des poulaillers. 

St Just Luzac : une curiosité sur cette commune est le Moulin des Loges. Cet ancien moulin à marée du 12ème siècle, installé au milieu d´un espace naturel d´une grande richesse écologique, est ouvert au public et propose de surprenantes démonstrations de meuneries. Il appartient au Conservatoire du Littoral et il s´agit du dernier moulin à marée de la Seudre. 

Hiers-Brouage : cette commune est constituée de deux hameaux : Hiers, un petit bourg paisible et Brouage, citadelle fortifiée. Tous deux plantés au milieu des marais où se développe un grand nombre d´espèces. 

Marennes : On ne peut pas citer cette commune sans parler de l´ostréiculture. Et s´il y a un endroit à ne pas rater c´est bien le petit port ostréicole typique de la Cayenne. Situé le long d´un chenal, on y découvre de nombreuses cabanes colorées et, tout au bout, la Cité de l´Huître. 

En plus d´être la capitale de l´ostréiculture, cette commune est pourvue d´un patrimoine architectural très intéressant. L´église St Pierre de Sales en est l´un des exemples, avec son clocher monumental, qui culmine à 85 m de haut. Il offre d´ailleurs un panorama fantastique sur l´ensemble du bassin Marennes-Oléron. 

Il y a également le Château de la Gataudière, demeure bourgeoise du 18ème siècle. Classé monument historique, il a appartenu à François Fresneau, ingénieur du roi connu pour avoir découvert l´hévéa, l´arbre à caoutchouc. Le centre ville reprend ce style architectural en pierres de taille rappelant que Marennes était une sous-préfecture. 

Bourcefranc-Le Chapus : commune réunissant deux bourg - Bourcefranc et Le Chapus. Dotée d´un charmant petit port ostréicole et du Fort Louvois, dernier ouvrage maritime commandé par Louis XIV. 

L´île d´Oléron

St Trojan-les-Bains : Célèbre pour ses villas « Belle Epoque » et sa fête du mimosa (en février), cette commune ne possède pas de vestiges architecturaux très anciens car le vieux village fut englouti par les sables au 17ème siècle. Pour enrayer ce phénomène on plantera une forêt au 19ème siècle. Elle a pour objectif de fixer les dunes et couvre aujourd´hui près de 2.000 hectares. 

Le Grand Village Plage : Dans les années 90, cette commune a engagé des travaux d´aménagement du marais pour y créer le Port des Salines, un Pôle Nature très fréquenté. On peut aussi visiter la Maison Paysanne qui permet de découvrir les coiffes et costumes d´antan et l´habitat traditionnel oléronais. 

Le Château d´Oléron : La ville doit son nom à un château féodal, construit à l´époque médiéval par les ducs d´Aquitaine et détruit par les guerres de religion. Une citadelle sera érigée en 1630 pour protéger les côtes environnantes. Sur cette commune se trouve également un charmant petit port ostréicole. 

Dolus d´Oléron : Sa côte ouest est réputée pour ses plages et ses sports nautiques, sa côte est, avec notamment le port de la Baudissière, est marquée par l´ostréiculture. La nature y a une place de choix puisque la réserve naturelle de Moëze Oléron et le pôle nature le Marais aux Oiseaux sont des sites incontournables de la commune. 

St Pierre d´Oléron : C´est la capitale économique de l´île. Elle possède l´unique port de pêche de l´île : le port de La Cotinière. C´est également à St Pierre d´Oléron que l´on trouve le musée de l´île d´Oléron. 

St Georges d´Oléron : C´est la plus grande et l´une des plus anciennes communes de l´île, comme en témoigne son église romane, construite au 11ème siècle. A noter : sa très belle façade. Cette commune possède également de jolis petits villages de pêcheurs comme, notamment, celui de Chaucre et deux ports de plaisance (Boyardville et Le Douhet). 

La Brée-les-Bains : Ce charmant petit village au dédale de ruelles sinueuses, menant à la plage et à une belle promenade littorale, a longtemps vécu du commerce du sel et du vin. On peut admirer, à marée basse, de belles écluses à poissons. 

St Denis d´Oléron : A la pointe nord de l´île, cette commune dispose d´un patrimoine important avec son église du 11ème (à la belle façade en pur style roman saintongeais), ses cabines de bain colorées (qui rappellent les premiers bains de mer) et son phare. Son port de plaisance invite à la promenade avec ses quais bordés de boutiques et de bars.
 

UNE NATURE ENVOUTANTE 

L´île d´Oléron et le bassin de Marennes forment un territoire au cadre naturel exceptionnel. Sa caractéristique principale est sans aucun doute son côté sauvage et préservé. Véritable paradis pour les oiseaux migrateurs, on y trouve plusieurs réserves naturelles où la faune et la flore sont protégées. Comme, par exemple, la réserve de Moëze Oléron qui, par ses richesses écologiques, a permis le développement d´une végétation remarquable, riche en plantes très rares en Poitou-Charentes telle que l´oeillet des sables. Lieu de halte migratoire pour de nombreuses espèces d´oiseaux d´eau : oies, bernaches, petits échassiers, c´est également un site de nidification pour les passereaux, très rares en Europe. 

Ce territoire, c´est aussi des plages nombreuses et variées, la présence d´un vaste massif forestier et une zone de marais de première importance. Autant de lieux protégés où la faune et la flore cohabitent en toute tranquillité. 

Le littoral

Marennes-Oléron s´étire sur plus de 100 km de côtes. Cette bande côtière abrite de nombreuses plages. Variées, elles ont un point commun : la qualité de leur eau de baignade. Ce n´est d´ailleurs pas un hasard si actuellement 5 pavillons bleus d´Europe ont été décernés à Oléron. En bordure de forêt ou au pied de belles dunes, elles sont idéales pour le farniente ou la pratique d´activités nautiques. Et pour ceux qui désirent s´isoler, un peu de marche suffira pour trouver la tranquillité. 

