09/06/2008


Raid aux Seychelles

Les Seychelles, la perle de l'Océan Indien !

Qui n'a jamais rêvé d'aller aux Seychelles ? 

Vous rêvez de nature, de dépaysement total, de petites criques ou anses accessibles uniquement par la mer en cata de sport, de paysages carte postale avec la plage de sable blanc, l'eau turquoise et les cocotiers inclinés vers la mer, des baignades où l'on se retrouve plongé dans le film "Nemo" de Walt Disney ? Alors le safari qu'Hobie cat Aventures propose aux Seychelles est pour vous !
 

Les Seychelles, officiellement république des Seychelles, sont situées dans l'ouest de l'océan Indien, juste en dessous de l´équateur, au nord-est de Madagascar et forment un archipel de 115 îles et îlots d'une superficie totale de 453 km². Victoria, sur l'île de Mahé, est la capitale, la principale ville et le plus grand port du pays. Elles sont considérées comme un des paradis du globe. 

Mieux comprendre les Seychelles 

Pour bien comprendre les Seychelles, l'archipel est composé de deux groupes distincts d'îles : le groupe Mahé dans le Nord, et des îles coralliennes à basse altitude qui s'étendent vers le sud. Les 40 îles du groupe Mahé, composées de roches granitiques, sont assez vallonnées, avec des altitudes allant jusqu'à 900 m. Toutes les principales îles du pays appartiennent à ce groupe : elles comprennent l'île de Mahé (la plus grande), Praslin, Silhouette et la Digue.  

Les autres îles coralliennes, pour la plupart inhabitées, sont dans une large mesure dépourvues de ressource en eau. La population des Seychelles était estimée, en 1995, à 70.000 habitants, dont environ 90 % résident sur l'île principale qu'est Mahé. La plupart des Seychellois sont d'origine métissée française et africaine, mais l'on trouve aussi des minorités indienne et chinoise. Le Créole, l'anglais et le français sont les trois langues officielles pratiquées. Environ 90 % de la population est catholique.
 

Le tourisme, l'agriculture et la pêche sont les principales activités économiques. Le commerce est dominé par l'importation et la revente de pétrole ; parmi les exportations figurent le poisson, le coprah et la cannelle. Divers fruits sont cultivés pour la consommation nationale, mais l'aliment de base, le riz, doit toutefois être importé. Depuis l'achèvement de l'aéroport international de Victoria en 1971, le tourisme s'est rapidement développé, pour représenter plus de 60 %  

des recettes en devises et la moitié du produit intérieur brut. L'économie du pays reste cependant fragile, en raison d'un important déficit commercial. L'unité monétaire est la roupie seychelloise. 1 roupie vaut 1,2 franc français, ou 1 EUR vaut 0,13 roupie. On trouve de nombreux distributeurs partout sur les îles habitées et on change de l´argent à peu près partout, les devises sont très facilement acceptées. 

L'histoire des Seychelles est très récente, probablement connues par les Arabes dès le IXe siècle apr. J.-C., les Seychelles, alors inhabitées, furent visitées par les Portugais en 1505. Les Français annexèrent l'archipel en 1756 et le placèrent sous l'administration de l'île de France, l'actuelle île Maurice. La colonisation française se développa, accompagnée par l'introduction d'esclaves africains.  

Les îles furent annexées par les Britanniques en 1804 et administrées par l'île Maurice jusqu'en 1903, où elles devinrent une colonie britannique séparée. Les années 1960 virent la naissance de partis politiques locaux, dont les principaux étaient le Parti démocrate centre droite des Seychelles, dirigé par James Mancham, et le Parti socialiste d'unité populaire des Seychelles, dirigé par France-Albert René. Leur agitation fit naître une nouvelle Constitution en 1967, et, trois ans plus tard, une forme de gouvernement ministérielle fut instaurée.  

L'union des deux partis, par ailleurs antagonistes, en faveur de l'indépendance, permit aux Seychelles d'accéder à l'autonomie interne en 1975, puis à l'indépendance complète le 29 juin 1976, avec James Mancham pour président et Albert René comme Premier ministre. Un an plus tard, le 5 juin 1977, profitant d'un déplacement de Mancham à l'étranger, les partisans de France-Albert René organisèrent un coup d'État et ce dernier fut placé à la tête du pays.  

