03/01/2009


Class40 - « Le chaînon qui manquait en course au large »

Le 6 décembre, au Salon Nautique de Paris, la Class40 a fait table ronde. Trois ans après son entrée dans le monde de la course au large, cette jeune classe a trouvé sa place.

Coureurs, architectes, partenaires et représentants de la Class40, par leurs témoignages, ont même clairement démontré qu´elle y joue désormais un rôle bien à elle. 

Après trois ans d´existence, la Class40 compte déjà quelques 80 unités. Sa présence sur des courses au large a systématiquement brillé par son ampleur : la flotte des class40 représentant à chaque fois entre un tiers et la moitié des concurrents. 

Depuis 2008, la Class40 est définitivement une classe internationale avec 1/3 de ses adhérents venus d´Angleterre, Italie, Espagne, Etats-Unis, Belgique, etc... 

« L´ouverture : la clé du succès de la Class40 » 

« La Class40 permet à tous les bons skippers comme aux professionnels de s´exprimer sur un circuit de course au large. Sur l´eau, ça se bagarre dur, le jeu est très ouvert et les courses sont vraiment serrées et passionnantes », explique Halvard Mabire, récent vainqueur de la Québec - Saint Malo en Class40. « L´ambiance est très saine, conviviale. Tout le monde s´entre-aide et s´apprécie. En effet, financièrement et matériellement, cette série est accessible à beaucoup de skippers : c´est la clé de son succès. » 

Un bon équilibre 

Comment la classe en est arrivée là, en trois ans seulement ? « Notre objectif originel était d´offrir à tous les bons marins un circuit de course au large, sur un bateau fiable, pour un budget raisonnable... », rappelle Jacques Fournier, actuel président de la classe. « L´équation n´était pas évidente à résoudre, mais je crois qu´effectivement, aujourd´hui, nous sommes arrivé à un bon équilibre. » 

Un programme de course éclectique 

Cet équilibre s´appuie notamment sur un programme de course très diversifié avec une épreuve mythique, la Route du Rhum ; une autre grande transat en solitaire, The Artemis Transat, où la bagarre a été passionnante lors de l´édition 2008. Des transats en double et en équipage comme la Transat Jacques Vabre en 2007, la Québec - Saint Malo en 2008. Des épreuves dédiées en duo ou en équipage qui ont laissé d´excellents souvenirs sportifs et humains à leurs participants : Les Sables - Madère - Les Sables, Les 1000 milles Britanny Ferries. 

Et comme la classe s´internationalise, les prochaines épreuves s´exporteront en Grande Bretagne notamment, avec la Rolex Fastnet Race et le Mondial Class40 en 2009. Une épreuve en Méditerranée est programmée à l´horizon 2010. 

La jauge Class40, garante d´une équité certaine 

Autre facteur clé du succès de la Class40 : la jauge. Stabilisée pour 4 ans, elle est suffisamment stricte pour limiter la course à l´armement, tout en générant des bateaux polyvalents, puissants et marins. Pas moins de 16 architectes se sont déjà penchés sur leur table à dessin pour répondre aux exigences de cette jauge : « la jauge Class40 est conçue de telle façon qu´il y a très peu d´écarts de performances entre les bateaux de série et les prototypes : preuve que c´est une très bonne jauge », remarque Eric Levet, du cabinet Marc Lombard, concepteur notamment de l´Akilaria. « Il y a très peu de paramètres sur lesquels on puisse jouer. C´est vraiment une jauge qui met en valeur les performances des skippers et des équipages ! » 

Des bateaux qui « envoient... » ! 

« C´est un bateau très intéressant ! », confirme Halvard Mabire. « Nous avons enregistré des moyennes à 345 milles en 24 heures sur la Québec - Saint Malo... ! Les Class40 sont suffisamment grands et polyvalents pour autoriser des courses au long cours, rapides, disputées. Ils sont suffisamment puissants pour « envoyer la purée » comme on dit dans notre jargon ! » 

Un travail de fond avec les architectes 

« Nous allons prochainement nous réunir avec une quinzaine d´architectes », précise Jacques Fournier, « nous voulons poursuivre une réflexion en profondeur avec eux, afin de maintenir notre ligne directive originelle, qui est l´accessibilité à la fois financière et matérielle de nos bateaux, tout en faisant évoluer les performances. » 

« Un formidable outil de communication » 

Ouverture, mixité des skippers, internationalistation, polyvalence et performances très proches des bateaux, excellente ambiance : l´ensemble séduit les partenaires. 

Edouard Danel, président du Groupe Novedia, partenaire de Tanguy de Lamotte, champion du monde Class40 en titre, présente les liens qui unissent son entreprise à la Class40 :

« nous nous sommes engagés auprès de Tanguy, précisément parce que les valeurs portées par cette classe sont en cohérence avec celles de notre entreprise. La Class40 est le chaînon qui manquait en course au large. Elle est à l´image du challenge que nous relevons au quotidien en tant qu´entreprise. 

Avec Tanguy, nous sommes partis d´une page blanche pour écrire une véritable histoire humaine et sportive sur 4 ans. Nous progressons, d´année en année, en interne et avec nos partenaires, au fil de cette histoire. Comme la Class40, nous fédérons à chaque fois un peu plus de monde autour de nous. 

La Class40 est un formidable outil de communication pour une entreprise comme la nôtre. » 

Des budgets proches de ceux des Figaro Bénéteau 

La Class40 reste en effet très abordable pour des partenaires. Les budgets de fonctionnement sont proches de ceux du circuit Figaro Bénéteau. « Il faut compter 300.000 EUR pour un bon bateau de série », précise Halvard Mabire, « et 500.000 EUR pour un proto, amortissable sur 5 ans. Pour un budget de fonctionnement performant, il faut disposer de 150 à 200.000 EUR par an, soit un bon budget Figaro... » 

« Aujourd´hui, environ une moitié des skippers Class40 autofinance son programme sportif », note Jacques Fournier. « Il est vrai que la médiatisation des Class40 est moindre que celle des 60 pieds, mais en terme de rapport investissement/retombées, je pense qu´un bon résultat en Class40 est bien plus rentable qu´un mauvais résultat en 60 pieds... » 

De belles saisons en perspectives... 

En conclusion, Jacques Fournier, se déclarait :

« heureux que la Class40 soit accueillie sur des courses prestigieuses comme, par exemple, la Route du Rhum. Je pense que nous pouvons tabler sur une quarantaine de bateaux sur cette épreuve en 2010... De nombreux partenaires s`intéressent à la Class40 et c´est très bien ! » 

Edouard Danel, PDG du groupe Novedia, partenaire de Tanguy de Lamotte :

« La Class40 est un excellent support de partenariat pour des entreprises comme la notre. Je souhaite que cela perdure, pour cela il faut qu´il y ait beaucoup de bateaux aux départs des courses. » 

Eric Levet, architecte naval :

« les deux prochaines saisons s´annoncent passionnantes : en janvier prochain, les deux premiers Akilaria de nouvelle génération (Akilaria RSC2) seront mis à l´eau ; et de nouveaux plans, dont un Humphreys (GB) et un Owen Clarke (GB), vont voir le jour dans les mois à venir. » 

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