La forêt

12 % de l´île d´Oléron est couverte par des massifs forestiers. Les forêts de St Trojan, des Saumonards ou celle de Domino voient pousser des pins maritimes, des chênes verts et des genêts. De nombreux sentiers pédestres permettent aux promeneurs de parcourir, en toute sécurité, ces forêts odorantes. Et il est même possible de participer à des balades nature avec, notamment, la sortie « chasseurs d´émotions » qui permet d´observer les animaux sauvages de la forêt à la tombée
de la nuit ! 

Les marais

L´île d´Oléron et le bassin de Marennes possèdent l´une des zones humides les plus importantes de France. Les marais constituent un élément primordial du paysage car il couvre plus de 70 % du territoire de certaines communes (notamment celles de Nieulle sur Seudre et de Hiers Brouage). L´absence d´industries et un secteur ostréicole très exigeant sont deux facteurs qui favorisent la valorisation écologique du patrimoine naturel. 

o Le marais des bris
Site naturel protégé de 37 ha conquis par l´homme au XIXème siècle sur la mer, il a été acquis et aménagé par le Conseil général de la Charente-Maritime. Des visites y sont animées par un guide nature et un sentier pédestre, des parcours sportifs et des jeux pour les enfants y ont été aménagés. Ce site est protégé pour ses richesses biologiques (oiseaux et orchidées). 

o Le marais de brouage
Lieu de nidification, plus de 150 espèces le fréquentent tels que les hérons cendrés, hérons pourprés ou les aigrettes. Les cigognes blanches y nichent depuis 1978 notamment grâce à l´aide du groupe ornithologique de Brouage. Cette zone est d´ailleurs considérée comme la Capitale de la Cigogne. Tous trouvent là une nourriture abondante. Ce marais est un lieu privilégié au maintien et au développement de très nombreuses espèces et il sert de halte à d´importantes populations d´oiseaux migrateurs. 

Les pôles nature

La Charente-Maritime a créé un concept unique en France : le Pôle Nature. Il s´agit de sites naturels protégés pour lesquels se sont regroupés, autour d´une charte de qualité, le Conseil général, les collectivités, le Conservatoire du Littoral et les associations de Protection de la Nature. Ces espaces naturels offrent un accueil et des animations pour le public. 

Le Pays Marennes Oléron comprend 2 Pôles Nature :
o le marais aux oiseaux, à Dolus : il s´agit d´un parc de découverte de la faune sauvage domestique avec plus de 600 animaux représentant 60 espèces différentes.
o le port des salines, au Grand Village Plage : constitué de cabanes ostréicoles, c´est un espace où l´on peut découvrir un marais salant en activité. L´une des cabanes abrite un écomusée dans lequel on peut découvrir des expositions sur le sel et sur l´histoire oléronaise.
 

Le mimosa

Le premier mimosa, venu de la Côte d´Azur, fut planté en 1892. C´est Nicolas Martin (un jeune Savoyard) et Gertrude Testard, sa compagne Saint-trojanaise, qui, de retour d´un voyage sur la côte d´Azur, en rapportèrent à Oléron pour embellir leur jardin. Dès 1959, les habitants du village décidèrent de lui consacrer une fête (en février, lors de la floraison des fleurs de mimosa). Cette fête existe toujours actuellement et accueille chaque année plus de 10.000 personnes. 

MARENNES OLERON JOUE LA CARTE DU TOURISME DURABLE 

Le territoire de Marennes-Oléron est engagé depuis plusieurs années
dans un projet de tourisme durable. Et ça se voit ! 

Proposer une offre alternative crédible à l´usage de la voiture : c´est le crédo de l´île d´Oléron qui réalise, chaque année, de nouvelles pistes cyclables sur l´ensemble de son territoire. Après l´achèvement de 50 km de pistes reliant le nord au sud de l´île, une seconde phase intitulée « Plan Vélo II » est en cours de réalisation. Son objectif : le maillage de l´île d´Oléron par des itinéraires fonctionnels desservant les principaux lieux d´hébergement touristique et de loisirs (plages, villages, espaces de loisirs...). Soit 75 km de pistes supplémentaires ! 

Les plages, atouts majeurs de ce territoire, sont également « propres » car ici, nous garantissons la qualité d´eau de baignade. Ce n´est d´ailleurs pas un hasard si en 2007, 5 pavillons bleus ont été décernés à Oléron. Et pour renforcer cette dynamique, une « charte de protection et d´aménagement durable des plages » vient d´être mise en place. Elle prévoit une intégration paysagère des aménagements (éco-construction, revêtement au sol, respect des espaces remarquables classés, lutte contre le piétinement, protection des espaces forestiers, nettoyage adapté à la nature des plages...). L´énergie solaire va aussi être utilisée pour les postes de secours et l´eau de pluie va être récupérée pour les sanitaires. 

Pour conforter cette démarche environnementale, la protection de l´estran commence elle aussi a être prise en compte.Une association originale IODDE (Ile d´Oléron Développement Durable), spécialisée sur la pêche à pied et la gestion de l´estran, a imaginé des outils pour essayer de palier aux dégradations du littoral. Elle a notamment créé une réglette de pêche pratique et résistante indiquant les principales tailles des coquillages (mailles) à respecter. Une zone de reconquête a également été créée au nord de l´île pour permettre la régénération du milieu marin. 

Il ne faut pas oublier qu´un environnement préservé est essentiel pour garantir un tourisme durable. 

L´HUÎTRE MARENNES OLÉRON : LA PERLE DE L´ATLANTIQUE 

Historique

Les huîtres de Marennes Oléron sont réputées depuis longtemps pour leur qualité puisque les Romains les appréciaient déjà tout particulièrement. Mais l´exploitation de l´ostréiculture, telle qu´on la connaît aujourd´hui, se développe à partir de 1850. Les sauniers, souffrant de la concurrence des salines du midi, vont se tourner vers l´exploitation ostréicole et les premiers parcs vont alors apparaître. A cette époque, ce sont les huîtres plates qui peuplent le Bassin. 