Favorable à une ouverture aux pays socialistes, il instaura, en 1978, un régime de parti unique et introduisit l'année suivante une nouvelle constitution. Une tentative de putsch visant à faire revenir James Mancham au pouvoir échoua en 1981, et une mutinerie militaire fut étouffée en 1982. Plusieurs autres tentatives de coup d'État furent réprimées à la fin des années 1980, alors que l'île poursuivait sa spectaculaire ouverture au tourisme. L'année 1991 vit l'adoption du multipartisme et des élections furent organisées le 23 juillet 1993. France-Albert René fut alors réélu à la tête de l'État et du gouvernement. 

Bien visiter les Seychelles 

La meilleure façon pour les amoureux de la nature de visiter les Seychelles est probablement le safari proposé par Hobie cat Aventures. Il permet de voguer de bivouac en bivouac sur des Hobie cat 16 et Pacific en profitant pleinement des sites visités, sans contrainte d´horaires (hormis la météo). Au matin, après un solide petit-déjeuner préparé par le guide, la première partie de la journée est consacrée au ralliement vers le bivouac suivant. Navigation itinérante au gré des criques, îlots ou particularités à voir. Un arrêt intermédiaire pour déjeuner ou se baigner ou une navigation sans arrêt en fonction de la météo.
 

Arrivés sur le bivouac ; les participants peuvent, soit continuer à naviguer devant le site sur une zone définie par le guide, soit profiter des atouts du bivouac (snorkling, visite de village, réserve,...). 

Le safari Hobie cat Aventures 

Le safari s´élance de Praslin (deuxième île des Seychelles) et se poursuit sur de nombreuses îles peu ou pas habitées, placées autour de Praslin. Baie St Anne, qui est le seul port de Praslin, est le point de départ de notre aventure. Après la prise de possession des Hobie cat 16, moyen d'exploration extraordinaire, cap vers la sortie de la baie. Nous laissons à bâbord les récifs de coraux qui sont à fleur d'eau et provoquent des déferlantes, pour virer les roches Boquet et mettre le cap sur la pointe Jacques de l'île la Digue.  

Tranquillement, nous voyons s'éloigner l'île Ronde qui fait la sentinelle à l'entrée de la baie Sainte Anne, îlot rocheux en forme de cône recouvert d'une végétation luxuriante, avec quelques habitations. Deux choses me surprennent immédiatement : la première, faire du catamaran en tee-shirt et short sans craindre les vagues, paradoxalement on recherche les vagues ou l'ombre de la voile pour se rafraîchir, un luxe surprenant ! La seconde, les habitations sont invisibles sur les îles, elles sont parfaitement intégrées à la végétation et ne viennent pas défigurer ce paradis,  

Éric, notre guide avec qui je partage le catamaran, m'explique : "le Gouvernement Seychellois veille à ce que certaines règles soient respectées, les habitations doivent parfaitement se fondre avec la végétation et ne doivent pas dépasser le plus haut cocotier avoisinant". Ce gouvernement à mille fois raisons et cela nous change de certaines de nos côtes européennes totalement défigurées. 

Ce qui est astucieux avec ce safari, c'est que le programme de navigation peut être modifié à tout moment en fonction des conditions météorologiques et, dans notre cas, nous n'avons pas beaucoup de vent. Nous allons donc longer l'île la Digue qui protège la Baie St Anne des coups de vent d'est pour revenir dans la baie en contournant l'île Ronde et le récif, et nous poser sur une plage de sable fin (comme toutes les plages des Seychelles), afin de préparer notre premier bivouac. 

Échouage de notre HC 16 sur la plage de l'anse Marine, nous sommes dans la baie de Saint Anne, au loin nous devinons le port de Praslin qui était notre point de départ. Masque, palmes et tuba et c'est parti pour une heure de baignade. Après avoir averti Éric de mon intention, je vais palmer jusqu'au récif que nous avons longé à notre départ. Cela fait une belle distance mais avec les palmes c'est vite réglé.  

Dans l'eau, c'est le bonheur, elle est turquoise et sa température doit être supérieure à 27°. Sous l'eau, c'est l'enchantement : poissons tropicaux multicolores avec du jaune, du bleu du noir ..., viennent jouer avec moi, des coraux où s'abritent d'autres espèces. Une raie couchée sur le fond sablonneux démarre juste devant moi dans un vol majestueux. Je sors enchanté de ma baignade, du coup je fais des émules.  

