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A bord de Tara, nous réalisons un programme de biologie pour le COM (Centre d'Océanologie de Marseille), financé par la Ville de Marseille et rattaché au programme scientifique DAMOCLES.
Pour effectuer ce programme, j'ai suivis une courte formation à Marseille avec Delphine Thibault-Botha, qui en est la responsable.
Ces manipulations ont pour but d'étudier la chaîne alimentaire entre les sels nutritifs, le phytoplancton et le micro-mesozooplancton, de faire un inventaire des espèces de planctons présentes dans l'Océan Arctique, mais aussi de comparer les espèces avec celles de méditerranée au vu du réchauffement climatique.
Nous réalisons deux types de mesure, l´une à l'aide de Bouteilles de Nansen et l'autre à l'aide de Filets à Plancton.
Les bouteilles de Nansen nous permettent de prélever des échantillons à des profondeurs de 300, 100, 60, 30, 10 et 3 mètres. Le principe est simple, les bouteilles ouvertes à chaque extrémité sont clippées le long d'un câble. Quand les bouteilles sont toutes aux profondeurs désirées, nous déclenchons la fermeture de la première bouteille en faisant glisser énergiquement le long du câble un messager (un poids). Une réaction en chaîne est ainsi amorcée, la fermeture d'une bouteille libère à chaque fois un messager qui déclenchera la fermeture de la bouteille suivante et ainsi de suite. Le contenu des bouteilles est ensuite séparé pour deux types d'analyse et conserve avec des fixateurs différents, l'un permet de conserver les sels nutritifs et l'autre le phytoplancton et le microzooplancton.
Nous procédons ensuite aux manipulations avec les filets, il y a un filet à phytoplancton qui est descendu à 60 m et un à zooplancton descendu à 100 m. Les échantillons d'eau sont ensuite récupérés et mis en bouteilles.
Quand nous avons commencé ces manipulations à la fin avril, nous utilisions le trou de la CTD et le treuil Océanographique. Maintenant que le treuil est en arrêt technique et que l'ancien trou de CTD se situe au milieu d'une grande mare, nous avons dû nous adapter. Nous effectuons donc les prélèvements dans le trou de la Microcat (CTD fixe à 30 m) avec l'aide d'un trépied et d'un Winch pour faire descendre le câble. Cette nouvelle installation fonctionne très bien, elle demande juste deux personnes supplémentaires.
La dérive de Tara va ainsi permettre de récolter des données importantes sur la structure du réseau pélagique arctique et d'appréhender les variations liées aux changements climatiques.
Marion
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