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Le magazine de la voile sur internet
Connu pour être un bateau particulièrement technique, le cinquo n'a de cesse d'évoluer pour intégrer les dernières avancées technologiques.
La jauge est gérée au niveau mondial par l'association des propriétaires de 505, sous l´égide de l´ISAF. Particulièrement contraignante concernant la forme, le poids et les dimensions de la coque, des voiles et des espars, cette jauge est en revanche très libre pour l´accastillage, ce qui laisse libre cours à l´inventivité des pratiquants, et a permis à la 505 Class d'adopter récemment plusieurs innovations qui améliorent encore les performances du bateau. Au rang de ces dernières : l'adoption du carbone pour la bôme et le (ou les) tangon(s). La nouvelle jauge autorise aussi la voile à bordure libre. Grâce à ces évolutions, les possibilités de réglage s'étendent et permettent d'augmenter encore la vitesse du bateau.
"La voile à bordure libre supprime les frottements de la ralingue et permet ainsi, au portant, de creuser la grande voile à volonté, avec une amplitude que ne permettent pas les voiles à ralingue traditionnelle", explique Michel Boiry, président de la 505 Class France.
Quant à la bôme et au tangon carbone, ils économisent plus de 50 % de poids sur ces deux espars, soit entre 3 et 4 kg. Masse toujours présente, puisque le 505 a un poids obligatoire de jauge de 127,4 kg, mais dont la répartition pourra être optimisée, en déplaçant ces 3 à 4 kg au niveau des plombs d'équilibrage, c'est-à-dire au point le plus bas du bateau. "Le moment d´inertie est ainsi diminué dans les coups de gîte. L´ensemble bôme-tangon pèse également deux fois moins lourd sur la grande voile, ce qui permet d'optimiser l'ouverture et le vrillage de la grande voile par petit temps", développe Michel Boiry.
La légèreté des tangons permet enfin à certains équipages d´utiliser deux tangons, un de chaque côté, tous deux constamment reliés au bras de spi. La manoeuvre d´empannage est ainsi plus rapide et surtout, beaucoup plus sûre dans la brise et en mer formée. N'ayant plus à accrocher le bras de spi au tangon, l´équipier ne charge plus l´avant du bateau. Les empannages devraient moins souvent se terminer à l'eau ! Les équipages de 505 australiens, grands habitués des mers fortes, nous montrent déjà l´impact de telles nouveautés sur la rapidité d´exécution des manoeuvres, décisive en régate.
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