La creuse fera son apparition un peu plus tard quand, en 1868, Le Morlaisien, bateau chargé d´huîtres creuses venu du Portugal, dut s´abriter dans l´embouchure de la Gironde, suite à une forte tempête. Le capitaine, M. Patoizeau fut contraint de jeter par dessus bord sa cargaison. Or, certaines huîtres survécurent et se mirent à proliférer jusqu´au bassin de Marennes-Oléron. Les plates et les creuses cohabitèrent alors pendant quelques années dans les eaux du pertuis, même si la creuse ne plaisait pas aux locaux, plus coutumiers de la plate. 

Mais en 1922, suite à une épizootie, les plates vont être décimées. Les ostréiculteurs n´ont pas d´autres choix que de cultiver les creuses. Une deuxième épizootie frappe le Bassin en 1970. Cette fois, les portugaises ne résistent pas. On fera donc appel à une huître originaire du Japon, la Crassostrea Gigas, pour sauver l´activité ostréicole. Une nouvelle génération de creuses est née, encore cultivée aujourd´hui. 

Les étapes de l´ostréiculture

L´ostréiculture se pratique entre l´île d´Oléron et le bassin de Marennes, ainsi que sur les bords de la Seudre. Cette zone possède un écosystème très particulier puisque, tout au long de l´année, l´eau douce de la Seudre et de la Charente se mêle à l´eau de mer. C´est cette particularité qui va singulariser l´ostréiculture à Marennes-Oléron. Cet écosystème va permettre de pratiquer dans les anciens marais salants une technique unique au monde, ultime étape de l´ostréiculture ici : l´affinage. 

Mais avant cela, l´huître doit d´abord passer par d´autres étapes intermédiaires. 

Au printemps, les huîtres âgées d´au moins 3 ans, se gonflent de poches d´oeufs et de laitance. Dès le mois de juillet, chaque huître pond au moins un million d´oeufs qui, une fois fécondés, vont se transformer en larves. 

A peine née, l´huître doit se fixer pour pouvoir survivre aux nombreux prédateurs. Les ostréiculteurs procèdent alors à la phase de « captage » qui consiste à poser des collecteurs dans les parcs (concessions mises à disposition des ostréiculteurs). Les huîtres s´accrochent alors à des barres de fer ou des tubes en plastique, des tuiles ou des pieux d´ardoise qui resteront en mer pendant une période de un an et demi à deux ans. 

Ensuite, vient la phase du détroquage : mission essentiellement féminine qui consiste à séparer les huîtres des collecteurs et à les détacher les unes des autres à l´aide d´un démanchoir. C´est un travail fastidieux. C´est pourquoi depuis quelques années une nouvelle technique de captage est apparu : le captage sur « coupelles », qui empêche l´amas d´huîtres et évite le détroquage classique. 

Une fois détroquées, elles sont remises en mer dans les parcs, au sol, ou placées dans des poches sur des tables. Elles y restent 2 années supplémentaires où elles se nourriront de phytoplancton. Durant cette période, l´ostréiculteur les déplace d´un parc à un autre afin qu´elles puissent grandir dans les meilleures conditions (en fonction des marées, des courants), les nettoie du limon, algue qui s´accroche dessus et autres organisme pouvant nuire à sa croissance, les aère, les secoue pour que les huîtres ne se collent pas à la poche... 

Au terme de sa croissance dans les parcs en mer, l´huître connaît alors son ultime phase de préparation. Il s´agit de l´affinage en claire, anciens marais salants au sol argileux où se mêlent eau douce et eau salée, renouvelée à chaque marée. C´est à partir de septembre, quand la température de l´eau et de l´air descend, que les ostréiculteurs mettent leurs huîtres dans ces claires, où elles séjourneront entre un à huit mois. C´est là qu´elles vont prendre le goût du terroir et obtenir leur couleur verte si particulière, grâce à la présence de la navicule bleue (algue microscopique). En l´absorbant, elle diffuse son pigment bleu sur leurs branchies jaunes. C´est ce processus naturel qui singularise Marennes-Oléron et fait de ce territoire un lieu unique où l´on cultive des huîtres au goût inégalable. 

Une fois l´affinage en claire terminé, les huîtres sont lavées à l´eau de mer et mises en dégorgeoir pendant 24 h où elles y expulsent leurs impuretés. Elles sont alors prêtes à être mises en bourriche et à être expédiées sur les différents points de vente. 

En ce qui concerne la taille : les huîtres sont classées de 0 à 5, les 0 étant les plus grosses. Pour l´affinage, toutes les huîtres du bassin de Marennes Oléron possèdent un signe officiel de qualité. 

Les sites ostréicoles

De nombreuses structures ou sites existent dans le bassin de Marennes et l'ile d'Oléron pour découvrir le milieu ostréicole :
-> Fort Royer, Site ostréicole implante sur la commune de Saint-Pierre d'Oléron, dans la réserve naturelle de Moeze-Oleron : découverte du milieu, histoire et vie de l'huitre, le métier d'ostréiculteur grâce à un circuit botanique ou à des visites de parcs,
 

-> Découverte commentée en bateau au départ du port de la Cayenne, a Marennes,
-> L'association Terres Marines regroupe plusieurs ostréiculteurs qui présentent au public leur métier (sur les parcs ou dans leur cabane),
-> La toute récente Cite de l'Huitre (elle a ouvert ses portes en 2006) propose une découverte ludique et moderne du monde ostréicole. Construites le long du chenal de la Cayenne, à Marennes, 5 cabanes ostréicoles thématiques, agencées en un espace scénographique, permettent de découvrir de façon très originale " l'aventure de l'huitre ". 

