02/11/2005


Croisière au Sultanat d´Oman : les fjords de Musandam

Oman, à la corne de l´Arabie, entre les sables brûlants du grand désert et les plages blanches de l´océan Indien.

Le pays de l´encens et des Rois Mages, le royaume de la reine de Saba. Une terre de légende qui depuis quelques années dévoile peu à peu au tourisme son histoire millénaire et ses paysages grandioses. Parmi les plus spectaculaires, la presqu´île de Musandam, au nord-est du Sultanat, là où l´Arabie accompagne l´océan Indien vers le golfe Persique. Une région montagneuse dont les sommets se précipitent en vertigineux à-pics blancs et rouges dans les eaux bleues du détroit d´Hormuz. Désormais reliée par la route et par avion à Mascate, la capitale omanaise, ainsi qu´aux Émirats Arabes Unis tout proches, cette province reculée n´était accessible encore récemment que par mer. Elle s´offre aujourd´hui au plaisancier à quelques heures de navigation de Dubaï la cosmopolite, de ses immenses chantiers et de ses gratte-ciel futuristes. Rejoindre Musandam en voilier, se perdre dans ses fjords où s´abritent de rares villages hors du temps ; succomber à l´envoûtement d´une nature somptueusement vierge, est une croisière au parfum d´aventure qui demeure encore réservée à quelques privilégiés.
Récit... 

En cette fin novembre, l´automne est bien installé à Dubaï. Le ciel d´un bleu profond et la chaleur modérée contrastent agréablement avec l´étuve brumeuse qui plus tôt dans la saison décourage la navigation. Musandam est à une centaine de milles dans le nord-est. Un bon thème de croisière pour mon Idylle 15.50 « ChrisolinBe » basé au Dubaï International Marina Club (DIMC) et les 5 jours de congés marquant la fin du Ramadan. 

Alexia et Patrick ont décidé de m´accompagner avec leurs trois enfants. Expatriés belges à Dubaï, ils ont l´habitude de naviguer toute l´année en famille en Mer du Nord, Manche et Atlantique à bord de leur Taillefer « Taillevent » de 1965 que Patrick a entièrement restauré lui-même. 

Escale imprévue à la Creek
Ce matin-là, tout est donc fin prêt. La météo annonce un temps clair pour la journée et les jours suivants avec des brises solaires. 

Cependant après Palm Island [1] sur la route de Dubai Creek [2] où nous devons faire viser nos passeports par l´Immigration Office, un scénario moins paisible s´installe. Alors qu´un voile épais de cirrus envahit rapidement le ciel et que la visibilité tombe derrière la poussière venue du désert, le vent grimpe de plusieurs crans et refuse. Tout indique l´arrivée d´un front sans pluie bien sûr mais qui va mettre en plein sur notre route une mer désordonnée et « cassante ». 

A l´entrée de la Creek, nous trouvons une véritable barre levée contre le jusant par le vent qui atteint maintenant un bon 6. Une fois à l´intérieur, à l´abri dans le premier coude au coeur de la ville, personne n´a envie de repartir. L´état du quai de l´Immigration Office interdit l´accostage par un voilier. Je hèle un « abra » (taxi d´eau) pour m´y rendre et demander l´autorisation de passer la nuit au mouillage sur la Creek. Permission accordée mais les formalités de départ ne pourront avoir lieu que demain juste avant l´appareillage. 

Au coucher du soleil, les tirs assourdissants du canon tout proche annoncent à la fois la fin du jeûne, la fin du Ramadan et la fête de l´Eid-el-Kebir. 

Environnés des abras pétaradants, des boutres-restaurants qui montent et descendent la Creek, dans le bourdonnement proche de la circulation sur les rives et les psalmodies de la grande mosquée voisine, nous dînons dans le cockpit alors que les tourbillons du vent qui monte encore nous font apprécier cette escale imprévue et haute en couleurs. 

