30/08/2005


Croisière de Theis

La famille, qui sommes nous ?

Nous avons décidé de partir tous les quatre : Catherine, 39 ans, Théo, 10 ans, Loïs, 6 ans et moi-même, Michel, 44 ans. Ni Catherine ni moi ne sommes originaires du bord de mer. Nous naviguons tous les deux depuis de nombreuses années en catamaran de sport; actuellement en Formule 18. 

Michel : Depuis toujours, je rêve de grands espaces et d'indépendance ; aujourd'hui le temps est venu de passer à l'acte. André Malraux disait que " Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais pour être vécues "... Il a raison ce document est réalisé pour concrétiser la volonté d'organiser un voyage en famille pour vivre une expérience enrichissante et faire découvrir d'autres hommes, d'autres mentalités, d'autres horizons à nos enfants et à nous mêmes, et de profiter de la vie autrement que rapidement. 

NDLR : Michel est le Président de l'association des F18 en France et son expérience acquise sur les catas de sport et en particulier le F18 lui a été très précieuse pour ce voyage. 

Catherine : Depuis de nombreuses années, nous parlons de ce projet sans réellement le penser réalisable. Je crois que j'ai été l'élément déclencheur de ce grand départ. Jusqu'ici ce projet m'avais toujours semblé difficilement réalisable et par peur de l'inconnu je repoussais toujours cette idée. Le projet s'est un jour concrétisé et grâce à Michel qui est d'un naturel très optimiste tout en restant extrêmement attentif aux problèmes de sécurité, nous avons pris notre décision : partir pour un an avec nos deux enfants, période idéale pour Théo (10 ans) qui sera encore en primaire et pour Loïs (6 ans) qui est en pleine découverte de la vie. Je crois qu'il faut savoir parfois passer au-delà de ses peurs pour pouvoir réaliser son rêve. 

Théo : J'ai 10 ans, j'aime le sport et gagner. J'ai fait du judo, du basket, du tir à l'arc, j'adore le rugby et le tennis. Je fais du ski, et de la voile tout seul sur un Optimist ou avec papa, maman, et Loïs. J'espère découvrir plein de choses l'année prochaine notamment les dauphins, les poissons multicolores, les poissons volants... 

Loïs : J'ai 6 ans. J'ai fait du judo, maintenant je fais du tennis et du multi-sport. Je fais du ski et de la voile avec papa. J'aimerais bien découvrir les dauphins qui sautent autour du bateau et m'amuser avec eux. Je voudrais aller nager sous l'eau pour voir les poissons multicolores et attraper les poissons volants qui viendront sur le bateau. 

Choix du bateau 

Discussion de ponton : Les équipages avec qui nous avons discuté sont impressionnés par le cata. Ils ont l 'image négative du cata. La coque se soulève il peut chavirer mais après quelques explications et échanges les avis deviennent plus partagés. Quand on compare les navigations, le peu de roulis au largue, l'espace alors le cata commence à vraiment intéresser. 

Choix du Bateau : Plusieurs questions se sont posées quant aux choix du bateau : neuf, occasion, chantiers connus, bateau d'architecte, leasing, location, achat. 

Le monocoque : Le monocoque est élégant, il est moins encombrant, il correspond à une manière de naviguer et aux bateaux utilisés principalement par les circumnavigateurs du XXe siècle. Le monocoque remonte mieux au prés. Le budget d'achat est inférieur à celui d'un multicoque. 

Le multicoque : Nous avons choisi le multicoque. Ce n'est pas la peine de dire pourquoi il y a tant de polémique autour du choix d'un type de bateau qu'il vaut mieux aller sur des sites où des "chat" sont ouvert... Sans gîte, la qualité de vie est intéressante et la rapidité à taille équivalente est normalement supérieure à un monocoque (pour des bateaux de croisière). Il n'existe pas, à notre connaissance, de trimaran pour notre programme. 

Théïs est équipé grande croisière, il a une bonne autonomie en énergie grâce au déssalinisateur et aux panneaux solaire. Nous pouvons laisser Théïs soit dans les Caraïbes soit en France. La LOA peut être reprise. Chaque enfant aura son espace réservé et les parents aussi. Nous pourrons recevoir correctement un couple avec enfant Deux salles de douche, un espace bureau, le carré avec vue sur mer. Sa stabilité lui permet de tenir au mouillage forain dans relativement peu d'eau. La surface de pont, du cockpit et de la plage avant sont agréables. Points négatifs : l'encombrement, le coût supérieur à un monocoque et le caractère particulier du catamaran. 

Taille du bateau : Il existe une multitude de bateaux disponibles. La taille idéale pour notre projet se situe entre 38 et 42 pieds (entre 11,50 et 14 mètres). 

Neuf ou occasion ? Les deux ont des avantages et des inconvénients. Occasion : acquérir un bateau d'occasion demande beaucoup de temps : visites dans les différents ports, expertises, liste des options... Nous avons choisi d'acheter un bateau neuf car nous disposions de peu de temps et n'avons pas trouvé ce que nous cherchions en occasion. 

Les bateaux qui sont proposés aujourd'hui sont des bateaux faits pour rester au port et prendre l'apéritif avec quelques amis. Ils sont construits en fonction de cahiers des charges réalisés pour les sociétés de location mais on s'aperçoit vite que les options à intégrer pour pouvoir partir sereinement sont d'une valeur non négligeable par rapport au prix du bateau (environ 30 % à 40 % supplémentaire). Notre choix s'est porté sur un Lagoon 380 neuf, version 3 cabines du chantier CNB (Bénéteau). Pourquoi ce choix : le Lagoon 380 correspond à notre besoin, il est suffisamment spacieux, confortable, il se manoeuvre en équipage réduit. Frédéric Morvant du Comptoir du Catamaran a su nous mettre à l'aise et nous proposer les options nécessaires pour réussir convenablement notre parcours. Il a su avec le chantier Bénéteau répondre à nos attentes, à nos besoins et nous proposer un bateau, numéro de série 271 livré pour le mois de juin 2004. 

Préparation du bateau, mise à l'eau, réalisation du projet et stages. 

Théïs n'est pas un bateau qui va rester au ponton, de ce fait j'ai fait des modifications pour le rendre un peu plus efficace en navigation, un peu plus logeable au niveau des pointes avant avec une zone atelier et une zone couchage et complété son équipement électronique avec un contrôleur de charge de batteries. 

La pointe bâbord est aménagée pour faire un couchage et pour faire une étagère en navigation. La pointe tribord reçoit une étagère de rangement et un couchage. 

Aménagement de la bordure pour naviguer propre. Il y a deux sécurité : un bout en spectra entre un pontet de bôme et le point de bordure, et la bordure réglable qui a nécessité la mise en place d'une poulie et d'un taquet coinceur. J'ai une sécurité car il y a un peu de ragage au niveau de la sortie de bôme et j'ai augmenté le diamètre suite à une première rupture. 

Aménagement du winch de mât pour éviter que les écoutes ne se prennent et retardent le virement. Ce constat a été fait suite à notre entraînement en baie de Quiberon. Aménagement des lignes de vie. Le coinceur évite de se prendre les pieds dans la ligne de vie et de tomber. Les lignes pour l'avant son à poste et prêtent à être déroulées. 

Aménagement du trajet de l'écoute de genaker pour améliorer le passage au niveau de la cadène. Le coin navigation : en haut à gauche, le contrôleur de charge de batteries, le panneau électrique, au milieu à gauche le radar, la VHF et la prise du convertisseur 12V en 220V, derrière l'écran du micro, à gauche, le sonar de surface, le GPS et le PC ! Il doit exister plusieurs solutions pour attacher le lazy bag, voilà celle que j'ai adopté : une boule avec des élastiques. 