On y propose également des cours de cuisine. 

-> Enfin, on peut obtenir de nombreuses informations sur l'histoire et la culture de l'huitre dans le Fort Louvois, Le Port des Salines et le Musée de l'ile d'Oléron. 

LE PORT DE LA COTINIERE, 1er PORT DE PÊCHE DE LA CHARENTE-MARITIME 

Le Port de La Cotinière est composé d´une flottille d´une centaine de bateaux, employant 320 marins. Situé sur la commune de Saint-Pierre d´Oléron, c´est le 1er port de pêche charentais. La mise en place de démarches qualité et sa spécialisation dans la capture d´espèces noble expliquent ce très bon résultat. La fraîcheur des produits et une meilleure productivité lui ont donné sa notoriété et lui a permis d´occuper la 9ème place au niveau national. 

C´est un port de pêche artisanal qui a su se moderniser avec une criée informatisée et un élévateur à bateaux, entre autres aménagements. 

Jusqu´à la fin des années 50, La Cotinière se spécialise dans la pêche à la sardine. Puis, est venu le temps de la crevette (il est resté pendant longtemps le 1er port crevettier de France). Maintenant, la pêche est plus diversifiée pour que le port ne soit pas dépendant d´une seule espèce. 

La 1ère espèce du port est la sole, produit noble. La langoustine, de haute renommée et de fine saveur, en a fait, quant à elle, sa réputation. Très recherchés par les connaisseurs, les céteaux, poissons plats à chair fine et blanche, sont sa spécialité. C´est d´ailleurs le premier port de débarquement de céteaux en France. Les encornets ou le bar de ligne sont autant d´espèces actuellement pêchées par les marins de La Cotinière. 

La criée

Depuis 1986, elle est informatisée et voit passer chaque année près de 5.000 tonnes de marchandises. 90 espèces sont représentées et chaque jour, sauf les samedis, dimanches et jours fériés, de nombreux mareyeurs achètent des lots qui sont déjà constitués. Leurs données sont rentrées dans le système informatique et la vente peut avoir lieu. 

Les acheteurs ont au préalable pris connaissance des arrivées de la journée pour pouvoir anticiper leurs achats. 

LES ECLUSES : UN ASTUCIEUX PIÈGE A POISSONS 

De gigantesques pièges à poissons ont été imaginés par nos ancêtres et les traditions liées à cette activité se perpétuent encore de nos jours. 

Utilisés depuis des siècles (elles existent probablement depuis le Moyen Âge), les écluses, situées sur l´estran rocheux, sont en forme de fer à cheval. A une époque où la population vivait en autarcie, elles étaient un bon moyen pour alimenter toute la famille en poissons frais. Une part dans une bonne écluse était recherchée et valait une à deux vaches. C´est une concession maritime attribuée par l´administration des Affaires maritimes à un groupe de co-détenteurs, lesquels désignent entre eux un responsable : le chef d´écluse. 

L´intérieur de l´écluse est organisé pour attirer le poisson pendant la marée haute (entassement de pierres sur des algues). L´eau de mer recouvre l´écluse et les poissons s´en approchent. La technique de pêche consiste alors à laisser s´échapper l´eau de mer, au moment de la marée descendante, tout en maintenant captif à l´intérieur de l´écluse le poisson piégé entre ses murs. 

Ces écluses sont très fragiles : construites à partir de pierres sèches, sans mortier, les murs sont cimentés de façon naturelle par les coquillages ou les algues et leur entretien est permanent. Il faut méticuleusement assembler les pierres les unes aux autres pour les maintenir entre elles. Des petites réparations sont effectuées après chaque marée, une brèche pouvant s´agrandir considérablement à la marée suivante. 

Autrefois, on trouvait des écluses autour des côtes rocheuses de l´île. On en dénombrait plus de 200 à la fin du 19ème siècle. A présent, il en existe encore 15 en activité. 

LA MER, LA TERRE ET TOUTE UNE GAMME DE PRODUITS A DÉGUSTER 

La saliculture

Au Moyen Age, les salines étaient nombreuses à Marennes-Oléron et le sel local avait une renommée internationale puisque plusieurs pays d´Europe du Nord venaient s´approvisionner sur nos côtes. C´est d´ailleurs pour cette raison que le port de commerce de Brouage a été édifié. 

Mais, dans la deuxième moitié du 19ème siècle, la concurrence avec les salines du Midi et des mines de sel obligent les sauniers à se reconvertir. Presque tous les marais salants seront abandonnés. Heureusement, une autre activité va voir le jour : l´ostréiculture. Les marais salants seront alors utilisés en claires d´affinage. 

De nos jours, on trouve encore 4 sauniers en activités, 4 passionnés qui travaillent de façon artisanale. 

o Les salines
-> Le Carre Sale, situées sur la commune de St Pierre dfOleron au marais des " Barbotinnes ", entre Arceau et l'Eguille. Sel gris, sel fin, fleur de sel, sels aromatises. Vente sur le marais.
-> Le Grain de Sel, situées sur la commune de La Brée les Bains. En saison : des visites des marais salants et des explications sur le travail d'un saunier,
-> Le port des Salines, situées sur la commune de Le Grand Village Plage : découverte d'un marais salants, vente de produits locaux,
-> Les salines de Brouage, situées au pied de la citadelle, ancien port a sel. Ces salines sont cultivées par une femme saunierc 

La viticulture

Apparue dès la fin du IIIème siècle, la viticulture devient, au Moyen Age, l´activité prédominante. 

Au XIIème siècle, le mariage d´Aliénor d´Aquitaine et de Henri Plantagenêt permet de développer le commerce du vin avec l´Angleterre. Et pour réglementer ce commerce Aliénor promulgue, en 1190, les Rôles d´Oléron. En fait, il s´agira des premières règles du droit maritime, qui seront appliquées sur toutes les côtes d´Europe, de la Méditerranée à la Baltique jusqu´en 1681. Ces Rôles ont donné naissance au droit maritime moderne. 