Au près dans les embruns à 30°
Le vent a soufflé une bonne partie de la nuit, ajoutant une nouvelle couche de fine poussière à celles accumulées dans les hauts du gréement depuis la dernière pluie, il y a huit mois... Ce matin, le ciel est débarrassé de son voile de cirrus mais les coups de griffes blanchâtres dans le dôme bleu pâle ne sont pas de très bon augure. A la grande mosquée a lieu dès 7 heures l´Eid Mussalam, première prière de la fête. Spectacle impressionnant de cette foule exclusivement masculine qui, sur fond de gratte-ciel et d´architectures du XXIème siècle, envahit l´esplanade et se prosterne au rythme immémorial des versets du Coran, toutes nationalités confondues, émiratis, pakistanais, indiens, iraniens, soudanais, égyptiens... 

Après des formalités rapides à l´Immigration Office, nous appareillons et sitôt en dehors de la Creek envoyons grand-voile et génois. Nous suivons au près serré une route à 10 milles au large pour éviter les installations pétrolières et les zones d´attente qui jalonnent la côte de Sharjah et d´Ajman. Cette côte basse, parfois bordée de mangrove, est sans grand intérêt jusqu´à l´approche de Ras al-Khaimah à 25 milles dans le sud-ouest de Ras Sheikh Masood, la porte de Musandam. 

Comme la veille, le vent ne tarde pas à revenir dans l´axe, nous obligeant à remonter la mer formée, au Perkins et sous grand-voile haute pour stabiliser le bateau. Habitué aux intempéries plus mordantes de la mer du Nord mes amis belges restent vaillants dans les embruns à 30°C. 

A 17h30, le soleil disparaît sur notre arrière. Avec la soudaineté des tropiques, la nuit est complète à 18h. Nous sommes encore à 30 milles de Ras Sheikh Masood. Sur tribord, au ras de l´eau, parfois masquée par la houle, la ligne lointaine des lumières de la côte. Vers le large, à la limite de l´écran radar, le rail des cargos et des pétroliers. 

Alexia et les enfants se reposent dans leurs cabines après un dîner rapide. Patrick somnole avant l´atterrissage que nous allons faire ensemble. La montagne omanaise commence à se laisser deviner sur tribord, ombre qui grandit contre l´écharpe de la Voie lactée. Le vent toujours de face mollit peu à peu, imité par la mer : en raison de son étroitesse et de sa profondeur limitée, le golfe Persique n´a que très peu d´inertie. 

Un peu avant minuit, le phare de Ras Sheikh Masood (FI 5s 12M) vient clignoter sur la droite du balcon. Après un moment de calme complet, la brise tiède rentre d´un coup et monte d´emblée à 25 noeuds. Mais nous sommes sous le vent de la montagne et la mer reste plate. Patrick m´a rejoint dans le cockpit tandis que le phare glisse à un demi mille à notre tribord. Après l´avoir relevé au 185° vrai nous virons au CV 162 vers la position GPS du feu vert de Khasab (FI G 5s 5M) malheureusement éteint ce soir. 

La brise catabatique est maintenant complètement tombée. Nous affalons la grand-voile tandis que nous descendons vers Khasab pile sur la route. La rade est protégée par un enrochement non balisé en cours de construction, qui est dans une obscurité complète. Il est difficile de l´apercevoir en raison du faux jour créé par les lumières oranges du port. Ce n´est pas ma première visite et nous repérons sans trop de mal l´accès au plan d´eau à l´extrémité est de la digue. A 2h30, après avoir parcouru 85 milles depuis le départ de la Creek, nous sommes mouillés par 6 mètres de fond dans un calme absolu, bien à l´écart de quatre gros boutres amarrés de front. Le tintamarre du guindeau n´a même pas réveillé les enfants... 

Des dauphins et des coraux dans les fjords...
 