La mise à l'eau le 08 juillet 2004 est un excellent souvenir, malgré la pluie et la panne du camion. L'équipe de mise à l'eau a été très sympa et félicitations pour les manoeuvres dans les villages !
 

Pré planning du Projet définition en janvier 2004 

Réaliser un projet de ce type en moins d'un an demande de la planification et de la préparation. Beaucoup de personnes nous ont dit que nous n'y arriverons pas. Nous pensons au contraire que c'est une motivation supplémentaire, le projet parfait existe-t-il ? Au lieu d'y réfléchir, nous préférons agir. Pour monter ce projet j'ai adopté un principe de management : séparer ce qui est important de nécessaire et ce qui est nécessaire d'inutile. A partir du plan général nous avons défini les grandes étapes et utilisé la période hivernale pour réfléchir à l'organisation, préparer les stages et les entraînements.
 

Les stages que nous avons prévus, vont permettre d'acquérir une expérience rapide.
- Stage sur les moteurs et les équipements environnants
- Stage de survie
- Perfectionnement sur les cours de navigation et météo
- Stage sur les soins en cas de situation d'urgence 

Catherine a passé le permis côtier et prépare le permis hauturier. Les deux ont été réussis avec succès ! Les entraînements bateaux ont repris à partir du mois de mars. Le point à surveiller est le calcul de ce qu'il va falloir amener pour les différentes traversées. L'entraînement avec Théïs sera calqué sur celui que nous pratiquons en F18. 

Parcours et voyage 

Les informations qui nous parviennent du Cap Vert nous ont décidé à faire le plein du bateau en nourriture et en fuel à La Gomera. Nous avions acheté l'eau potable sur l'île de La Palma car elle n'est pas chère et très bonne ( y compris l'eau du robinet) nous avons à bord un peu plus de 200 litres et le dessalinisateur fournit une eau pure. 

Pour être en forme un équipage doit bien manger.
Nous sommes 4 jusqu'au Cap Vert puis 6 pour la traversée. Nous avons pris l'approvisionnement pour un peu plus de 300 repas et 150 petits déjeuner (70 litres de lait)... Beau sujet à résoudre ! Il a fallu faire des choix, nous verrons le résultat fin novembre.... La base de la nourriture sont les féculents, pâtes, riz, légumes secs, pommes de terre mais nous avons le marché en produits frais légumes locaux et fruits locaux, (mangues, maracujas, christophines, ...). La pêche sera le plus que nous apportera l'océan et je compte bien attraper quelques dorades. Nous avons également une recette pour faire notre propre yaourt, je vous raconterai plus tard. Je suis également sur la fabrication d'un four solaire. il parait que pour certains plats c'est idéal ! 

La Rochelle - Les Canaries :
Environ 1.200 milles pour 8 à 9 jours de navigation jusqu'à Madère et 260 milles et 2 jours de navigation pour arriver au Canaries. Nous partirons de La Trinité en Août 2004 pour aller sur les Canaries où nous pensons arriver fin Août début septembre. Nous avons décidé de faire cette première partie sans les enfants. Un équipier complétera notre équipage. Nous nous arrêterons à Madère pour visiter et découvrir quelques beaux mouillages. Les enfants nous rejoindrons aux Canaries où nous visiterons les différentes îles.
Canaries - Cap Vert :
Environ 780 milles et 6 à 8 jours de navigation
Début octobre, nous partirons vers les Îles du Cap Vert pour découvrir cette destination et attendre le début des Alizés.
Traversée de l'Atlantique :
Environ 2.200 milles entre 14 et 16 jours de navigation.
Deux amis viendront nous rejoindre fin octobre au Cap Vert et nous profiterons des Alizés pour traverser vers les Antilles où nous pensons arriver mi novembre.
Petites et Grandes Antilles :
Nous descendrons ensuite vers le Venezuela pour visiter "Los Roques" puis les petites et grandes Antilles en prenant le temps de découvrir les îles, leurs habitants, la faune, la flore, le milieu sous marin.
Une escale sur l'île du dernier champion du monde de 100 m à Paris s'impose ! (Saint Kitts)
Nous ne ferons pas toutes les grandes îles, nous éviteront les zones à risques et également les escales non couvertes par les assurances.
Nous essaierons de faire escale à la Jamaïque, aux îles du Belize puis un passage aux Bahamas.
Bermudes, les Acores, les Sables d'Olonne :
Environ 3.750 milles avec deux stop aux Bermudes et aux Açores et 25 à 28 jours de mer sans les arrêts !
Notre temps commencera à être compté, Il faudra penser au retour...
Nous remonterons vers le nord avec une escale en Floride pour faire le plein et se diriger vers les Açores.
La traversée de retour s'effectuera au mois de juin entre les Açores, et les Sables d'Olonne ou La Rochelle. 

Nota : Par rapport aux parcours initialement prévu (celui qui est en photo dans la partie projet), nous n'avons pas ramené le bateau en France mais nous avons préféré le vendre au Antilles compte tenu de l'important marché outre atlantique. 

La Trinité Sur Mer / Madère 

Pour cette étape l'équipage de Théïs est constitué de David, Catherine et Michel. Nous avons vite pris nos repères pour le bateau. Nous sommes partis de la Trinité sur Mer le 14 août 2004, quelques jours après la date prévue car l'ouragan Bonnie après être passé par les USA est revenu sur l'Atlantique en dégradant les conditions. Quelques jours après un autre ouragan Danielle est venu compliquer la carte météo du moment. Nous avons vu une fenêtre très courte pour traverser le Golfe de Gascogne en route directe pour Madère ; il nous a manqué 12 heures pour pouvoir le faire. Nous avons donc fait une escale de 4 jours à Ribadeo en Espagne en attendant que les dépressions passent.  

Nous en avons profité pour faire du tourisme, prendre un peu de repos et assister à une régate de Yole Espagnole. 

Michel n'a bien sûr pas raté l'occasion de goûter à la cuisine locale. A force de regarder dans les assiettes des voisins, il a fallu retourner le lendemain dans le même restaurant afin de découvrir les percebes (pousse pieds), navajas (couteaux), le poulpe façon Galicienne, les chipirons, les gambas, etc... Heureusement qu'il a moins d'appétit en mer...
 

Nous avons repris la mer pour aller sur Madère le 20 août. La météo n'était pas mauvaise mais après 3 jours, un vent de 30 / 35 noeuds avec des pointes à 40 s'est établi. Pendant 36 heures c'est bien, mais au delà cela devient difficile car la fatigue s'installe. De plus, nous sommes passés sur une remontée des fonds de 4.000 m à 400 m, le banc Josephine, la mer était vraiment mauvaise avec des vagues hachées, hautes et déferlantes pour certaines. Les descentes en surf sur les vagues étaient très excitantes surtout pour Michel qui barrait, mais les craquements du bateau étaient impressionnants. Tout a du se mettre en place..... Au plus fort nous n'avions qu'un petit bout de grand voile, nous avions pris deux ris et le génois était enroulé. 

A la suite nous avons traversé des nuages chargés de sable du désert. L'humidité ambiante n'était pas loin de 100 % A l'approche de Madère le ciel bleu est revenu. A Funchal nous avons bien rincé le bateau, pris une bonne douche et du repos. Malgré les conditions nous avons été régulièrement accompagnés par les dauphins, magique ! Nous avons hâte de faire découvrir ces moments émouvants aux enfants qui nous rejoindront aux Canaries. 