Les premières distillations datent du XVème siècle, mais il faudra attendre le début du XVIIIème siècle pour qu´elles se fassent en grande quantité. 

Mais, à la fin du XIXème, le phylloxéra, maladie jusqu´alors inconnue, va s´attaquer aux plants de vignes et se propager sur l´ensemble du territoire. Presque toutes les vignes sont décimées, seules celles plantées en terrains sablonneux résistent. La plupart des grands domaines sont dans l´obligation de vendre leurs terres, qui seront essentiellement rachetées par d´anciens ouvriers. Les grandes propriétés se morcellent et les surfaces cultivées se réduisent progressivement. 

En 1906 le vignoble oléronais couvrait près de 4.000 hectares. Il n´en reste plus que 700 aujourd´hui, la plupart dans le nord de l´île où la nature du sol y est plus propice. A partir de 1920, ces petits producteurs se regroupent autour d´une coopérative, pour faciliter la commercialisation de leurs produits. 

Aujourd´hui, les viticulteurs se sont engagés dans une véritable démarche qualité. Et si par le passé le vin n´avait pas une très bonne réputation, à la différence du pineau et du Cognac, cela a bien changé. On trouve actuellement de très bons vins de pays qui ont obtenu l´appellation Vin de Pays Charentais - Ile d´Oléron depuis 1999. 

Visite de chais et d'établissements viticoles :

¨ VitiOleron (cave des vignerons réunis), commune de St Georges d'Oleron
¨ Guy Videau, commune de St Pierre d'Oleron
¨ Tardet-Pradere, commune de St Pierre d'Oléron
¨ Favre et Fils, commune de St Pierre d'Oléron
¨ Le Chai de la Grand'Cote, commune de St Pierre d'Oléron 

L´association Marennes Oléron Produits Saveurs

Créée en 2003, l'association « Marennes Oléron Produits Saveurs » regroupe les principales productions primaires du Pays Marennes-Oléron : maraîchers, pêcheurs, viticulteurs, ostréiculteurs, mythiliculteurs, sauniers... 

Ces professionnels se sont associés afin de valoriser les produits du pays. Cette démarche passe par la garantie de l'authenticité des produits dans le respect des principes de qualité, d'identification, de transparence et de traçabilité. Ces producteurs s'engagent sur l'origine des produits, issus exclusivement du territoire et sur leur qualité : respect du cahier des charges spécifiques à chaque production. 

Soutenue par le port de La Cotinière, la section Régionale conchylicole, le Syndicat des producteurs de vins de Pays charentais de l'île d'Oléron et la chambre d'agriculture, M.O.P.S. compte se développer et attirer de nouveaux adhérents. 

PLAISIRS NAUTIQUES 

Site exceptionnel pour la baignade et la pratique des sports nautiques, le Pays Marennes - Oléron est doté d´un espace balnéaire riche et varié. Toute une gamme d´activités s´offrent aux passionnés de la mer : voile, planche à voile, surf, char à voile, kayak.... 

A la recherche de sensations fortes (vitesse ou glisse) ou de détente et de découverte les différents clubs (associatifs ou privés) sont là pour répondre à toutes les demandes. 

De nombreuses écoles de voiles jalonnent les plages de l´île d´Oléron et du bassin de Marennes. De l´initiation au perfectionnement, plusieurs activités sont proposées sur des bateaux variés : catamaran, dériveur, planche à voile ou habitables. 

Certaines de ces écoles ont le label Ecoles Françaises de Voile- EFV 

Les écoles françaises de voile

Délivré et vérifié tous les ans ce label garantit un accueil et un enseignement pédagogique de qualité, une évaluation du niveau sportif et un dispositif de sécurité approprie. 

Il y a 5 EFV en Pays Marennes-Oléron :
-> Centre nautique et de plein air, à Bourcefranc,
-> Wind Oleron Club, a Dolus d'Oleron,
-> Yacht Club de l'Ocean, à Saint Denis,
-> Centre sportif départemental, à Boyardville,
-> Club nautique du Coureau d'Oleron, à Saint-Trojan-les-Bains 

Ces écoles proposent des cours particuliers ou des stages collectifs ainsi que des séances pour les enfants en colonies de vacances sur différents types de bateaux. Elles organisent aussi des croisières en habitables avec des skippeurs diplômés d´Etat, des raids en catamarans ou des régates. 

Les écoles françaises de surf

Ces structures labellisées par la Fédération Française de Surf proposent la découverte des discipline du surf en toute sécurité ; un enseignement convivial et de qualité ; un matériel adapté au niveau des élèves ; un encadrement assuré par des moniteurs diplômés ; une sensibilisation à la protection de l´environnement. 

Il y a 3 EFS en Pays Marennes Oléron :
-> Castel Surf Club, à Saint-Pierre d'Oleron
-> Diabolo Fun, à Saint-Denis d'Oleron
-> Kabanasurf, Le Grand Village 

Les ports

Les plaisanciers confirmés accosteront dans l´un des 3 ports (du Douhet, de Boyardville, de Saint-Denis) qu´offre l´île d´Oléron ou dans les points de mouillage pittoresques tandis que les adeptes du farniente pourront louer un vieux gréement ou un catamaran avec skippeur. 

La plongée sous-marine

La plongée sous-marine est aussi un sport accessible à tous puisque plusieurs clubs proposent des baptêmes ou des plongées d´exploration au large de la côte ouest de l´île d´Oléron. Les clubs disposent d´encadrements brevetés. 

Les promenades en mer

Les amateurs de promenades en mer pourront aussi faire le tour de Fort Boyard (au départ de Boyardville, St Denis ou Bourcefranc) ou voguer d´île en île grâce aux croisières organisées à bord de bateaux à moteurs. 

