04/04/2010


Generali Arctic Observer - Nuit blanche au Spitzberg avant le grand départ

Le décollage du ballon de Jean-Louis Etienne est toujours annoncé pour demain par Luc Trullemans, routeur météo de l'expédition Generali Arctic Observer.

L’assemblage final de la nacelle, le gonflage du ballon et l’arrimage des deux ensembles, va débuter ce dimanche soir dès 22h. Toute la nuit, l’équipe du Generali Arctic Observer va s’activer pour que Jean-Louis Etienne puisse décoller demain lundi matin vers 8h. A une seule condition : que les prévisions météo qui annoncent un ralentissement sensible du vent au sol soient justes. 

Par 78° Nord, bien au-delà du cercle polaire arctique, le soleil ne se couche quasiment plus. A peine disparaît-il derrière l’horizon qu’il se relève un peu plus tard. La nuit est blanche. Une situation troublante pour les nouveaux organismes. Mais pas pour l’équipe de Jean-Louis Etienne, installée depuis dix jours et habituée au phénomène. Néanmoins, la nuit sera vraiment blanche car la préparation et le gonflage de la rozière va durer toute la nuit. 

A partir de 22h, la nacelle, transportée cet après-midi sur l’aire de décollage, recevra les quatorze bouteilles de mélange propane / éthane. 

Vers minuit, l’équipe commencera à déployer au sol l’immense ballon qui pèse à vide environ 300 kg. Il faudra alors vérifier tous les ancrages des cordes qui relieront le ballon à la nacelle. 

Ce n’est que vers 2h du matin que commencera le gonflage de la rozière. « C’est la partie la plus délicate et la plus stressante de l’opération, avoue Jean-Louis Etienne. Car lorsque le ballon commence à gonfler, il frotte par terre, et peut se déchirer. » C’est bien pour éviter un tel scénario que les deux responsables du gonflage, Pierrick Duvoisin et Roland Wicki, espèrent un vent le plus faible possible au sol pendant les quatre heures que durent le gonflage des 2.000 m3 d’hélium. 

Si les prévisions météo sont justes, c’est vers 8h du matin que Jean-Louis Etienne pourra prendre place à bord de sa nacelle pour son décollage en direction du pôle Nord et de l’Alaska. La première traversée du pôle Nord en ballon pourra alors débuter… 

Jean-Louis Etienne :

« Je suis très serein car entouré de gens très compétents dans leur domaine. Je suis impatient d’y aller. Cela fait un an et demi que je travaille sur ce projet, que je me suis immergé dans ce milieu des ballons. Le rendez-vous est réussi. Le matériel est là. Tout fonctionne. Les seules difficultés qui m’attendent seront la phase critique du décollage, le passage des montagnes du Spitzberg et l’interaction de la neige sur le ballon. C’est pour éviter l’accumulation de neige que cette rozière a été dessinée avec cette forme très allongée. Je vais vivre pendant cinq à dix jours dans une nacelle de 3 m3. » 

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