Funchal (Madère) est une ville très moderne et excessivement touristique. La marina est toute petite et nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir caser notre catamaran. Nous n'avions aucune envie de mettre le bateau au mouillage après une semaine de mer. La marina est assez cher 33 EUR pour être à couple, mais bon c'est mieux que le mouillage. 

Le marché est incontournable. C'est un dédale de fleurs exotiques, de fruits et légumes locaux et exotiques ainsi qu'un étalage de poissons assez surprenants dont le poisson local, l'Espada.
 

Nous avons visité l'île en voiture ; la partie Est est plus intéressante que l'Ouest. Nous nous sommes arrêtés à Sao Vicente le jour de la fête de la Liberté et dans un coin du bourg, il y avait des "baraques" avec des morceaux de viande pendus en plein air. On nous a découpé un gros morceau de boeuf, aiguisé un bâton et Michel nous a confectionné une belle brochette de 800 grammes ! On a mangé debout, avec nos doigts et bu du "vin" dans des verres pas très propres, mais bon, cela valait le coup !
 

Dans l'Est, visite en autres de la bourgade de Santana et ses maisons typiques aux toits de chaume. Ballade également dans la montagne avec ses paysages superbes ! 

Madère / Canaries et visite des Canaries 

Pour cette étape, nous étions deux : Catherine et Michel, David ayant dû retourner travailler. Ce fut une excellente fin de préparation. Quelques dauphins nous ont accompagnés sur le parcours et leur rencontre est toujours magique. Lors d'une partie de pêche un gros poisson a cassé la ligne et m'a emporté un super Rapalat et trois leures... Le lendemain nous n'avons rien attrapé...
 

Nous sommes arrivés aux Canaries le 02 septembre après une super traversée de 2 jours. Nous avons rencontré des accélérations au Nord Est de Tenerife. Ce phénomène est classique mais il faut le contrôler ! Nous récupérons les enfants mardi 07 septembre... mais je ne résiste pas à remettre ces photos d'une baignade en pleine mer bleue azur et à 29° ! 

ÎLE DE LA GOMERA ( du 08 / 10 / 04 au 22 / 10 / 04 )
 

Il nous a fallu une petite journée pour rejoindre la marina de San Sebastian. Nous voulions rester un jour ou deux au mouillage mais nous sommes arrivés de nuit et il était assez imprudent de jeter l'ancre dans un endroit inconnu sans visibilité. 

Pendant cette traversée nous avons enfin capturé une petite bonite. Tout le monde sautait de joie. Un quart d'heure plus tard, nous avons attrapé une autre bonite mais celle ci d'environ 10 kg. Michel s'est battu un bon bout de temps avant d'en venir à bout. Nous l'avons découpé et mangé à toutes les sauces dont un fameux carpaccio. 

Autre grande nouvelle, Loïs a mangé des tomates. Après plusieurs années de vains efforts, nous l'avons enfin convaincu ! Quelle victoire ! 

Nous terminons notre séjour à La Gomera. Cette île est vraiment paisible et nous y sommes bien. Les enfants peuvent aller jouer sur d'autres bateaux et sortir de la Marina sans problème. Nous avons rencontré et retrouvé des équipages que nous avions croisés sur d'autres îles. Il n'y a pas d'autoroute, de ce fait l'île n'est pas dégradée au niveau paysage et les routes restent très tortueuses. 

La "pétanque" Canarienne, les discussions autour de qui a emporté le point sont équivalentes à ce que nous trouvons sur la Canebière à la différence que les joueurs utilisent de grosses boules en argile. 

Christophe Colomb avait fait de La Gomera une base avancée pour ses expéditions aux Amériques. A San Sebastian, nous avons visité sa maison et son atelier décorés de belles peintures. 

Les retrouvailles après 10 ans... Daniel a été le premier à nous faire faire du cata de croisière... nous l'avons rencontré de nouveau sur le ponton de San Sebastian de la Gomera, il fait le même périple que nous mais sur un autre bateau ! 

Le capitaine fait refroidir les pieds et prend de ce fait un peu de temps pour lire... il n'arrête jamais ! Comment faire pour lui faire réduire de rythme ?
 

ÎLE DE LA PALMA ( du 02 / 10 / 04 au 07 / 10 / 04 )
Nous sommes arrivés de nuit à la Palma après deux jours de navigation dont une nuit assez ventée. Le second jour, les enfants ont pu apprécier le calme revenu en jouant, eh oui, à la Game Boy sur le pont. On a aussi plein de temps pour faire des calins. 

Il n'y a pas de marina à Santa Cruz, seulement le ponton du club nautique. Nous avons pu amarrer le bateau avec des pendilles mais c'était assez sportif pour descendre et monter du bateau par l'avant en équilibre sur une planche. Michel est allé discuter avec des gars d'un chantier, il est revenu avec un planche et a bricolé un système qui a fait des envieux....Personne n'est tombé à l'eau sauf une malheureuse baguette de pain. 

La ville de Santa Cruz de la Palma est superbe. Ce n'est pas une île touristique par contre les gens viennent sur cette île pour marcher sur les nombreux GR qui permettent de découvrir cette superbe île très verte et pleine de cultures. Les Palmériens ont utilisé la pauvreté du sol pour cultiver la vigne et faire du bon vin que nous avons testé ! 

Nous sommes montés en haut des volcans de Fuencaliente. Sur le volcan de Teneguia, la dernière éruption date de 1971. Par endroit, la terre est encore chaude et sent le souffre. Pour le retour, nous avons marché pendant deux bonnes heures en escaladant des chemins de graviers mous. Théo largement en tête ; Loïs malgré de nombreuses pauses a franchi les derniers pas avec le sourire. 

ÎLE DE LANZAROTE ( du 18 / 09 / 04 au 01 / 10 / 04 )
 

Nous avons quitté Ténériffe le vendredi 17 septembre tôt le matin direction Lanzarote. Après mon quart de nuit et quelques heures de repos, je me réveille le samedi matin avec un paysage totalement différent. Autant Ténériffe est une île verte (le Nord) autant le paysage qui s'étale devant moi est désertique et sec. Il n'y a pas de vent et l'eau est plate comme sur un lac. Nous amarrons le bateau dans la marina privée et ultra propre de Puerto Calero. Tout est calme, très cosy... Quel changement ! 

Nous visitons le parc de Timanfaya : mer de lave suite aux différentes éruptions des volcans, phénomènes géologiques et paysages extraordinaires. 

Petite promenade à dos de dromadaires pour toute la famille. 

Après quelques jours nous mouillons le bateau au large de Papagayo. Cette courte navigation est l'occasion pour les enfants de prendre un cours "d'homme à la mer". Notre cobaye, surnommé Alphonse, passe une bonne heure dans l'eau et est repêché plusieurs fois par les enfants qui s'amusent comme des fous à conduire le bateau pour réussir cette manoeuvre pas évidente du tout mais nécessaire au cas où. A terre, les enfants doivent faire attention aux voitures, à traverser sur les passages piétons. En mer, le plus gros risque est de tomber à l'eau et il est donc important que les enfants apprennent à manoeuvrer le bateau tout seul pour pouvoir récupérer un homme à la mer. 