LOISIRS ET BIEN ÊTRE 

Dans un cadre privilégié, entre mer et forêt, nos structures touristiques offrent aux visiteurs les richesses de l´environnement alliées à la détente. 

Le Petit Train de Saint-Trojan

En service depuis 40 ans, c´est l´unique chemin de fer touristique de l´Ile d´Oléron. Le matériel est historique (la locomotive à vapeur est de 1916) et le parcours magique. Ce petit train amène le voyageur depuis le village sur la plage sauvage du Pertuis de Maumusson, inaccessible en voiture, à travers 6 km de pinèdes. 

En service juillet et août et pendant les vacances scolaires. Un auteur-conteur de la mer anime, en saison, des veillées contes d´une durée de 2 h, au pied des dunes. 

Les pistes cyclables

Doté d´un réseau de plusieurs dizaines de km, le Pays Marennes Oléron est le paradis des amateurs de bicyclette. A travers marais et forêt, ou en bord de mer, ces pistes permettent d´apprécier toute la diversité des paysages. Des aires de piques niques sont aménagées pour le plus grand confort du visiteur. Quel bon moyen d´allier plaisir et découverte ! 

Les centres équestres

Initiation, perfectionnement ou promenades de haut niveau peuvent se pratiquer au milieu d´une faune et d´une flore préservées. Toute une gamme d´activités liées à l´équitation est proposée dans les 13 centres équestres de notre territoire. 

Le golf d´Oléron

Face au Fort Boyard et à l´île d´Aix, le long des dunes de la côte Est, ce golf homologué de neuf trous, situé au bord de l´Océan, est parfaitement entretenu. Posé tout contre le site naturel ostréicole de Fort Royer, c´est un lieu particulièrement agréable, comprenant différents parcours de type « links ». 

Il propose un practice de 25 places, deux putting green, un pro shop, la location de matériel (chariot, club, casier) pour les adultes et les enfants ainsi que des voiturettes, des cours particuliers et des stages. 

Géré par la municipalité de St Pierre d´Oléron, ses tarifs sont attractifs et permettent aux insulaires de se convertir à ce sport. 

Des aménagements réguliers améliorent chaque fois un peu plus le site. Ainsi, le club house a récemment été rénové. 

Le centre de thalassothérapie

Centre de soins et de détente tourné vers la mer, le Centre de Thalassothérapie est situé sur l´une des plus belles plages d´Oléron : la plage de Gatseau, à Saint-Trojan-les-Bains. 

Il a été totalement rénové et peut désormais accueillir jusqu´à 140 curistes. De nouveaux soins sont proposés comme le watermass (un palper-rouler avec de l´eau de mer), l´aquaform (8 appareils immergés seront utilisés sous forme de soins, dirigés par des professionnels et également à disposition du public), la massothermie (extension du dos) ou bien encore le gommage à l´eau de mer. Sans parler de l´apparition de produits « duo » où les clients peuvent profiter des bienfaits de la thalasso en couple ! 

Et pour l´hébergement, le Novotel ***, directement relié à l´institut, dispose à présent de 109 chambres spacieuses et rénovées, toutes climatisées, offrant une vue sur l´océan ou sur la forêt de pins. Chaque chambre est équipée d´une télévision à écran plat. 

UN PATRIMOINE MARITIME RICHE 

Le patrimoine de l´île d´Oléron et du bassin de Marennes est marqué par son passé maritime. Citadelles, forts, phare : tout ici est lié à la mer, source de vie, mais également de dangers. Le Phare de Chassiron protège le marin de la côte et de ses multiples récifs tandis que les forteresses, en forme d´étoile ou de fer à cheval, empêchent les ennemis d´envahir ce territoire convoité avec les Citadelles de Brouage et du Château d´Oléron ou le Fort Louvois, situé à Bourcefranc. Et, bien entendu, le Fort Boyard ! 

A l´assaut du Fort Boyard !

Réalisé sous Napoléon entre 1801 et 1859, il était destiné à protéger l´embouchure de la Charente et la corderie royale de Rochefort des navires anglais. Depuis quelques années, il sert de lieu de tournage pour réaliser la célèbre émission qui porte son nom. Emprunt de mystère (car on ne peut pas le visiter), il est synonyme d´aventures extraordinaires. 

Situé au large de l´île d´Oléron, des promenades en mer autour du fort sont organisées d´avril à septembre depuis le port de Boyardville ou de Bourcefranc. Les départs sont quasiquotidiens, selon les marées. 

Le Fort Louvois, à Bourcefranc-Le Chapus

En 1690, le marquis de Louvois, ministre de la guerre sous Louis XIV, ordonne la construction d´un fort de forme ovale sur le rocher nommé « Le Chapus ». Faisant face à la citadelle du Château, il permettait de croiser les tirs de canons et de verrouiller l´accès sud à la rade de Rochefort, protégeant ainsi son arsenal. A la mort de Louvois, c´est Vauban qui reprendra le projet et le reverra à la baisse. Seule la moitié de l´ovale est réalisée, donnant cette forme de fer à cheval. Classé Monument Historique en 1929, il ouvre ses portes au public en 1972. 

La Citadelle de Brouage

C´est au commerce du sel que la ville doit sa construction. Jacques de Pons, seigneur des lieux, décide en 1555 d´ériger la future ville. Dès sa création, cette ville de commerce nommée Jacopolis (le nom de Brouage s´imposera quelques années plus tard) est un véritable comptoir où marchands et armateurs effectuent leurs transactions. Chaque été, d´énormes flottes chargées de sel partent pour les Pays Bas, les îles britanniques, l´Allemagne et les autres pays riverains de la Baltique. 

Sous la pression des guerres de religion, la ville s´entoure de ses premiers remparts à la fin de 1569. 

Le but est de contrer La Rochelle, la protestante. Brouage deviendra d´ailleurs « ville royale » en 1578. 