Il est temps pour moi de préparer le bivouac, le bateau accompagnateur arrivant avec le dîner et le matériel pour la nuit. Montage de la tente qui s'adapte parfaitement sur le trampoline, pas besoin de monter le double toit, calage du HC 16 avec des noix de coco trouvées sur la plage pour que le trampoline soit horizontal et la nuit tombe rapidement sous cette latitude. Éric, notre guide bienveillant, nous a préparé un cocktail local en apéritif, voilà qui est le bienvenu, nous passerons ensuite au dîner composé d'excellents poissons, légumes et fruits locaux. C'est pour notre guide l'occasion de nous parler des Seychelles et de présenter notre programme de navigation pour ce safari. 

Le lendemain matin, le soleil monte très vite dans le ciel, et la température suit la même ellipse. Après un copieux petit déjeuner, pliage des tentes et embarquement du matériel dans le bateau suiveur, nous mettons nos HC 16 à l'eau et direction l'île Marianne. Comme la veille, nous contournons le récif de corail et virons Roches Boquet, nous nous dirigeons vers la pointe Jacques de l'île la Digue puis l'île Marianne qui se situe dernière l'île la Digue.  

Encore aujourd'hui, Éole ne nous gratifie pas d'un grand vent de nord-Ouest mais le souffle est régulier et nous sommes au largue, l'allure est confortable, le temps est superbe et l'eau est d'un bleu magnifique qui vire au turquoise dés que l'on se rapproche des côtes. Nous venons de nous faire doubler par un poisson volant, il n'y a pourtant pas de métro dans le coin mais il avait l'air très pressé ! Éric m'explique : "les poissons volants peuvent parcourir 500 m entre deux plongées". De nombreux oiseaux passent d'une île à l'autre, dont les superbes "paille en queue". Il est vrai que les îles sont très proches les unes des autres, ce qui facilite nos déplacements, nous ne sommes pas là pour "bouffer de l'écoute" comme en régate sur nos côtes mais plutôt pour admirer des paysages et des couleurs uniques, les Seychelles méritent bien le titre de "la perle de l'océan Indien !" 

Sur l'île la Digue que nous longeons, nous contemplons de magnifiques blocs de granit rose alternés d'anses idylliques, voir paradisiaques aux plages superbes et accueillantes, le tout surmonté par une végétation tropicale débordante. Comme pour toutes les îles des Seychelles, leurs flancs sont raides, le point culminant des îles étant de 900 m. Nous dépassons l'île la Digue et commençons à contourner l'île Marianne. Superbe, magnifique, pas une habitation,  

elle est sauvage et le restera, en fait il n'y a pas d'eau douce sur cette île, et sans eau douce, point de salut pour l'homme, ce qui en fait un sanctuaire pour la faune et la flore. A quelques mètres devant nous à fleur d'eau un objet semble se déplacer, c'est une tortue de mer, elle est venue à la surface pour respirer et plonge à notre passage, nous la voyons nager gracieusement vers le fond ! Après avoir contourné l'île Marianne, nous passons entre l'île Félicité puis l'île la Digue pour nous trouver une anse accueillante sur cette dernière afin d'y passer la nuit.  

Nous envisageons de passer la nuit dans l'anse Coco mais, en se rapprochant de la plage, nous découvrons un short break trop dangereux, la décision est donc prise de rebrousser chemin et de pousser un peu plus loin jusqu'à l'anse Marron, généralement plus calme. Nous y ferons l'arrivée en tête de flotte afin de réceptionner l'atterrissage les HC 16 suivants ! L'anse marron est souvent représentée sur les cartes postales des Seychelles, c'est vous dire que le coin est magnifique et idyllique ! 

Une plage de sable fin longée par la végétation tropicale et bordée de part et d'autres par de magnifiques blocs de granit rose aux formes sculpturales, baignée d'une eau turquoise indécente tellement elle est belle, qui abrite un monde sous marin riche et peuplé, le tout à une pointe de l'île. Éric nous précise : "c'est probablement l'un des plus beaux spots de plongée en apnée des Seychelles, vous vous souvenez du dessin animé "Nemo", et bien vous êtes dans le film !"  

