08/04/2010


Generali Arctic Observer - Jean Louis Etienne en route vers la Sibérie

Après son passage à proximité du pôle Nord hier soir, Jean-Louis Etienne poursuit sa traversée de l’océan Glacial Arctique. Les vents actuels devraient lui permettre d’atteindre la Sibérie, près de la ville de Tiksi dans la journée de samedi.

Jean-Louis Etienne a atteint mercredi soir vers 18h15 le premier objectif de son aventure aérienne, à savoir survoler les parages du pôle Nord en ballon. « Je suis heureux et soulagé car j’ai essayé jusqu’au bout de rester sur la voie la plus proche pour passer au plus près du Pôle, déclarait mercredi soir un Jean-Louis Etienne fatigué par le manque de sommeil.  

Je me suis fait vraiment secoué hier par la tempête de neige. Pendant quatorze heures, j’ai piloté à basse altitude en essayant de rester à 150 mètres du sol, l’altitude requise. C’était fatigant, et même épouvantable à la fin. Car dans ce vent violent, il y avait des ascendants et des “dégueulantes“, si bien que le ballon montait très haut et redescendait aussi brutalement. Et en redescendant, les panneaux solaires volaient, se mettaient sur la nacelle. C’était assez spectaculaire et épuisant. J’ai très peu dormi depuis le départ. Il y a vraiment du gros temps sur le pôle Nord en ce moment. » 

Problème d’énergie à bord 

Ce premier exploit réalisé, Jean-Louis Etienne espérait retrouver des conditions plus calmes et pouvoir se reposer un peu en prenant de l’altitude. Mais une mauvaise surprise l’attendait dans la nuit polaire. A cause de la tempête de neige d’hier, ses panneaux solaires n’ont pu recharger convenablement ses batteries. Un manque d’énergie problématique qui a obligé Jean-Louis Etienne à remonter en altitude pour retrouver du soleil. « On l’a remonté à 3.000 mètres d’altitude pour “rebooster“ les batteries, explique Christophe Houver, coordinateur du vol. En économisant sa consommation, il a facilement 48 heures d’autonomie. Le vol et sa sécurité ne sont pas compromis. On a juste pris des dispositions pour que le vol puisse se dérouler à peu près normalement. En conséquence, le fait d’être monté en altitude l’a éloigné de la trajectoire idéale (vers l’Alaska, ndlr). Il a tourné vers la droite et ce virage sensible va désormais l’emmener vers la Sibérie au lieu du continent nord-américain. Mais cela ne change pas grand-chose à l’enjeu du vol. Il va parcourir à peu près 3.000 km à travers l’océan Arctique. » 

Cap vers la Sibérie 

Toujours poussé par des vents forts, Jean-Louis Etienne se dirige donc vers la Sibérie, et plus précisément vers le port de Tiksi, au bord de l’océan Arctique. Son équipe de récupération partira dans les meilleurs délais pour Moscou afin d’organiser la récupération du médecin-explorateur lors de son atterrissage. 

Les chiffres du vol (à 14h jeudi) :
Temps de vol : 3 jours 8 heures
Distance parcourue depuis le départ : 2.345 km
Altitude instantanée : 3.820 mètres
Vitesse instantanée : 39 km/h
Vitesse moyenne depuis le départ : 29,3 km/h
Position : 78°16’N – 143°23’E 

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