Au mouillage, la vie est différente. Réveil avec pour tout horizon la mer, la plage et les montagnes. Après le petit déj, plongeon dans l'eau déjà très agréable. C'est dur de se mettre aux cours après... Nous vivons en parfaite autonomie grâce au déssalinisateur, aux panneaux solaires qui produisent assez d'énergie pour ne pas mettre le moteur en route, et aux provisions qui sont faites régulièrement. Après la récré, retour sur les bancs de l'école... 

Les enfants ont voulu passer leur première nuit à la belle étoile et n'ont admiré les étoiles que quelques minutes avant de sombrer dans un profond sommeil.
 

Nous sommes actuellement à la marina de Playa Blanca toujours dans le Sud de Lanzarote. Cette marina est vraiment super. Nous avons accès à la piscine et au tennis ; tout le monde avait hâte d'échanger de nouveau quelques balles. 

Théo et Loïs ont effectué leur baptême de plongée ; c'était un peu difficile pour Loïs de porter les bouteilles sur son dos. Ils ont trouvé ça super et Théo veut déjà passer son niveau 1 aux Antilles. 

ÎLE DE TENERIFE ( du 02 / 09 / 04 au 17 / 09 / 04 )
 

Le bateau est à la marina de Santa Cruz dans le Nord de l'île. Marina très bruyante : des ferries partant sur les différentes îles larguent les amarres toute la journée, et la marina étant en construction (depuis de nombreuses années) nous avons droit au marteau piqueur dès le matin... 

Le 07 septembre, nous avons récupéré les enfants et les grands parents de Limoges, les valises sont arrivées le lendemain... 

Nous avons commencé l'école et les excursions. Le Teide point culminant de Tenerife (et aussi de notre voyage) domine l'île à 3.718 mètres d'altitude. Pour l'ascension le temps était super mais il y avait beaucoup de vent et la température était de 9°... 

Journée au Loro Park à voir absolument pour son spectacle de perroquets et de dauphins, la banquise de pingouins et tous les autres animaux dont le tigre blanc très impressionnant. Journée également dans un Aqualand ; épuisant. Nous avions du mal à suivre les enfants dans les toboggans, tapis d'eau, etc... 

Canaries / Cap vert et escales 

5 jours de traversée entre La Gomera et l'île de Sal... Nous sommes partis à deux bateaux pour pouvoir échanger en mer les informations notamment celles concernant les bancs de poissons ! Cath n'a pas résisté à ouvrir le paquet surprise du bord offert par les z'amis Erik et Gaëlle, ambiance fête ! Bon vent, bonne mer, soleil que du plaisir ! Les enfants ont pu travailler sans problème. 

SAO VICENTE ( du 08 / 11 / 04 au 11 / 11 / 04 )
Après une navigation paisible, nous arrivons sur le mouillage de Mindelo où de nombreux bateaux sont déjà à l'ancre. Nous retrouvons là de nombreuses connaissances rencontrés à la Gomera et qui font parties du rallye du soleil et qui ont fait escale à Mindelo avant de partir pour le Brésil et l'Amazonie. Pendant une bonne journée, il pleut sans discontinuer. Les rues de Mindelo sont recouvertes de l'eau qui descend de la montagne et nous pataugeons dans la "boue" dans des odeurs peu agréables. 

Mindelo est une ville avec une très belle architecture et de nombreux magasins ce qui sera très pratique pour faire le dernier avitaillement avant le départ. Nous n'avons pas eu le temps de sortir le soir écouter de la musique, ce que nous regrettons. Nous avons assisté à une répétition de capoeira, curieux mélange de danse et d'art martial. Les adeptes se font face et exécutent d'amples mouvements esthétiques sans que les corps ne se touchent jamais. Des musiciens les accompagnent à l'aide du berimbau, instrument d'origine africaine, composé d'un arc en bois à une corde et d'une calebasse de résonance. Cet art fut inventé par les esclaves noirs, qui détournaient ainsi l'interdiction de s'entraîner au combat. Sur cette île, les habitants parlent le portugais et le créole, mais également le français. 

Au mouillage, nous avons retrouvé nos amis de Toucan III, heureusement, à bord, on ne boit... que de l'eau ! Avant de partir, nous en profitons pour nettoyer et démonter l'annexe et faire le plein de gasoil pour la traversée. Lulu vient de se faire avoir et séchera avec l'annexe pendant que l'apéro est servi !
 

Nous quittons Mindelo le 11 novembre après des adieux à rallonge avec l'équipage de Toucan III. 

SAO NICOLAO ( du 06 / 11 / 04 au 08 / 11 / 04 )
Nous partons en début d'après midi pour l'île de Sao Nicolao. Après une nuit en mer, nous apercevons le petit village de Tarrafal. A peine le bateau mouillé, nous sommes assaillis par une barque de gamins réclamant des bonbons et nous proposant divers services à terre. Malheureusement, nous n'avons pas le temps d'apprécier les charmes de cette île, car un coup de vent est annoncé pour la nuit du 8 au 9 novembre. Le mouillage étant inconfortable, nous décidons de mettre le cap sur l'île de Sao Vicente et partons tôt le 8 au matin. A Mindelo, on nous apprendra que pendant le coup de vent, un bateau s'est retrouvé sur la plage et le mouillage a été très agité. 

BOA VISTA ( du 03 / 11 / 04 au 06 / 11 / 04 )
 

L'île de Boa Vista au sud de Sal, est très peu fréquentée par les touristes. De ce fait les gens sont plus accueillants, la langouste est moins chère et l'île est très sauvage. Une succession de zones désertiques, volcaniques, et de plages de sable fin. Le panneau jaune indique la piste pour le passage d'un ultra marathon (150 km) en autonomie dans les cailloux. Je préfère que se soit eux que moi !! Nous avons vu le pied d'un italien à l'arrivée, pas beau ! 

Pas besoin d'agence de pub pour comprendre ce que veut exprimer le dessin.... Nous avons visité l'île à bord d'un pick-up avec Elvis comme chauffeur. Comment Hubert a échappé à la marmite ! Il a eu de la chance les autorités nous ont certifié que le dernier cannibale a été mangé la veille et de plus Hubert est immangeable.
 

Avec l'aide d'Elvis, nous avons pu nous fournir en langoustes. Les pêcheurs en sortent beaucoup mais la majorité de la pêche part approvisionner les hôtels de l'île de Sal. Mais il n'y a pas que des langoustes sur l'île... 3 requins pêchés par Théo et Hubert...
 

ÎLE DE SAL ( du 27 / 10 / 04 au 02 / 11 / 04 )
 

Arrivée à SAL. C'est un dépaysement total. L'image du ponton en dit long sur son passé. C'est le point de rencontre de beaucoup d'habitants, il viennent chercher du poisson frais, qui a été pêché le matin et vidé sur le ponton.... Les odeurs vont avec... Les lulubertlu (Lucien Gourmez et Hubert Metzinger dit Lulu et Hubert ) sont arrivés à Sal le 03 novembre à 0 h 50... L'équipage est au complet pour la traversée. 

Traversées de l'Atlantique, une belle épreuve ! 

Enfin le grand jour est arrivé ! Nous quittons Mindelo au Cap Vert, le 11 novembre 2004 en milieu d'après-midi pour entamer notre traversée de l'Atlantique avec arrivée prévue au Marin en Martinique (2.100 milles). Nous avons fait le plein de carburant ; au total 100 litres dans chaque réservoir, plus 140 litres en bidons, ce qui ne couvre que 1/3 de la traversée.... A peine sortis de la baie de Mindelo, nous pêchons un beau poisson (race inconnue) qui va rapidement rejoindre le frigo sous forme de filets. 