Avec un peu de chance vous pourrez même apercevoir de petits requins totalement inoffensifs. En fait, il n'y a pas d'animaux dangereux aux Seychelles, c'est le paradis sur terre ! Masque, palmes et tuba et nous resterons plus d'une heure à barboter parmi les poissons tropicaux, une tortue de mer vient nous saluer, des bancs de poissons croisent notre nage, nous emprisonnant dans un essaim grouillant de vie, on peut les toucher tant ils sont proches de nous. Quelques poissons tropicaux pour ne citer qu'eux : perroquet, angel fish, poisson scorpion, poisson lune, poisson pierre, carrangue, barracuda, platax, poisson trompette, requin à pointe blanche avec ses raie mora et poisson pilote, ... Cette baignade restera l'un de mes plus beaux souvenirs.
 

De retour sur la plage, Éric nous propose une petite marche à travers la végétation pour voir le coucher de soleil au sommet de la pointe rocheuse, et je l'avoue ce sera l'un des plus beaux coucher qu'il n'ait été donné de voire ! Sur notre chemin du retour, nous croiserons quelques crabes de terre, coco crabe, animal devenu terrestre dont l'énorme pince lui sert à briser les noix de coco pour s'en nourrir. C'est aussi l'occasion d'admirer le vol des roussettes, chauve-souris de 50 cm d'envergure exclusivement fruitivore. Retour au campement, un barbecue nous attend avec un magnifique barracuda à déguster et un merveilleux cocktail local made by Éric : "rhum local avec fruit exotique", la soirée s'annonce très agréable !
 

Le lendemain matin, c'est une fournaise qui nous réveille dans nos tentes, cette plage n'étant pas abritée par des arbres, nous devons hisser rapidement les voiles pour nous créer de l'hombre, ou nous abriter derrière les énormes blocs de granit. Après le petit déjeuner et l'embarquement du matériel sur le bateau suiveur, nous mettons nos HC 16 à l'eau pour nous diriger vers le port de l'île la Digue.  

Nous avons prévu de déjeuner dans un restaurant au sommet d'une montagne, le coin étant nommé "le nid d'aigle" : tout un programme ! Aujourd'hui il y a du vent, le contournement de la pointe qui nous abritait puis la côte de l'île la Digue vont défiler rapidement, nous croiserons un superbe Catana faisant du charter et se dirigeant comme nous vers le port de la Passe, port de l'île la Digue. Celui ci est constitué d'un quai en béton et de deux brises lames artificiels avec ouvertures latérales pour laisser passer un courant d'eau mais à ne jamais utiliser en bateau, sauf si l'on veut refaire ses dessous de coques sur les coraux ! De magnifiques catamarans habitables en mouillage forain nous accueillent devant le port. Petite manoeuvre d'arrivage et nous atterrissons sur une plage constituée de sable et de petits morceaux de coraux brisés : chaussures obligatoires ! Nous dégréons nos catas et nous dirigeons vers un point de location de vélo, ici les bus Seychellois dit "Tata" sont remplacés par des chars à boeufs !
 

Après le règlement des locations, nous enfourchons nos montures, des VTT avec suspensions avant, et nous nous dirigeons à travers les rues et habitations, de superbes maisons dont la grande bibliothèque au style colonial bordent notre route et déjà la montée commence à se faire sentir. La petite montée devient une pente raide et je m'aperçois avec stupeur que je ne peux changer de vitesse sur mon grand plateau !  

C'est en poussant mon vélo, comme maintenant tout le monde, que nous monterons cette pente franchement raide sous un soleil de plomb, en faisant des haltes respirations à chaque point d'hombre, histoire de récupérer son souffle, nous suons sang et eaux pour arriver enfin à ce restaurant d'altitude, mais le point de vue en valait vraiment la peine et une piscine salvatrice nous attend pour nous rafraîchir : le bonheur après l'effort ! Un succulent déjeuner, une petite sieste et nous ferons une descente à tombereau ouvert pour regagner nos HC 16.  

Nous sommes déjà en retard et la sortie du port vent de bout et contre courant ne va pas arranger les choses, enchaînement de virements type America cup à virer les obstacles à quelques centimètres devant les étraves, ce petit jeux que personnellement j'affectionne va nous faire perdre un temps devenu précieux, certains équipages moins habitués vont connaître quelques difficultés, ainsi nous ne pourrons plus gagner l'anse Coco avant la nuit et devons nous rabattre vers l'anse Marine sur l'île Praslin où nous avions passé notre première nuit pour ne pas avoir à naviguer de nuit. Ce soir notre repas sera arrosé par un punch coco que j'ai apporté dans mes valises et, avec l'excellent dîner, nous passerons une soirée très agréable.
 

