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Le magazine de la voile sur internet
Cela fait 3 jours qu´on travaille et on commence à peine à en voir la fin. On a déneigé tout le bateau et les bordées (tranchée de 2 mètres de hauteur sur le flanc tribord). Aujourd´hui, on s´attaque à bâbord...
Cette fois, ça y est, après quelques moi de préparation intense, j´y suis. Voici un petit mail pour vous raconter ces derniers jours.
Le 28 avril, je suis parti de Paris avec 40 kilos de bagages direction Oslo, Norvège. J´étais accompagné d´Hervé (le Capitaine de Tara), de sa femme Amélie et de leur fils Naël. D´Oslo, direction Tromso puis Longyearbyen. L´arrivé sur Tromso fut assez spectaculaire car le littoral apparaissait et disparaissait entre les nuages et qu´il se composait de collines enneigées au bord de l´eau (bienvenue dans le froid).
20 heures 45, arrivée à Longyearbyen. Après avoir récupéré les affaires, nous voici filler en direction du campement. Nous y avons retrouvé Mathieu, qui venait de quitter Tara après 8 mois à bord ainsi que Audun et Samuel qui partaient comme moi pour l´été à bord de Tara.
Le lendemain, réveil à 5 heures 30, pour décollage à 6 heures 30. Le vol a duré environ 4 heures dans un DC3 (avions d´Indiana Jones). Les paysages du Spitzberg puis de la banquise étaient magnifiques. J´ai été étonné (et pas forcément rassuré) de voir les nombreuses fissures qui la constituaient. Puis nous avons atterri à 3 kilomètres du bateau qui paraissait tout petit à côté de l´immensité de la glace. Je crois que ce fut la première chose un peu déroutante. La deuxième fut de marcher dans la neige puis de se dire qu´à 1 ou 2 mètres en dessous se trouve l´océan et ses 4 000 mètres de fond.
Pour rejoindre le bateau, il y avait un plus petit avion (appelé communément le twin). Toutes les pistes près du bateau, suffisamment grande pour accueillir le DC3 (environ 1.000 mètres) ayant cassée, nous avons du recourir à cette méthode pour acheminer tout l´équipement nécessaire à 5 mois de dérive.
Ce fut à ce moment que je rencontrais le reste de l´équipage. Grant, Guillaume, Jean, Marion, Minh-Ly et Timo. Je fus surpris par le panel de gens et de compétences représentées et aussi par l´impression de calme qui régnait à bord alors qu´il y en avait de partout.
J´ai découvert l´intérieur du bateau et ma cabine (petite, très petite... mais je suis seul).
Le rangement commença l´après-midi même avec le démontage des tentes d´accueil des scientifiques et la préparation de la dernière rotation qui devait avoir lieu tôt le lendemain.
Ce dernier départ nous laissa à dix sur la banquise pour les 5 prochains mois. Dès lors, nous avons rangé, ramené les fûts de kérosènes laissés à côté des différentes pistes, déneigé autour du bateau... C´est là qu´on se rend compte de la taille du navire et de tout ce qu´on peu stocker dedans.
Cela fait 3 jours qu´on travaille et on commence à peine à en voir la fin. On a déneigé tout le bateau et les bordées (tranchée de 2 mètres de hauteur sur le flanc tribord). Aujourd´hui, on s´attaque à bâbord...
Charles
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