En soirée, le vent commence à monter, la pluie arrive et nous commençons notre traversée avec des vents qui monteront jusqu'à 45 noeuds et une pluie incessante pendant 36 heures. Rien de tel pour s'amariner. Inutile de préciser que le poisson tout frais est resté tranquillement au fonds du frigo ! Après ces grains, le vent retombe un peu et nous pouvons reprendre une vie à peu près normale.
 

Le rythme s'organise autour des quarts, des repas, des siestes, et pour les enfants de l'école. Nous essayons de travailler un maximum pour prendre de l'avance et pouvoir accueillir les cousines qui nous rejoignent avec leurs parents (frère de Michel) 3 semaines pour Noël et Nouvel An. 

L'équipage se connaît bien et nous savons, dès le départ, que l'ambiance à bord sera bonne. Nous avons acquis une grande partie de notre expérience en cata de sport et nous comptons bien faire avancer Theis correctement. Les quarts sont organisés d'une manière un peu particulière mais qui a fait ses preuves. Cath fait beaucoup l'école aux enfants, elle a un quart fixe de 21 h - 00 h. Hubert, Lulu et Michel tournent sur les quarts suivants 00 h - 03 h, 03 h - 06 h et 06 h - 09 h, dans la journée les quarts sont libres mais il y a toujours deux personnes en veille et un qui dort ! 

A bord, Lulu la boulange s'active aux fourneaux. Il a beaucoup de talents cachés : il fait du pain, du cake, fait de la couture et donne des cours en tous genres. Une vraie petite fée cet homme là ! Pendant ce temps là, d'autres font la sieste, se réveillent de la sieste mais toujours avec le sourire, la blague et la bonne humeur ! Hubert est plus spécialisé dans le réglage des voiles et veille à ce que l'ambiance du bord soit bonne et sonne "l'alarme" dès qu'une certaine léthargie s'empare de nous ! 

Nous avons régulièrement fait de bonnes pêches dont un barracuda de plus de 1 mètre suivi d'une dorade Coryphène et d'un autre Barracuda, tout cela en quelques heures. La même pêche miraculeuse s'est reproduite quelques jours plus tard. Il ne faut pas longtemps à Michel pour vider et préparer les poissons. La dorade en carpaccio, quel régal ! Pour pêcher voilà les leures que nous avons utilisés. Un montage spécial imaginé par Michel et réalisé par Lulu et un double leure, le premier s'étant fait croquer plusieurs fois ! 

En plein milieu de l'Atlantique, nous sommes obligés de refaire le plein car les moteurs tournent régulièrement par manque de vent. Manoeuvre un peu périlleuse. De même aller dans le mât ne se révèle pas facile...  

Au niveau météo, nous avons échangé avec E Wesolek de la société Météopartner. Nous sommes descendus directement sur le 14 parallèle pour essayer de trouver une zone de vent peu perturbée. Les trois premiers jours ont été assez perturbés, dépressions tropicales, vent avec rafales. Le milieu de la traversée fut assez paisible avec des vents autour de 10 à 15 nds et nous avons utilisés les moteurs pour ne pas faire chuter la moyenne. Pour les 600 derniers milles nous avons du être vigilants car ce fut une succession de grains plus ou moins violents et de la pluie !
 

Au niveau matériel l'axe de vide mulet à lâché. Heureusement j'avais un axe de fixation de coque de F18 et cela a bien tenu. La latte du haut a cassé dans les manoeuvres. Le record de la traversée 13,8 nds. 

Impressions de Nav :
[Lulu : Depuis longtemps cette traversée de l'Atlantique me faisait grande envie. Merci à la famille Hardy d'avoir pu réaliser ce rêve. Accompagnés d'Hubert, nous avons passé un mois extra. Je souhaite que la suite de votre voyage se passe comme ces bons moments passés ensemble. Encore merci de tout coeur. Lulu. 

Hubert : Hardy petits ! Sacrés matelots ces lascars là ! Toujours prêt à donner la main dans la manoeuvre surtout à remonter les lignes avec 10 kg de poiscaille au bout. Les enfants à la canne à pêche, le père aux fourneaux, t'y rajoute Lulu la boulange et Cath dans les quarts pluvieux et tu auras la description exacte de la traversée couchette Atlantique. Hubert. 

Pour cette traversée, j'avais prévu entre 14 et 17 jours, nous en avons mis 15. La route théorique était de 2.073 milles et nous avons parcourus 2.138 milles... Nous n'avons manqué de rien mais nous avons du gérer le fuel et l'énergie tout au long de la traversée. Le début de la traversée fut agité avec la traversée d'une dépression tropicale qui n'était pas prévue aussi forte. Au milieu de l'Atlantique, le beau temps est revenu mais le vent a faibli.  

Cela a permis à tout le monde de bien se reposer,de pêcher,de lire et de préparer de bons petits plats... La fin du parcours a été un slalom entre les grains très ventés et pluvieux pour certains. Mais au bout la récompense : arriver là où on veut avec un lever du jour extraordinaire. Les enfants n'ont pas eu peur et n'ont pas trouvé le temps long, ils ont super bien travaillé et ont pris de l'avance pour pouvoir profiter des Antilles. Ce fut une belle épreuve réalisée dans les objectifs : suffisamment rapide pour ne pas s'ennuyer mais très sécurisant pour un traversée familiale. 

Les Antilles 

A Saint-Martin, nous amarrons le bateau dans la marina de Marigot à Fort Louis. Nous sommes tombés en panne de déssalinisateur et c'est là que l'on prend conscience de l'importance de l'eau sur un bateau sous les tropiques. La marina est presque vide, mais cela ne durera pas car le week-end a lieu la Heineken Regatta. Les bateaux font une escale dans la marina le samedi soir et comme on peut l'imaginer, il y a de l'ambiance. Beaucoup d'étrangers participent à cette régate dont plus de la moitié sur des bateaux de location. Évidemment vu le sponsor principal, la bière coule à flot. 

Où trouver trois Classe América en régate ? A St Martin. Stage accessible par tous sur Stars and Stripes, Australia... C'est aussi l'endroit où nous pouvons croiser des classes "J".... pour moi les plus beaux bateaux. Nous avons pu suivre les régates de St Barth où ne sont présents que les super classes. Quel spectacle ! 

Les parents de Catherine en vacances à St Martin, viennent chercher les enfants pour passer quelques jours avec eux et nous nous retrouvons en amoureux. Le dimanche soir, nous partons en pleine nuit avec l'annexe à travers le lagon pour assister à un concert de Jimmy Cliff en personne, donné sur la plage. Ambiance assurée .....! Nous découvrons également dans les nombreuses marinas de St Martin, des yachts de luxe par dizaine....no comment, mais les Hollandais savent les accueillir. 

Nous avons dû sortir le bateau de l'eau afin de refaire le carénage (voir page mésaventure de Théïs). Pendant 3 jours, nous logeons donc à l'hôtel. C'est la première fois que nous dormons à terre depuis le mois d'août ! Le jour de l'anniversaire de Michel, le bateau est remis à l'eau et Michel en profite pour fêter cela.! 

Entre St Barth et St Martin, grand moment d'émotion lorsque nous voyons une baleine et son baleineau qui jouent dans l'eau. On dirait que la mère montre au baleineau comment il faut faire pour taper l'eau avec la queue... Moment émotion "spish... spish...." comme dirait Nicolas Hulot ! 