« C´est magnifique ! » s´exclame Alexia. Et c´est vrai que sous le grand ciel bleu, dans la fraîcheur matinale, la vue depuis le cockpit où nous prenons le petit-déjeuner est spectaculaire. Située en avant-plan de hautes montagnes dénudées, au débouché d´une large vallée, la petite ville de Khasab déploie au fond de la rade sa palmeraie, son mini fort et son quartier commerçant source d´une intense contrebande avec l´Iran tout proche [3]. D´habitude, le port est sillonné à grande vitesse par des barques puissamment motorisées, chargées de ballots recouverts de bâches en plastique pour les protéger des embruns. A 25 noeuds elles relient en un peu plus d´une heure Khasab à l´île iranienne de Qeshm. Mais ce matin, congé de l´Eid oblige, les contrebandiers font relâche. 

Nous avons décidé de ne pas débarquer à Khasab. Le petit appontement est impraticable pour un voilier et d´ailleurs constamment encombré par les vedettes des Coast Guards, quelques boutres de passage et les mini tankers qui ravitaillent en eau douce les villages des fjords. La clearance du bateau devrait donc avoir lieu sur rade et prendrait une bonne partie de la matinée même si nous avons visas et « cruise permit » (voir Formalités). 

Nous sommes tous impatients de rejoindre les fjords, but du voyage, où les enfants sauf à perdre la face à l´école, espèrent apercevoir enfin des dauphins. Cap donc dès 9h sur le fjord le plus proche de Khasab, Khawr Shamm dont l´accès se repère facilement en suivant la côte sur tribord pendant 2 milles après être sorti de la rade. Juste avant l´entrée, une belle plage blanche est bordée par des coraux mous que l´on peut explorer par temps calme à partir du bateau ou de l´annexe. 

L´entrée de Khawr Shamm est large mais il faut donner du tour à la falaise sur tribord qui est prolongée par un haut-fond. Ensuite, les sondes sont en général de 25 à 30 mètres même très près des falaises. Dans un prodigieux décor de mer, de ciel et de minéral où voisinent les bleus, le rouge, l´ocre et le beige, nous remontons le fjord au fil des baies et des villages : Nadhifi, Qanah, Maqlab... Quelques habitations au bord de la plage, une mosquée, le petit château d´eau approvisionné par mer depuis Khasab. Et puis, dévalant de la montagne vers le rivage, les poteaux et les fils, certes peu esthétiques à nos yeux d´Occidentaux mais qui, à travers pics et vallées apportent l´électricité, symbole d´un développement récent.  

Sur le sable ou bien mouillées à proximité, les longues barques des pêcheurs toutes peintes en bleu clair, couleur porte-bonheur. Le passage d´un voilier est encore un événement rare qui nous vaut un rassemblement des habitants sur le rivage, y compris les femmes dont les tuniques et les voiles de couleurs vives chatoient au soleil. De temps à autre, un pêcheur vient nous proposer mulets, dorades, balistes... Toujours gentiment, sans insister... 

Un peu plus en amont, Telegraph Island où subsistent encore quelques pierres du relais établi par les Anglais en 1864 pour le câble télégraphique entre l´Inde et Bassorah en Irak. Une tentative qui tourna court : l´intenable chaleur humide de l´été décimait les opérateurs. Sur le côté sud de cette petite île, on peut mouiller dans quelques mètres d´eau sur fond de sable pour un snorkeling. Mais ce jour-là, le site est occupé par des boutres de touristes venus de Khasab et nous décidons de continuer directement vers le fond du fjord. 

C´est alors que tout d´un coup surgissent les dauphins, d´abord quelques-uns sur l´arrière, puis par dizaines qui nous font la fête de chaque côté de l´étrave. Elisa et Loïc sont muets et ravis devant ce ballet étourdissant de fuseaux gris clair lancés à toute allure dans l´eau turquoise ou bien projetés en l´air par un salto gracieux. 

A tribord, par delà une colline basse, l´océan Indien est à quelques encablures. En cas de blocus du détroit d´Ormuz, il suffirait paraît-il de creuser là pour rétablir une communication maritime directe avec le grand large... 

La mer, la montagne et le désert pour nous seuls
En fin de matinée, nous atteignons Sibi, au fond du fjord, petit village d´une centaine d´habitants, au pied de falaises colossales beiges veinées de rouge. 