Dès le lendemain, une merveilleuse journée se prépare, nous quittons baie St Anne en contournant une nouvelle fois les récifs et l'île ronde, passons entre l'île Praslin et l'île la Digue et nous nous dirigeons par un bon vent de travers à deux au trapèze vers les îles les Soeurs, constituées de l'île Petite Soeur et l'île Grande Soeur. Arrivée largement en tête aux îles, nous nous mettons à la cap en attendant que les autres HC 16 nous rejoignent. C'est le moment d'en profiter pour observer ces deux petites îles séparées par une passe.  

Elles sont le reflet exact des topologies locales, hautes avec des pentes très raides, recouvertes d'une végétation luxuriante et défendues au niveau de l'eau par du magnifique granit rose. Les derniers catas nous ayant rejoint, nous mettons le cap sur l'île Curieuse et ses réserves animalières et forestières pour profiter encore plus des plaisirs de la nature. Nous sommes sur un bord de près et nous nous tirons une bourre à qui mieux mieux. Nous passerons entre les rochers St Pierre et une petite île avec ses quelques palmiers,  

ce cadre enchanteur et l'eau turquoise nous font basculer dans un paradis, celui du Parc national de l'île Curieuse. Nous tirons quelques bords de près dans ce cadre idyllique pour atteindre la grande plage en forme d'anse de l'île Curieuse, sable blanc bordé de palmiers, eau turquoise, blocs de granit rose, c'est avec l'anse Marron l'une des plus belles plages des Seychelles ! Nous profiterons de notre halte déjeuner pour visiter la réserve. L'eau dans l'anse est totalement transparente et doit dépasser les 32°, c'est même trop chaud !  

Une partie de cette plage à été transformée en réserve de nidification pour les tortues de mer qui viennent y pondre ; malheureusement, certaines des installations ont été détruites par le tsunami. A terre, un autre animal séculaire nous attend, il s'agit également de tortues mais de terre cette fois ! 200 de ces animaux vivent en liberté dans la réserve aménagée pour elles sur l'île Curieuse, de nombreux spécimens sont centenaires et atteignent les 1 m de long pour 50 cm de haut (carapace au niveau du sol). Elles se nourrissent de feuilles d'arbres tombées au sol et sont très friandes de bananes : nous subirons un véritable harcèlement de certaines d'entre elles nous réclamant nos délicieux desserts locaux !  

Gare aux doigts, nous en profiterons pour les caresser au niveau du cou, ce qui a pour réaction - hormis de leur faire plaisir - de les faire se dresser sur leurs pattes, elles gagnent ainsi encore 20 cm : impressionnant ; si elles ne veulent pas de caresses, elles rentrent leur tête en poussant un souffle qui incite à ne pas à y mettre la main. Des "bébés" tortues de quelques années sont élevés dans une pouponnière de tortue, parqués dans des enclos spécifiques selon leur taille. 

Une autre spécificité de l'île Curieuse, ce sont les cocos fesses ! Le coco fesse est la plus grosse noix du monde, elle peut atteindre les 25 kg. et provient du palmier coco de mer que l'on trouve uniquement sur les îles Praslin et Curieuse. Son nom vient de la forme suggestive des structures mâles et femelles que l'on trouve séparément sur les palmiers. Ces derniers, de sexe mâle ou femelle, peuvent atteindre 30 m. et peuvent vivre de 200 à 400 ans. La noix est entourée du broue et le fruit met de 6 à 7 ans pour devenir mûr. La cueillette, le ramassage et la commercialisation de la coco fesse sont strictement réglementés. Changement de cadre : nous avons repris nos montures maritimes pour nous rendre sur une autre plage de l'île Curieuse, afin d'y visiter un musée retraçant l'histoire de l'île Curieuse, ancienne léproserie, et de l'histoire des Seychelles en général. Pour le bivouac de cette nouvelle nuit, nous allons gagner une plage sur l'île Praslin, qui fait face à l'île Curieuse. Comme sur toute les plages des Seychelles, quelques petits crabes nous accueillerons et, après notre départ, ne restera que l'emprunte de nos coques sur le sable ! Ce soir nous allons déguster un karikokozourite préparé par Jenny, la compagne d'Éric : autant vous dire que que nous nous sommes régalés ; vous trouverez la recette dans un encadré un peu plus bas ! 

