04/04/2010


Generali Arctic Observer - Code vert : Jean Louis Etienne décollera demain du Spitzberg

Dimanche matin, Luc Trullemans, le météorologue de l’expédition, a donné son feu vert pour un départ lundi matin du Generali Arctic Observer, la première traversée du pôle Nord en ballon.

Les conditions météo favorables devraient permettre à Jean-Louis Etienne de s’envoler depuis Longyearbyen (Spitzberg) en direction du pôle Nord, puis de l’Alaska, distante de 3.500 km. Au cours de sa traversée, l’explorateur des pôles réalisera un certain nombre de mesures scientifiques. 

Le moment tant attendu par toute l’équipe du Generali Arctic Observer approche à grands pas. Après 10 jours de préparatifs sur place, les hommes de Jean-Louis Etienne ont déplacé aujourd’hui la nacelle sur l’aire de décollage pour y fixer les quatorze bouteilles de gaz prévues pour cette traversée d’une dizaine de jours. Dans la nuit de dimanche à lundi, le ballon sera gonflé de ses 2000 m3 d’hélium pour un décollage prévu demain lundi 5 avril entre 8h et 12h. « Je suis impatient de partir, avoue Jean-Louis Etienne. Je pense que cela va être extraordinaire de voler suspendu dans les airs, dans cette immensité, dans un silence absolu… J’attends avec impatience ce moment magique. J’ai le sentiment de revenir à une étape de l’enfance. Partir pour un voyage fantastique. Traverser le pôle Nord en ballon : c’est quelque chose que j’aurais pu rêver en étant petit, mais je le réalise plus tard. » 

Le pôle Nord en trois jours ? 

Les conditions météo favorables pourraient permettre à Jean-Louis Etienne d’atteindre le pôle Nord en trois jours. Mais avant cela, il faut pouvoir gonfler la rozière dans un vent relativement calme au sol. « Le moment du décollage sera forcément un moment de tension, poursuit Jean-Louis Etienne. Il faut que tout marche bien. Après, je me retrouverai seul avec l’ensemble des instruments. Il y a toujours dans ces expéditions une prise en main de l’appareil seul. Mais l’important au départ sera de se dégager rapidement des montagnes environnantes. » 

Quatre mesures à caractère scientifique 

Au cours de cette grande première, Jean-Louis Etienne réalisera un certain nombre de mesures scientifiques : CO2, champ magnétique terrestre, particules en suspension, ozone troposphérique. Toutes destinées à aider les scientifiques dans leur recherche. « Une mission comme celle-là est aussi l’occasion d’être entendu, précise Jean-Louis Etienne. Je suis un passeur d’informations. En traversant le pôle Nord en ballon, on suit cet événement. C’est très attractif pour la jeunesse et pour le public. C’est l’occasion pour moi, comme je l’ai toujours fait en expédition, de parler des sciences de la terre, des sciences de la vie. Quand on est dans les régions polaires, il y a un sujet qui est évident, c’est le réchauffement climatique. Ce so nt des régions extrêmement touchées. La banquise fond de manière impressionnante en épaisseur et en surface. Ce froid, ici, qui est en train de disparaître petit à petit va manquer à l’équilibre climatique de la terre. Penser au climat, c’est avant tout économiser les énergies fossiles, et penser aux énergies du futur. Elle est là l’équation. » 

Médecin, aventurier, transmetteur d’information, Jean-Louis Etienne s’apprête à boucler par les airs sa trilogie du pôle Nord entamée à pied en 1986 avec la première en solitaire jusqu’au Pôle, et poursuivie en bateau en 2002 avec la « mission banquise », une dérive de trois mois sur la banquise à bord du Polar Observer. 

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