A environ 1 mille à l´est nord-est du village, nous mouillons du côté sud de Sibi Island, dans 10 mètres d´eau sur fond de sable, après avoir pris garde à la remontée très rapide des fonds près de l´île. Solitude absolue dans un panorama grandiose de mer et de roches à nu. Deux petites plages permettent d´aller à terre aisément avec l´annexe. Tandis que les brochettes grillent à point sur le barbecue du balcon arrière, Elisa, Loïc et leurs parents entament leur premier snorkeling de la journée au milieu des poissons multicolores et des patates de corail. « Et il y a même des huîtres ! » annonce Patrick qui est allé en reconnaissance jusqu´aux rochers du rivage. 

Dans l´après-midi, deux boutres viennent s´ancrer à proximité pour une courte escale déjeuner et baignade. Notre pavillon français suscite bien sûr la curiosité et la conversation s´engage. Nous surprenons les regards d´envie des passagers quand un à un les bateaux s´éloignent alors que le soleil commence à décliner, nous laissant à nouveau le mouillage pour nous seuls. 

Très vite, les coups de projecteur du couchant sur les sommets s´éteignent. Vénus et le mince croissant de lune ne tardent pas à disparaître derrière les crêtes à l´ouest. Dans l´obscurité totale, la Voie lactée se partage le ciel avec les étoiles filantes nombreuses ce soir. La mer est un écran cathodique qui s´illumine sans cesse des phosphorescences verdâtres du plancton, allumées par les courses-poursuites des poissons en chasse. Au loin, au pied des falaises, les lumières du village scintillent dans la nuit chaude. 

Ce soir, le marchand de sable passe de bonne heure. Gavés de grand air et de soleil, les enfants, à peine la dernière bouchée du dîner avalée, disparaissent dans leur cabine. Les adultes ne tardent pas à les suivre et bientôt tout ChrisolinBe dort profondément. 

Un goût de trop peu...
Dès l´aube, le bateau se réveille. En effet, il faut déjà songer à rentrer à Dubai où chacun a des obligations demain. Nous avons donc décidé de commencer tôt cette dernière journée. A cette heure matinale le bateau et la mer sont encore dans l´ombre alors que le soleil levant teint les pics voisins de rouge sombre, puis de rose et de jaune. Le contraste de la roche rouge sur le ciel bleu perse évoque irrésistiblement pendant quelques instants l´Ayers Rock australien. 

Après le petit déjeuner savouré dans le cockpit, Patrick et les deux aînés partent à la découverte de l´île. Ils reviennent tout excités en annonçant que devant la plage, ils ont aperçu une grosse raie posée sur le fond. Un dernier snorkeling plus tard, nous nous résignons à entamer la descente vers la sortie. Cette fois, les dauphins restent discrets. Nous décidons de pique-niquer au mouillage près de Nadhifi, sur une eau que les fonds de sable illuminent d´émeraude, bien abrités par un ressaut du rivage de la houle qui pénètre dans le Khawr.  

Spi et rayon vert
 

A 14 heures, grand-voile hissée, ancre à poste, nous entamons le retour. A la sortie, une petite brise de nord nord-est nous accueille. Après avoir paré Ras Sheikh Masood, nous envoyons le spi asymétrique route au CV 230 et estimons notre ETA Dubai à 9 heures le lendemain. Patrick à la barre compense les longs mois passés sans naviguer depuis qu´il a laissé « Taillevent » hiverner en Belgique. La « petite » brise devient parfois « jolie » et ChrisolinBe se laisse aller volontiers à un petit coup de surf à 8 noeuds. C´est beau la voile... Pour ne pas être en reste, le soleil couchant nous lance le clin d´oeil bleu-vert du « rayon vert ». 

Un cargo peut en cacher un autre...
Avec l´arrivée de la nuit, nous préférons prudemment affaler le spi, opération rondement menée grâce à la chaussette. Sous génois, l´allure est moins plaisante mais le vent a la bonne idée de hâler progressivement le nord ce qui appuie le bateau. 