En 1627, Richelieu envoi à Brouage l´ingénieur Pierre d´Argencourt afin de renforcer les fortifications et de créer de nouveaux remparts. Plusieurs bâtiments, comme la halle aux vivres et l´arsenal, sont également construits. 

En 1570, un certain Samuel Champlain voit le jour à Brouage. Fondateur de Québec, on le surnomme aujourd´hui le père de la Nouvelle France. 

C´est au début du 17ème siècle que Brouage est a son apogée. Le commerce du sel enrichit la ville et l´activité militaire y est très importante. Mais dès la deuxième moitié du siècle, la ville commence à vivre une longue période de décadence. Elle sera abandonnée par les militaires vers 1885 et, petit à petit, par les civils, car le commerce du sel n´est plus rentable. Peu à peu, les marais prennent le dessus, la ville s´envase et périclite. 

Il faudra attendre 1989 pour que Brouage sorte de son sommeil. La ville obtient alors le label Grand Site national, et le Conseil Général décide d´en faire un haut lieu du tourisme. Les remparts et de nombreux édifices vont progressivement être rénovés. 

Aujourd´hui, on peut y découvrir d´élégants bâtiments comme la Halle aux Vivres, la glacière ou encore la poudrière St Luc. C´est également un lieu qui permet d´aller à la rencontre de nombreux artisans d´art, installés dans l´enceinte de la ville. 

La Citadelle du Château d´Oléron

La ville du Château d´Oléron doit son nom à un ancien château des ducs d´Aquitaine, édifié au 11ème siècle et détruit par les guerres de religion. 

Par un ordre de Richelieu, Pierre d´Argencourt décide d´édifier une citadelle sur les ruines de l´ancien château. Commencée sous le règne de Louis XIII, en 1630, elle doit permettre d´éviter l´occupation anglaise et assurer la possession de l´Ile à la France. Elle sera renforcée sous Louis XIV, par Vauban, afin de protéger l´embouchure de la Charente et l´arsenal de Rochefort. Au 18ème siècle, pendant la Révolution, elle servira de lieu de détention. 

Le 17 avril 1945, la citadelle est bombardée inutilement par l´aviation française. 

En 1988, la restauration des bâtiments commence. Le chemin des remparts, long de plus de 3 Km, fait le tour de la ville en longeant le mur d´enceinte. 

Le Phare de Chassiron

Situé à l´extrémité Nord de l´île, il a été mis en service le 1er décembre 1836. C´est d´ailleurs le plus ancien phare du département en activité. 

Dès le 17ème siècle le trafic est devenu tel dans le pertuis d´Antioche qu´il est nécessaire de baliser la côte. Une première tour, haute de 27 m, est construite en 1685, sur ordre de Colbert. En 1836, apparaît un nouveau phare construit à 100 m de l´ancien, qui est démoli. A l´origine, il était entièrement blanc. Mais en 1926 on décide de lui rajouter 3 bandes noires pour le distinguer du phare des Baleines de l´île de Ré. 

Actuellement, la rotation du phare est assurée par une machine à contrepoids, remontée par l´intermédiaire d´un moteur électrique. 

AU DÉTOUR D´UN VILLAGE 

Jusqu'à la première guerre mondiale, on compte 3 types de bâtis : la maison paysanne, la maison basse ou de pêcheur et la maison de maître. Leurs caractéristiques sont liées au métier et à la richesse du propriétaire. 

La maison paysanne

L'activité principale des Oléronais étant rurale, la maison paysanne est la plus répandue. Fonctionnelle, elle se démarque par un escalier extérieur permettant d'accéder à l'unique étage. Cet étage sert de grenier de stockage des récoltes et assure également l'isolement thermique du rez-de-chaussée, réservé à la famille. 

Depuis 1981, le musée de la maison paysanne au Grand-Village retrace tout cet environnement, complété du musée de la Coiffe & du Costume (ouvert en 1989). 

La maison de pêcheur

Elle est basse et parfois enterrée d'une ou deux marches. Les murs étaient blanchis à chaque printemps d'un mélange de sable et de chaux afin de la protéger de la pluie et du gel. Certaines d'entre elles ont toujours une couche de "coaltar" noir (matière rendant étanches les bateaux) au bas de leurs murs. Le reste de peinture des bateaux servait également pour les portes et fenêtres. 

Le petit village de Chaucre, sur la commune de Saint-Georges, est l'un des meilleurs exemples de village de pêcheurs. 

Ces deux types de maisons traditionnelles forment des volumes simples s'adaptant aux conditions climatiques, c'est à dire très peu d'ouvertures à cause de la forte luminosité et des toits à faible pente (en tuiles « tiges de botte ») grâce à une pluviosité peu abondante. 

De plus, la forte exposition au vent est à l'origine de ces maisons basses et de ces rues étroites. Elles se regroupent en une multitude de petits cantons et "querreux": petites places communautaires propres au milieu agricole. Ces places bénéficient en général d'un puits (unique point d'eau douce) et parfois d'un four collectifs. 

Les conditions de vie modestes font qu'avant 1914, la matière première utilisée pour toutes les constructions était locale. Les Oléronnais utilisaient donc des moellons de calcaire provenant des carrières et côtes les plus proches. 

Avant le 20ème siècle les bois et forêts étaient rares sur Oléron. Les mâts de navires échoués pouvaient ainsi servir comme charpente pour les maisons. 

Ces maisons sont visibles aujourd'hui dans des villages tels que Petit Village, Trillou, La Bordelinière, Le Colombier, La chefmalière, La Gibertière, Les Boulassiers, La Gautrie et Chassiron. 

La maison de maître

A l'origine, ces maisons faisaient partie d'un ensemble de bâtiments à vocation viticole, d'anciennes distilleries auxquelles venaient se greffer les chais, les granges... Ce sont des maisons plus intimistes traversées par un corridor, un bel escalier mène à l'étage, découpé en chambres. Généralement en ardoises, les toits sont plus pentus. De plus, contrairement aux autres maisons, elles profitent de plusieurs petites cours individuelles et d'un jardin fleuri. 