Nous mouillons le bateau dans la baie de Grand Case où nous retrouvons Nathalie et Dominique sur le bateau Étoile de Lune que nous avions connu à Lanzarote. Nous restons là plusieurs jours car l'eau est très claire, il y a un endroit très chouette pour faire du snorkeling. Le mardi soir, la rue principale du village est piétonne et il y a des orchestres tous les 50 mètres.
 

Au mouillage, comment se mettre au sport de glisse, les veilles recettes du mono de voile reviennent : vous prenez une annexe, un bout avec un morceau de tuyau d'arrosage, une planche de body board, et le tour est joué... Loïs et Théo ne mettront que quelques essais pour se retrouver à genoux et en découdre avec les vagues ! Nous découvrons un gars super sympa Stéphane, qui permet à beaucoup de jeunes d'essayer la glisse, à un prix très raisonnable ce qui n'est pas le cas partout. Vous pouvez aller dans l 'anse de Grand Case à St Martin pour faire du Wake board ! Les enfants et nous mêmes avons adoré ! Le soir moment de tranquillité en observant le coucher de soleil et laisser libre cours à son imagination...
 

Guadeloupe, Les Saintes, Antigua, Barbuda, St Barth et St Martin
Une amitié de plus de 20 ans et toujours le même plaisir de se retrouver. A l'époque avec Philippe,nous avions tiré des bords et gagné le championnat de Martinique en cata de sport... Aujourd'hui le bateau est plus grand il peut accueillir les deux familles mais que c'est bon de tirer sur les écoutes !
 

Découverte du marché en Guadeloupe et première discussion sur les prix ! Il faut faire le plein de produits locaux et frais.
 

Aux Saintes, découverte de l'eau à 27° de la maison bateau et du Fort Napoléon. Napoléon n'est d' ailleurs jamais passé aux Saintes... mais c'est une visite à faire, l'histoire des îles, des différentes batailles navales y sont très bien décrites. De magnifiques iguanes se baladent tout autour du fort. 

Le soir, découverte de la cuisine créole faite sur le bateau, papillote de légumes locaux au lait de coco et accras de morue. 

Après une navigation intensive et mouvementée entre la Guadeloupe et Antigua, nous découvrons le repère des Amiraux Anglais Rodney et Nelson... 

Antigua fut découverte par Christophe Colomb en 1493 et tire son nom de l'église "Santa Maria la Antigua" de Séville. Très vite abandonnée par les Espagnols vu sa sécheresse, l'île fut récupérée par les Anglais en 1632. La présence constante des Anglais pendant plus de trois siècles a fait d'Antigua une île très british ! Le repaire de Nelson, English Harbour est sans aucun doute le lieu le plus réputé d'Antigua, grâce à ses abris naturels Antigua devint le bastion de l'escadre anglaise des îles sous le vent. De nombreux forts entourent l'île et la rendirent imprenable. Aujourd'hui encore dans un bar du port tous les jours à 18 heures des anglais se mettent dans la cour intérieure et insultent les français pendant un certain temps tout en buvant ! Heureusement pour nous depuis un moment le propriétaire est français !
 

Ballade dans les bois autour d'English Harbour pour aller visiter le point culminant de Charlotte point. Lors de cette ballade nous passons à travers de très vieux cimetières et découvrons des crânes de chèvres accrochés de ci de là sur les branches... stupeur chez les enfants et craintes de continuer mais excellents souvenirs à se raconter le soir à bord. Un peu de pêche pour alimenter le quotidien du bateau.... 

Barbuda, son littoral, encore presque vierge de toute construction est bordé d'interminables plages de sable blanc serties de bancs de coraux. Cette île n'est pas dans les parcours standards et c'est très bien ainsi, mais combien de temps cela va t il durer ? 

Il n'existe qu'un seul village celui de Codrington du nom d'un famille anglaise qui loua à la couronne d'Angleterre l'île pour en faire un plate forme de vente d'esclaves aux Caraïbes. L'ambiance au village est très sympa et conviviale. mais pour rejoindre le village c'est une sacrée expédition : il faut faire traverser à l'annexe un banc de sable pour rejoindre le lagon. Ce jour là il y avait des vagues, nous étions huit à bord de l'annexe qui est faite pour 4/5 l'eau rentrait... Mais Marine a eu l'idée de se servir des casquettes comme écope !John a du voir que nous étions un peu chargés alors il est venu prendre une partie du groupe en barque à moteur !
 

Soirée langouste à bord de Théis, une coutume ! St Barth, le St Tropez des Antilles quelques bons mouillages dans des réserves naturelles. Théïs au mouillage devant l'hôtel de ville.
 

LA DOMINIQUE
 

Découverte un dimanche de l'année 1493, ce qui lui vaut son nom de Dominica, cette île montagneuse et parfois impénétrable fut convoitée successivement par les anglais et les français. Même si elle est plus tournée vers la culture anglaise il reste beaucoup de trace du passage des français. il aura fallu plusieurs tentatives entre 1493 et 1783 pour que les indiens très féroces soient "intégrés". Ils ont été regroupés dans une grande réserve à l'ouest de l'île. L'indépendance totale de l'île fut obtenue en 1978. 

En 1979 le cyclone David un des plus violents qu'ait connu les Caraïbes frappe la Dominique. Il en reste encore de nos jours quelques traces comme ces bateaux échoués sur la plage de Portsmouth. L'accueil est très chaleureux, comme partout il a pu y avoir des dérapages mais il y a des guides comme Albert Lauwrence ou Alex (dont nous avons entendu beaucoup de bien) qui sont là pour vous offrir leurs services et vous parler de la Dominique dans les détails. 

La rivière indienne : scoop, regardez bien ces photos car le prochain "Pirates des Caraïbes" sera tourné en partie à la Dominique et sur la rivière indienne. Le temps était un peu maussade, dommage. Au bout de la promenade il y a un apéro au punch dynamite pour vous réchauffer...
 

Au bout de la rivière indienne, rencontre avec de nouveaux copains. Une petite fille émerveillée devant son image à la caméra. Théo et Loïs essaient de ramer. Après avoir trouvé le bon rythme et une bonne coordination, ils sont très efficaces. 

LA MARTINIQUE
 

Au Marin (Martinique) concert et danses traditionnels, il y a 20 ans c'était ce que nous rencontrions comme costume dans la rue et la musique était des Caraïbes, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Il ne faut pas oublier qu'en 1902 le volcan de la montagne Pelée fit plus de 30.000 mort en quelques secondes, seul un prisonnier put en réchapper. La ville de Saint Pierre a été anéantie. Les ruines encore visibles aujourd'hui témoignent de l'impact.
 

Survoler les Grenadines par temps clair permet d' avoir une autre vision de l'endroit où nous naviguons... et de la difficulté ! Nous avons fait des mouillages avec Théïs sur toutes les îles ci dessous... Régulièrement des bateaux viennent se frotter aux récifs et sont gravement endommagés.
 

L'île de Petit Tabac où fut tourné une partie de Pirates des Caraïbes L'île de Morpion la plus petite du monde.
 

Petit Rameau et Petit Bateau, le mouillage entre les deux îles est notre mouillage préféré, l'île de Petit St Vinecent.
 

Les Tobago Cays, une vue des récifs coralliens des Grenadines ou parfois une mauvaise manoeuvre ou une faute d'inattention peu coûter cher. Régulièrement des bateaux viennent se frotter aux récifs et sont gravement endommagés. 

Tout un business tourne avec les boatboys. Sidney pour la vente des Tee-shirt, et Flex pour les langoustes. En prenant le temps on peut discuter et découvrir d'autres manières d'aborder les problèmes ou des manières de faire, par contre beaucoup d'entre eux sont attaqués par le rhum et les cigarettes de Bob.....mais ils sont doués pour le commerce ! 

