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Il est le co-directeur de Tara Oceans et le Président du Fonds Tara. Après, le départ de l'expédition, le 5 septembre dernier de Lorient, c'est l'occasion aujourd'hui pour lui de dresser le bilan des ces premières semaines.
C'est le début d'une nouvelle aventure pour Tara. C'était un moment très émouvant avec beaucoup de monde. Une fois de plus, énormément de Lorientais s'étaient déplacés à la fois sur terre et sur mer pour accompagner le bateau. Je tiens à les en remercier chaleureusement ainsi que Norbert Métairie, maire de Lorient, pour son accueil et son implication.
Nous avons aussi apprécié la venue et le soutien de Valérie Pécresse, la Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur.
Aujourd'hui le défi est énorme pour nous car le programme scientifique de Tara Oceans est très ambitieux. C'est à nous de répondre aux attentes. C'est le but que nous nous sommes fixés Eric Karsenti et moi-même.
Les conditions météorologiques ont été très bonnes jusqu'à maintenant. L'équipe a rencontré quelques difficultés pour l'envoi des données et pour les communications mais globalement cela s'est bien passé. Toute l'instrumentation scientifique marche. Ils font trois stations océanographiques en moyenne par étape, comme prévu.
Et nous embarquerons à Nice, un élément très important : une rosette de 250 kg de la plus haute technologie.
C'est une chance pour nous d'aller à la rencontre de tous ces pays. Au delà de la science, Tara est aussi un outil de sensibilisation. L'environnement est un problème planétaire mais qui n'est pas forcément une priorité dans les pays traversés vu le contexte économique ou politique.
Bien sûr ! En aucun cas nous ne voulons effacer l'histoire.
Notre expédition internationale est extraordinaire par sa durée et sa multidisciplinarité. Il faut savoir aussi qu'il y a 5 ans, elle n'aurait pas pu être possible. Les instruments que nous avons embarqués étaient alors plus gros, plus lourds et demandait encore plus d'énergie. Tara est un bateau mythique mais surtout un tout-terrain des mers.
Oui, Georges Pernoud est venu nous voir l'année dernière quand nous étions en pleine préparation de Tara Oceans. Il est tellement rare d'avoir cette opportunité de mettre en avant l'extraordinaire travail des scientifiques à une heure de grande audience. Nous avons cette chance. Chez nous les stars ce sont Tara et les scientifiques !
La bonne réalisation de la recherche scientifique, la mise en place des protocoles, la bonne marche de l'équipement et des hommes. Puis, réussir à vulgariser ces programmes scientifiques relativement complexes, faire comprendre leur importance dans le système climatique mondial. Ensuite, bien sûr, il faudra obtenir des résultats de ces recherches. Il faut toutefois comprendre que le temps de la science n'est pas le même que le nôtre.
Et enfin, mais c'est très important, il nous faut encore finaliser les années 2 et 3 de l'expédition. J'en profite d'ailleurs pour remercier la Fondation EDF DiversiTerre, la Fondation Veolia Environnement, le CNRS, l'EMBL, la Région Bretagne, le BIPE, et bien sûr le Fonds Agnès B., pour leur implication dans la mission, leur savoir-faire et leur compétence.
Avant tout chose, ma seule et unique priorité, c'est la sécurité des hommes et du bateau. Nous ne voulons pas en faire un événement. Nous sommes entrain d'étudier toutes les possibilités avec des transporteurs et les représentants du gouvernement. J'espère que nous serons fixés rapidement car la pression monte. Mais il ne faut pas oublier que cette zone possède un réel intérêt scientifique, c'est l'une des zones les plus acides de notre planète.
Oui Copenhague, c'est primordial car c'est l'après-Kyoto (premier traité international de lutte contre les changements climatiques). Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017. J'espère que des décisions primordiales vont être prises par les politiques français, européens et mondiaux. J'espère que l'expédition Tara Arctic aura contribué à les sensibiliser et que Tara Oceans continuera à le faire. Dans ce but, les résultats scientifiques de Tara-Damocles seront présentés à Bruxelles par Jean-Claude Gascard, juste avant Copenhague.
Les places à bord sont très demandées. Il reste celle du 15ème homme, réservée aussi bien à un scientifique, qu'à un artiste, un journaliste ou un leader d'opinion. Il n'y a plus de cabine de propriétaire à bord, j'ai perdu mon lit durant cette expédition... Plus sérieusement j'essaie de rejoindre Tara dès que je peux aux escales, notamment pour faire le point avec les équipes. Ce sera le cas à Barcelone et à Nice par exemple. Puis dès que je pourrai, je ferai une étape en mer. J'ai hâte de voir le travail des scientifiques en situation.
Je leur donne RDV sur le site Tara, une fois par mois pour faire le point sur l'expédition et merci à tous de nous suivre.
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