Les chais

Sortes de celliers construits près de l'habitation et avec les mêmes matériaux. Ils servent à stocker les récoltes de raisins et à mettre en fût le vin. 

Les moulins

En 1686, ils étaient 56 et se sont développés jusqu'au 19ème. A cette époque l'énergie éolienne était la plus répandue, on en comptait alors près de 120. 

Aujourd'hui quelques uns subsistent encore et on les repère facilement : le moulin de la Parée, de la Côte (au Château), des Menounières (à St-Denis), de la Brée (de style anglais et qui est aussi l'un des plus anciens)... 

L'architecture balnéaire

La villa balnéaire se développe dès la fin du 19ème grâce à la qualité du climat, on la trouve principalement sur la commune de Saint-Trojan. 

Sur le front de mer de Saint-Trojan, 2 villas classées témoignent de cette époque : Sémiramis et L'Hermitage. On les repère facilement grâce à leurs toits pointus très débordants et leurs décors de briques autour des fenêtres et des angles. 

L´architecture balnéaire disparaîtra peu à peu après 1936, avec les 1ers congés payés, pour céder sa place à la maison de vacance moderne dès 1950. 

Les cabines de bains. La mode des bains de mer apparaît à la seconde moitié du 19ème, de nombreuses publications vantent les bienfaits de l´immersion dans l´eau de mer. Ainsi, chacun était invité à se changer dans ces cabines, les plus riches ayant la possibilité de le faire à flot (munies de roues et traînées par des chevaux, ou grâce à des porteurs, certains pouvaient se changer directement au dessus des vagues). 

Ainsi, quelques cabines en bois existent encore et font le charme des plages de La Boirie à Saint-Denis et de La Brée. 

APPRENDRE EN S´AMUSANT 

Le musée de l´île d´Oléron

Ce musée a été totalement revu pour permettre aux visiteurs de découvrir l´histoire de l´île d´Oléron et son évolution jusqu´à aujourd´hui d´une manière plus dynamique, grâce aux ambiances sonores, aux films, aux technologies interactives... 

Dans le musée :
- la diffusion de 3 films, dont un datant de 1907 sur l´ostréiculture
- des témoignages sonores d´anciens oléronais
- une maquette tactile d´un marais salant
- un espace cartographique interactif
- des parcours de visite pour les enfants 

Et il est entièrement accessible aux personnes handicapées. 

Deux petits tours et puis ça monte...

Les visiteurs "du bout du monde" (nom donné par les autochtones à cet endroit), peuvent découvrir une exposition ludique et vivante dans l´espace muséographique aménagé dans la rotonde du phare de Chassiron, à St Denis d´Oléron. 

On y propose une visite originale dont le double parcours retrace l'histoire de Lucien, dit "Reste à terre". Ce jeune naufragé raconte son histoire, illustrée au moyen d'objets authentiques, de maquettes explicatives, d'images filmées, de témoignages.... On découvre également la vie des hommes de la côte, véritables "paysans de la mer". 

Ensuite, pourquoi ne pas se lancer à l'ascension des 224 marches de ce phare haut de 46 mètres ? Du sommet, s'offre un panorama sur terres et mer : les îles de Ré, d'Aix et d'Oléron, le Fort Boyard, les écluses à poissons et les nouveaux jardins du phare, représentant la rose des vents. Une flânerie s'y imposera après être redescendus pour découvrir que ces jardins évoquent également la géologie, la vigne, le potager, la signalisation maritime et les différents visages d'Eole. 

TOURISME & HANDICAP 

Le Pays Marennes Oléron est depuis de nombreuses années sensibilisé aux problèmes que rencontrent les personnes handicapées désirant partir en vacances. 

Aussi, de nombreuses structures (hébergements, musées...) se sont adaptées et des équipements ont été mis en place pour pratiquer des loisirs tels que la baignade, le sport, la découverte... Le tout dans un cadre vivifiant et propice à des vacances agréables. 

Plaisirs d´eau salée

Chaque été, des tiralos ou fauteuils amphibie et un hippocampe sont mis à disposition gratuitement et permettent aux personnes handicapées (accompagnées) de profiter des joies et des bienfaits de l´eau de mer en toute sécurité. 

Des accès améliorés chaque année

Plusieurs plages disposent d´accès en caillebotis, à travers les dunes, afin d´améliorer l´acheminement au sable dur : espace de liberté. 

Une brochure adaptée

Afin d´informer au mieux les personnes à mobilité réduite, la Maison du Tourisme, en partenariat avec la chambre de commerce de La Rochelle, a réalisé une brochure regroupant l´ensemble des prestations leur étant destinées. 

On y retrouve les itinéraires adaptés, les équipements de plage, les sites de visites accessibles à tous, les différents hébergements labellisés « tourisme et handicap ». 

Site : http://www.ile-oleron-marennes.com 

Donnez une note :

1 commentaire

09/01/2013 16:19 - aymeric17 a dit :

Bravo

superbe article, très complet, bien écrit et instructif. Attention toutefois, à Marennes, la Cité de l'Huître n'est pas "tout au bout" du chenal de la Cayenne mais au début, et le petit train vous emmène tout au bout, au port.

Votre commentaire
Tous les commentaires sont modérés avant publication, afin de garder toute objectivité, les publicités cachées ou contre publicités sont interdites, et leurs auteurs seront black-listés.

Voir toutes les news

Follow us on socials networks

facebook twitter dailymotion google

Abonnez-vous aux flux RSS

Suivez l’actualité de tous nos magazines en vous abonnant à notre flux RSS ou en vous inscrivant à notre newsletter que vous recevrez par email.

S'abonner à un flux RSS

S'abonner à une newsletter