Pour les fêtes de fin d'année, une partie de la famille nous a rejoint, mon frère Pierre, son épouse Françoise, Charline ma filleule et Cléo. Nous avons navigué jusqu'aux Grenadines. Pour Noël, nous avons fait griller des langoustes sur la plage déserte entre Petit Rameau et Petit Bateau dans les Tobago Cays. Ambiance assurée ! 

Lors d'une soirée mémorable au Lambi's bar sur l'île d'Union, Théo et Michel nous ont montré leurs talents de danseurs. Tel fils, tel père... C'était très chaud ! Le 29 décembre, Loïs a fêté ses 7 ans, au mouillage devant l'île de Petit Tabac.  

Quelques jours après et quelques miles plus loin, la soirée du Nouvel An s'annonce bien. Réveillonner à bord du bateau était une manière simple de passer la nouvelle année, quelle soirée !
 

Lors d'une visite du parc naturel de St Lucie, nous avons pris un échantillon de fleurs...
 

Toujours sur St Lucie, la visite de la Soufrière, un volcan toujours en activité. En navigation, les enfants ne sont pas les derniers à prêter main forte dans les manoeuvres. Pendant ce temps là, Michel confectionne le pain et Catherine fabrique le yaourt. Les enfants se mettent aussi aux fourneaux. Pendant toute la traversée, Théo rêvait de cueillir des noix de coco ! Aux Grenadines, il suffit de grimper en haut du cocotier... et déguster, ou jouer à la pin up !
 

Notre arrivée au Marin ( Martinique) nous permet de faire un tour rapide de la Martinique avec Hubert et Lulu. En 20 ans il y a eu un peu de changement mais certaines routes sont restées à l'identique et le bouchons du Marin existe toujours. Mais c'est avec plaisir que j'ai retrouvé les paysages et malgré ce que l'on peut dire, la bonne humeur des gens. Il est vrai qu'en descendant vers le Sud sur Bequia, Tobago, Union, l'accueil est encore plus sympa. 

Les mésaventures de Theis 

Théis mis au sec ! La sortie de l'eau d'un bateau est toujours une opération délicate. Je n'étais pas très rassuré. 

Données de départ
Lors de la commande de Théis, le concessionnaire Lagoon "Le Comptoir du Catamaran" connaissait notre programme de navigation. La prestation de mise à l'eau comprenait l'antifouling. Cette prestation a été sous traitée à un autre prestataire seul habilité à entrer sur le chantier : la société "SAS". Lors de la mise à l'eau je fus étonné de voir que le dessous des ailerons, de l'embase des sail drive et des hélices ne soient pas peint. Le Comptoir du Catamaran me répondit que c'était normal et qu'aucun bateau ne sortait du chantier CNB-Beneteau avec de l'antifouling sur ces parties. J'ai bien essayé de dire que cela n'était pas normal mais rien ni fit. 

Après trois mois de navigation, en septembre, de petites plaques d'antifouling bleu se détachent des bords d'attaques des étraves, des ailerons et des safrans. J'informe par mail le Comptoir du Catamaran. Après la traversée de l'Atlantique, en décembre, les bords d'attaques sont blancs, il n'y a plus d'antifouling... J'envoie des photos au Comptoir du Catamaran qui est un peu étonné et va voir avec la société SAS. 

En janvier comme rien ne bouge je renvoie les photos en mettant copie à la société SAS. Janvier, février passent. A part un échange de mail creux, pas de réponse positive ou négative. Au téléphone, j'appelle régulièrement le Comptoir du Catamaran mais là aussi sans résultat. Les algues poussent, le corail se développe et la vitesse chute. A chaque escale je passe du temps à me renseigner auprès des professionnels sur le problème qui touche Théïs.  

Là, je commence à découvrir que le choix de l'antifouling est important, qu'il y a déjà eu des problèmes de ce type, que l'application des différentes couches doit être rigoureuse, que sur les bords d'attaque on met trois, voir quatre couches etc... 

Au mois de mars à St Martin, Théïs est couvert d'algues et de corail. Je rencontre un professionnel de la marque de peinture International à qui j'explique le problème et qui voit le bateau. Il m'indique que l'antifouling qui a été appliqué n'est pas celui qui convient pour le programme que nous avons et une navigation dans les mers chaudes. Quelle douche froide ! J'envoie des mails à SAS et au Comptoir du Catamaran. J'essaie d'analyser et de comprendre le pourquoi de cette situation. Pas de réponse significative.
 

Nous prenons la décision avec Catherine de sortir le bateau et de refaire un antifouling. A la sortie nous nous apercevons du désastre ! Le bateau est couvert de corail et d'algues longues de plus de 20 cm ; c'est pire que ce que je voyais sous l'eau ! L'antifouling est complètement usé... Après le passage du "karcher" la décision est également prise de refaire une première peau. Trois jours après, Théïs est remis à l'eau avec un antifouling mieux adapté, le dessous des ailerons est peint ainsi que les hélices, les embases et avec trois couches sur les bords d'attaques ! Mieux qu' à la livraison !
 

Bilan
- Pourquoi ne nous a t on pas proposé plusieurs antifouling ?
- Pourquoi l'antifouling n'est il pas appliqué sur l'ensemble des surfaces ?
- Pourquoi sur notre bateau l'antifouling s'est usé aussi vite à peine trois mois de navigation pour les premières traces et 6 mois pour avoir un bateau couvert d'algues et de corail ? 

A ces questions, nous n'avons aujourd'hui pas de réponse et aucune prise en charge que ce soit du côté de la peinture Internationale, du prestataire SAS qui a appliqué la peinture, et du concessionnaire le Comptoir du Catamaran. 

Sommes nous satisfaits de la prestation ?
L'image du chantier CNB-Bénéteau n'est elle pas touchée ? 

Côté prestation nous ne pouvons pas être satisfait, il est difficilement imaginable qu'en terme de commercialisation et de service, en 2004, le concessionnaire "Le Comptoir du Catamaran" et le prestataire "SAS" ayant pignon sur rue aux Sables d'Olonnes puissent faire ce type d'erreur et appliquer ensuite la politique de l'autruche. En tant que client insatisfait je ne peux que relater cette histoire pour que ceux, qui sont attachés à une notion de prestation et de service ne subissent pas la même mésaventure. 

L'addition est lourde, appels téléphoniques de l'étranger plus de 200 EUR en cumulé, sortie de l'eau, antifouling, mise à l'eau 1.900 EUR, marina 240 EUR, hôtel 150 EUR soit 2.490 EUR ! 

Sans compter la perte de temps et l'angoisse de sortir le bateau. A ce prix là quel antifouling aurions nous pu nous payer au départ ! En terme d'image le chantier CNB-Beneteau est touché, ce sont des prestataires agréés par le chantier qui ont travaillé. 

Les îles Vierges BVI & USVI 

Découverte par C. Colomb en 1493 elles furent nommées :"les 11.000 vierges" se souvenant ainsi des 11.000 compagnes de Sainte Ursule assassinées au V siècle par les Huns. Dédaignées par les Espagnols plus avides de territoires riches, ces îles furent le repère des flibustiers Anglais, Hollandais et les boucaniers français. De retour des "territoires riches" les flottes Espagnoles devaient passer prés des Vierges... John Hawkins et plus tard le célèbre Francis Drake furent parmi les plus connus de ces flibustiers à remplir les cales et leur bourse...
 

