27/03/2014


Pontos - Pontos invente le winch rapide et facile

Pontos, société Malouine qui emprunte son nom à une dignité grecque de la mer et de l’eau, commercialise en ce printemps 2014 le premier winch à vitesses automatiques, qui change de rapport de démultiplication en fonction de la tension exercée par le cordage.

Pierrick Contin 

De conception 100 % française, et de fabrication 100 % européenne, les winches Pontos représentent une avancée majeure dans la technologie de ces treuils servant au réglage et à l'établissement des voiles d'un bateau, en offrant aux régatiers comme aux plaisanciers, plus de vitesse, et plus de confort. Quatre brevets ont été déposés pour protéger le système, conçu avec les  ingénieurs de Pontos, aidés par l'Insa de Rennes, l'Ensta de Brest et l'ENS Cachan Bretagne de Rennes. Au terme de 4 années d'études, de recherche, de développement et d’industrialisation, Pontos entre, en ce début d'année, dans la phase concrète de son implantation sur le marché du winch avec la livraison en France comme à l’étranger de ses premières commandes. 

L’aide aux plaisanciers 

« Il n'y a pas eu d'innovation dans les winchs depuis plus de vingt-cinq ans », explique Michel Chenon, co-fondateur de Pontos avec le Britannique et malouin d'adoption Darryl Spurling. Les deux hommes s'associent en juin 2009 pour mettre au point une nouvelle génération de treuils, qui facilitent la manipulation des voiles et apportent à tous les régatiers, du plus haut niveau de la course au large au plaisancier "du dimanche", une aide considérable  dans ce secteur d'habitude très éprouvant de la navigation. Pontos se positionne clairement comme concurrent affirmé des winches électriques. 

"Entre le winch électrique, et le winch « traditionnel, »  il y a la place pour quelque chose de moins onéreux, qui apporte une réduction d'effort conséquente" affirment en choeur Darryl Spurling et Michel Chenon. « Le winch n'avait pas évolué depuis 25 ans, et dans le même temps, la population des pratiquants vieillissait. Avec ce vieillissement, se pose le problème de la force physique pour naviguer ; l'apparition du winch électrique vient en réponse à ce constat. Notre sentiment a donc été conforté que cette population devrait pouvoir naviguer avec plus de confort. Le winch électrique est par ailleurs très onéreux. Mais il nous apparaît surtout que le « vrai » marin n'a pas envie d'appuyer sur un bouton pour régler ses voiles.  Il existe un réel plaisir à entendre le cliquetis d'un winch. La sonorité est importante, comme quand on frappe une balle de golfe, ou qu’on écoute le ronflement d'un moteur de Harley. Appuyer sur un bouton est fortement réducteur. » Pontos se positionne ainsi avec autorité sur ce segment de marché dit "de seconde monte", avec un message chargé d'enthousiasme et d'optimisme à destination des plaisanciers qui vont pouvoir retrouver intégralement la facilité de « wincher », et prolonger ainsi leur plaisir de la navigation. 

Les régatiers aussi 

Ce fut pour Darryl comme pour Michel une véritable surprise ; leurs recherches ont débouché sur une formidable découverte ; « La technologie qui pouvait apporter du confort pouvait aussi apporter de la vitesse. Ce fut une grande surprise dans nos recherches. On a vu qu'il existait une population de régatiers qui n'a pas besoin de confort, mais qui est intéressée par la vitesse. » explique Darryl. « Avec une même technologie, Pontos est en mesure d’apporter vitesse, et confort, soit deux fonctionnalités. Notre réflexion marketing est donc la suivante : choisir son winch non pas seulement en fonction du bateau, mais surtout, en fonction du marin. On introduit la notion d'utilisateur. Ce n'est plus exclusivement la longueur du bateau qui compte, mais les besoins du navigateur, confort ou vitesse. On focus sur le client, et pas sur son bateau… pas seulement sur son bateau. » 

Et Michel Chenon de souligner ; « On a répondu parfaitement au cahier des charges d'aller chercher de la puissance pour le confort de l’usager. On a alors découvert en inversant un mécanisme, la technologie de notre « Grinder ». Ce Grinder est arrivé comme conséquence d'une réflexion au départ portée sur la puissance. Le marché de la vitesse pour les régatiers est plus étroit, mais très excitant car on apporte à la régate des technologies que l'on ne voit que sur des grosses unités de course. Le Grinder est une vulgarisation de cette technologie là, sans la lourdeur de l'installation. Les courses hauturières avec Sébastien Rogues (Vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre) démontrent notre fiabilité. Nous avons aussi nos bancs de test qui nous permettent de calculer nos usures pour sécuriser l'acheteur. Nous avons mené des investigations sérieuses sur la fatigue, le vieillissement, l'environnement salin de nos winches qui avec le temps, s’imposeront aussi pour leur fiabilité… » 

Avec le début de la commercialisation des winches Pontos, Darryl Spurling et Michel Chenon mettent en place un réseau commercial, en France bien sûr, mais aussi en Europe du Nord, en Scandinavie, aux Etats-Unis et en Australie. Le réseau va s’étoffer progressivement, afin de se rapprocher toujours davantage des utilisateurs de Pontos. 

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