02/11/2012


GSea Design - L’innovation au cœur du Vendée Globe

Denis Glehen et le Vendée Globe, c’est déjà une longue histoire. Voilà 17 ans que cet ingénieur de formation aéronautique met ses connaissances au service de la voile de compétition.

Depuis avril 2010, il a rejoint Lorient où il dirige GSea Design, une ‘Jeune Entreprise Innovante’ investie dans le calcul de structures qui affirme une solide expertise en matière de mâts et gréements. D’abord au sein du bureau HDS puis à la tête de Gsea Design, Denis est à l’origine de 60 % des espars équipant les 20 voiliers au départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne, le 10 novembre. 

Gsea Design compte aujourd’hui parmi les rares bureaux d’études spécialistes des pièces composant les gréements de voiliers prototypes. « J’ai eu la chance de collaborer avec des concurrents de quatre éditions du Vendée Globe et, notamment, avec les trois derniers vainqueurs. J’ai aussi partagé avec les marins et leurs équipes la préparation de ces aventures et l’angoisse de la casse, notamment en approche des Kerguelen, un passage très éprouvant pour le matériel en raison d’une mer particulièrement difficile », confie Denis Glehen. 

Des mâts plus légers et plus simples 

A l’échelle d’un Vendée Globe, une règle d’or s’impose en matière d’espar : de type ‘aile’ ou de configuration classique à barres de flèches, un mât doit s’adapter à la manière de naviguer de chaque skipper en combinant performance et endurance. « Un mât de tour du monde répond à une philosophie très différente de celle d’un mât de transatlantique. Un peu comme si l’on comparait une Formule 1 de grand prix à une voiture des 24 Heures du Mans qui roulerait trois mois non stop ! » 

A Lorient, au cœur de la ‘Sailing Valley’ française, l’équipe de Gsea Design est aux premières loges pour mesurer les progrès réalisés sur ces pièces encaissant de 20 à 45 tonnes d’efforts. Une prouesse pour des tubes de carbone entre 3 et 7 millimètres d’épaisseur qui culminent à une hauteur moyenne de 27,40 mètres. « Depuis 10 ans, la modélisation, les méthodes de calculs, les connaissances des matériaux et la compréhension des phénomènes ont permis de gagner 25 % du poids : de mâts de 500 kg, nous sommes passés à des masses inférieures à 400 kg pour des bateaux plus puissants. Au-delà, l’une des plus grosses évolutions se mesure dans la simplification des systèmes. Qui dit moins de pièces suppose moins de sources potentielles d’avaries », détaille celui qui a également été intégré au Groupama sailing team pour concevoir le gréement du bateau vainqueur de la Volvo Ocean Race 2011-2012. 

Innover avec les coureurs 

Cette mission de deux ans, riche en échanges et en matière grise avec l’équipe de Franck Cammas, a permis à GSea Design de développer ses propres outils de calculs qui font désormais référence. Ainsi est né ‘Ophélia’, un outil de calcul possédant des capacités de simulation dynamique pouvant reproduire les phénomènes extérieurs ; ceci afin de mieux appréhender les efforts à encaisser par l’ensemble ‘plateforme-gréement’. Dans la même logique, cette start-up de l’ingénierie cogite actuellement au développement d’un outil de calcul d’un nouveau genre intégrant la notion de fatigue des matériaux et laissant présager de nombreuses applications. 

La recherche appliquée à l’industrie nautique 

Du petit monde de la course au large au vaste domaine de l’industrie, les passerelles existent et les portes s’ouvrent petit à petit. GSea Design intervient ainsi aux côtés de chantiers spécialisés autant dans le composite de pointe que dans la mise en œuvre de pièces industrielles innovantes. Forte de son savoir-faire, la société a aussi collaboré avec le cabinet d’architectes Van Peteghem-Lauriot Prévost pour la conception de catamarans de croisière. 

Denis et son équipe (Armand, Johan et Pierre Yves) sont sur tous les fronts de la recherche et du développement. Un solide moteur pour négocier les mers rencontrées sur le Vendée Globe comme pour encourager une ouverture à l’international et pérenniser une activité hautement technologique dans un contexte économique difficile. 

Au départ du Vendée Globe : 

• Les mâts GSea Design :
AKENA Vérandas (Arnaud Boissières)
Banque Populaire (Armel Le Cléac’h)
Cheminées Poujoulat (Bernard Stamm)
Macif (François Gabart)
Maître CoQ (Jérémie Beyou)
Synerciel (Jean Le Cam) 

• Les mâts Denis Glehen (chez HDS) :
Bureau Vallée (Louis Burton)
Initiatives Cœur (Tanguy de Lamotte)
PRB (Vincent Riou)
Savéol (Samantha Davies)
Team Plastique (Alessandro di Benedetto)
Votre Nom autour du Monde (Bertrand de Broc) 

Les mâts IMOCA 

Ils mesurent 27,40 m en moyenne (le tirant d’air maximum de la jauge IMOCA est de 29 m).
Un mât de dernière génération est construit à partir d'environ 1,4 km de fibres de carbone haut module.
L’épaisseur des composites d’un tube varie entre 3 et 7 mm.
Le poids d’un mât varie entre 380 kg et 450 kg (environ 25 % de gain en 10 ans).
Les mâts du tour du monde encaissent des charges de compression entre 20 et 45 tonnes.
La conception d’un nouveau mât prend de 700 et 1.200 heures selon la complexité du projet. 

L’équipe de GSea Design :
Denis Glehen, directeur, ingénieur aéronautique
Armand de Jacquelot, ingénieur hydrodynamique
Johan Boutserin, architecte naval
Pierre-Yves Mechin, ingénieur matériaux et doctorant 

Site : http://www.gseadesign.com 

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