Les Anglais ne quittèrent plus les Vierges sur la partie Est (Tortola, Virgin Gorda et Anegada) ce qui s'appelle aujourd'hui les BVI : British Virgin Island. La partie Ouest Sud Ouest St Croix, St John et St Thomas passèrent successivement sous plusieurs autorités pour finir en 1917 par être Américaines et devenir les USVI : US Virgin Island. 

La navigation aux Vierges est facile, le plan d'eau est très protégé sauf par vent du nord ou du Sud. La navigation s'effectue dans un immense couloir et nous pouvons profiter des performances du bateau. Je me suis fait plaisir en effectuant de belles manoeuvres pour aller chatouiller des bateaux plus grands (50 pieds) et les laisser sur place... tout en laissant éclater la joie de tout l'équipage. On ne se refait pas ! 

En plus de belles navigations, de très beaux sites sont à visiter. Les Baths : sur notre planète il n'existe que trois endroits comparables. Vous pourrez admirer ces blocs de granit qui forment des piscines naturelles et grottes en Bretagne aux Seychelles et aux Vierges. 

Sur Tortola nous n'avons pas résisté à aller nager avec les dauphins. Cela restera comme un grand moment ainsi que l'observation des enfants et leur regard qui exprimait une telle surprise et une telle joie que ce fut un moment magique. Je ne pensais pas que leur peau était aussi lisse et qu'ils pouvaient exprimer autant d'émotion. Les observer à partir du bateau est déjà fantastique mais le bateau avançant j'ai toujours hésité à me mettre à l'eau mais si un jour nous voyons des dauphins et qu'il n'y a pas de vent alors j'irais.
 

Mouillage de rêve à Eustatia 

Un petit tour en cata de sport pour se remettre en jambe avec les enfants et en laser pour les abdo ! 

Théo a fêté son anniversaire au Foxys bar un endroit réputé sur Jos Van Dick et voilà 11 ans. 

Les Îles du Venezuela 

Aller sur le Vénézéla est un choix à faire. C'est loin par rapport aux Grenadines et pour revenir il y a en général du courant et du vent de face. Il faut faire de la navigation hauturière. Beaucoup parlent d'insécurité ; c'est un fait il y a des endroits où il vaut mieux naviguer à deux ou plus et même à terre ce n'est pas mieux. En arrivant sur Margarita proche du continent, l'atmosphère et l'ambiance sont lourdes, mais sur les îles quel plaisir ! 

Depuis le début du projet nous avions décidé de consacrer un peu de temps pour aller sur le Venezuela, nous avons entendu beaucoup de choses sur le sujet, insécurité, danger, naviguer à plusieurs etc... Il ne faut pas cacher ce problème, nous avons pu en parler avec les Coastguard, mais il faut le relativiser. Oui il y a des endroits à risque notamment la péninsule de Paria mais nous souhaitions naviguer vers ces îles. 

Le premier archipel rencontré sont les Testigos après une navigation pluvieuse à partir d'Union. Nous mouillons à côté des pêcheurs qui avec leurs frêles embarcations viennent pour la plupart de Margarita. Ils vivent sur leurs bateaux au moins une semaine avant de repartir avec le produit de leur pêche. 

Pour faire les papiers d'entrée sur le territoire, il y a l'île de Margarita et une personne presque incontournable, Juan Baro. Nous lui amenons les papiers le matin à 9 heures et le soir le problème est réglé. Les grands magasins organisent des rotations de bus avec lui pour aller chercher le ravitaillement et la livraison est faite sur le ponton. 

Nous n'avons pas aimé l'ambiance de Margarita et dès notre arrivée nous décidons de repartir le lendemain soir. Nous repartons de nuit. Tout le monde est mis à contribution... surtout après avoir évité de justesse un filet de pêcheur. Il y a eu deux ou trois fois des alertes avec les pêcheurs, dure nuit... Puis nous arrivons sur Tortuga. Île déserte et plate, il n'y a que quelques pêcheurs qui vivent ici. Notre regret : ne pas parler Espagnol. Malgré ce handicap, nous essayons de discuter avec eux et de faire quelques échanges. Les besoins des pêcheurs sont sur les médicaments, les cigarettes et un peu d'alcool. Ils vivent plusieurs mois dans leurs baraques ou abris... 

Dans le film Pirates des Caraïbes, l'île de Tortuga est citée mais je ne pense pas qu'il y ait eu une seule scène de tournée sur cette île. Nous avons goûté la raie Manta mais nous préférons les langoustes. Nous fêtons les 40 ans de Cath cela manque d'amis mais quels souvenirs ! 

Après Tortuga nous naviguons vers Los Roques où après un nouvelle nuit de nav., nous cherchons la passe sud. Nous la trouvons en suivant des pêcheurs qui rentrent de leur nuit de pêche. La passe franchie, nous voilà comme sur une autoroute, mais de chaque côté il y a des récifs alors l'attention doit être importante. 

Nous avons mouillé sur Francisquis, Crasqui, Gran Roque où il y a maintenant beaucoup de touristes car les Roques sont devenues un spot de plongée réputé. Nous regrettons un peu la tranquillité de Tortuga où il n'y avait que quelques pêcheurs et deux bateaux au mouillage. Après quelques jours dans ces différentes îles, nous mettons le cap sur La Blanquilla. La navigation (24 heures) n'a pas été de tout repos : vent de face, grosses vagues, moteurs à fond et le gasoil qui diminue à vue d'oeil. Nous arriverons à la Blanquilla avec des réservoirs vides et nous posons la question du ravitaillement car l'île n'est habitée que par une petite garnison de Coastguard et quelques pêcheurs. A peine arrivés, nous avisons un bateau de pêche en lui demandant du gasoil et il nous permet de refaire ainsi le plein et des réserves. Quand nous leur posons la question du prix à payer, ils nous demandent quelques paquets de cigarettes et des médicaments !
 

En prime, il nous offrent un barracuda tout frais pêché ! Nous n'en revenons pas et regrettons vraiment de ne pas pouvoir pousser la conversation un peu plus loin faute de vocabulaire espagnol. Là bas, les valeurs et les besoins ne sont vraiment pas les mêmes. Il est vrai que les pêcheurs ne paient pratiquement pas l'essence. A Tortuga, nous avons aussi joué les infirmiers en soignant le pied d'un pêcheur abîmé par un poisson. La reconnaissance de ce vieil homme était émouvante, cela pour quelques pansements et désinfectant. 

Notre mouillage est superbe. Nous sommes seuls dans une crique et l'on n'entend que le ressac de l'eau sur les rochers. De temps en temps aussi la nuit, nous entendons des ânes sauvages qui vivent sur l'île. En nous baladant, nous avons vu des iguanes, des perroquets et beaucoup de mosquitos ! Les Coastguard sont venus nous rendre une petite visite de courtoisie et nous ont invités à venir visiter leurs installations. Il sont une vingtaine sur cette île, ils viennent de différents endroits du Venezuela et passent un mois à la Blanquilla et un mois chez eux. Nous nous sommes demandés ce qu'il faisaient de leurs journées sur l'île. Après de multiples tentatives, Michel et Théo on réussi à nous pêcher une belle langouste, mais ce sera la seule de ce séjour. La Blanquilla est l'île du Venezuela que nous avons préféré car il y a de supers balades à faire, l'eau. 

Email : theis@free.fr
Site : http://www.theis.free.fr 

Texte : Michel, Catherine, Lois et Théo Hardy
Photos : Michel, Catherine, Lois et Théo Hardy 

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