Nouvelle journée magnifique ! Il y a un bon petit vent et Éric a décidé que nous ferions le tour de Praslin : "avec ce vent, cela ne va pas traîner". Nous commencerons par des bords de près pour nous sortir du goulet entre les îles Pralins et Curieuse. Chaque virement de bord se termine à la limite des plages ou falaises de granit et nous nous attendons à tout moment de voir apparaître une tortue de mer saluant notre passage. A la pointe Chevalier, nous abattons pour passer sur une allure de travers et, à un ou deux au trapèze, les milles défilent rapidement, la côte est magnifiquement sauvage, avec de temps en temps un hôtel de grand luxe. Éric : "La plupart des hôtels placés sur les plages exposées au nord sont en réfection car ils ont été touchés par le tsunami, les Seychelles déplorent deux disparitions !"  

Nous nous dirigeons à grandes enjambées vers les îles Cousin et Cousine. L'île Cousin est interdite d'abordage car elle est une réserve animalière pour les oiseaux et autres animaux, nous contournons cette île et croisons un magnifique yacht qui croise devant Pointe St Marie. Nous apercevons sur les flancs de la montagne le golf club de Praslin, réputé comme difficile. Un magnifique bord de portant et toujours les poissons volants qui croisent notre route et nous nous rapprochons de l'île Praslin, défendue sur cette côte par une barre de corail. Le temps de trouver la passe et nous nous glissons dans Grand' Anse, magnifique lagon où l'eau turquoise et chaude, bordée d'immenses plages, nous accueillent pour déjeuner sous les cocotiers et palmiers. Après une courte navigation dans l'après midi, le long de criques touristiques, nous passerons notre dernière nuit de safari sur l'Anse aux Roses, à l'abri sous un magnifique arbre feuillu : ce sera l'occasion d'observer le bal aérien des roussettes. 

Dernière journée : nous allons boucler notre tour de l'île Praslin et faisons durer le plaisir en faisant le tour de l'île la Digue, que nous commençons à bien connaître. En fait, le tour de cette île est très intéressé, car nous allons à la recherche de requins baleine ! Le safari précédent le nôtre a eu la chance de croiser un groupe de 7 requins baleines. Le plus grand poisson du monde, il fait partie de la famille des requins, il peut mesurer 10 m. de long et est parfaitement inoffensif pour l'homme car il se nourrit uniquement de plancton. Malheureusement, nous n'aurons pas cette chance exceptionnelle, dommage ! Notre tour de l'île la Digue effectué, nous nous dirigeons vers la Baie Ste Anne de l'île Praslin pour boucler notre safari et mettre nos catas au mouillage. Le soir, tous autour d'un dîner à l'hôtel le Colibri, nous nous remémorons les temps forts de ce superbe raid. 

Dernière journée aux Seychelles : nous allons prendre l'avion pour Mahé cet après midi vers 16 h 00 (heure locale), mais nous avons toute la matinée pour visiter la Vallée de Mai. Située au coeur du Parc National de Praslin, site du fameux coco de mer, elle est l'une des plus petites réserves naturelles du patrimoine mondial. La palmeraie de la Vallée de Mai est une réminiscence de la forêt préhistorique qui existait du temps où les Seychelles étaient encore soudées au Gondwana, un continent qui regroupait l'Afrique, Madagascar et l'Inde. Après la séparation du Gondwana, des millions d'années d'isolement ont permis le développement sur Praslin de plantes et d'animaux que l'on ne trouve qu'ici. A la différence du reste de Praslin, la Vallée de Mai est restée jusqu'en 1930 une forêt quasi vierge, peu affectée par l'homme. A cette date, un nouveau propriétaire décida de faire un jardin botanique  

dans la vallée en introduisant des plantes et des arbres ornementaux, exotiques à l'île. En 1948, le gouvernement acheta la Vallée de Mai en tant que partie du principal bassin du captation d'eau de l'île et en 1966, la vallée devint une réserve naturelle. A cette époque, la restauration de la Vallée de Mai devint une priorité, nécessitant l'éradication de plantes envahissantes exotiques, la revégétalisation des crêtes de sommets victimes de feu et l'entretien de la forêt de cocos de mer. Bien que cette méthode de gestion soit lente, la Vallée de Mai commença à retrouver son aspect d'origine et fait maintenant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO.
 

Photos : Pierre Wasselin, Éric Menager, Véronique Pachot 

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