Comme à l´aller Patrick et moi nous partageons les quarts. A nouveau, nous avons retenu une route franchement au large, ce qui n´empêche pas cependant de croiser des cargos en attente au mouillage. La seule alerte de la traversée a lieu lorsque de derrière l´un d´eux un autre navire surgit soudainement en plein sur une route de collision et nous oblige à une manoeuvre d´urgence. 

Après avoir relevé au radar par le travers bâbord la bouée Racon (Z) du Sharjah Offshore Terminal, nous arrondissons au CV 210 pour commencer la descente vers l´angle nord-ouest de la zone d´attente des cargos devant Dubai. Comme souvent durant la nuit, la brise finit par tomber complètement et c´est au Perkins sur une mer lisse que nous assistons au lever de soleil derrière les tours de Dubai. Un nouvel arrondi au CV 175 nous emmène pile sur la pointe nord de Palm Island que nous contournons par l´ouest avant de retrouver à l´heure dite le ponton du DIMC, ayant inscrit 200 milles au loch depuis notre départ. 

Musandam pratique 

Comment s´y rendre ?
Air-France et Emirates desservent deux fois par jour Dubai depuis Paris (environ 7 heures de vol, décalage horaire +3 en hiver, +2 en été).
Quelques voiliers de grande croisière, dont ChrisolinBe, tous avec skipper, opèrent au départ de Dubai à destination de Musandam.
Comme le montre le récit, une durée de croisière de 5 jours / 4 nuits est un strict minimum pour « lisser » un éventuel retard dû à la météo et visiter Khawr Shamm. Une semaine Dubai / Dubai est nécessaire pour un programme de cabotage le long de la péninsule de Musandam jusqu´au détroit d´Hormuz et l´océan Indien. 

Saison
La saison de navigation s´étend de novembre à avril. Pendant cette période, à part janvier et février où le temps est un peu plus frais, les températures sont comparables à celles d´un bel été français. Le ciel est le plus souvent dégagé et la visibilité excellente, les pluies rares. Les vents sont généralement soumis à un régime de brises solaires. Le renforcement de l´anticyclone d´Asie centrale peut générer pendant quelques jours un régime d´est à nord-est modéré. Le passage épisodique de dépressions atténuées venant d´Atlantique ou de Méditerranée est associé à un vent d´ouest (le « shamal ») qui peut atteindre force 6 voire 7 et lève rapidement une mer courte et hachée.
Le reste de l´année, en particulier de juin à septembre, le climat torride, y compris la nuit, rend la navigation impraticable. 

Documentation
 

Cartes : Admiralty Charts 2888, 2889, 3172, 3174, 3175, 3412.
En dehors des Instructions Nautiques, il n´existe pas de guide de navigation. 

Formalités
Un passeport européen en cours de validité pour une durée minimale de 6 mois suffit pour entrer aux Emirats Arabes Unis (EAU).
Le visa omanais pour tous les participants est un préalable à l´obtention par le loueur (ou par vous-même si vous avez la chance de posséder votre propre bateau sur place) du permis de navigation à Musandam. Ce permis est indispensable : nous avons été contrôlés par les Coast Guards omanais durant nos séjours dans les fjords.
Normalement, lors du départ et du retour, les passeports sont visés par l´Immigration Office situé à l´entrée de Dubai Creek. 

[1] Palm Island est une île artificielle circulaire d´un périmètre d´environ 10 milles, sur laquelle sont en cours de construction marinas, hôtels et villas.
[2] Voir « Formalités ». La Creek est un bras de mer qui pénètre sur quelques milles dans le désert. Le port de commerce établi dans cet abri naturel, le seul entre Hormuz et Abou Dhabi, est à l´origine de Dubai et de son développement.
[3] Georges Pernoud a raconté cette activité et ses risques dans la série « Les grands détroits » de Thalassa. 

Email : FMFay@aol.com
Site : http://www.chrisolinbe.com 

Texte : François-Michel Fay
Photos : François-Michel Fay 

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1 commentaire

02/09/2009 08:12 - disarap a dit :

mini croisière privée

bonjour

Merci pour ce récit suscitant un intérêt digne des récits de Livingstone, d'ailleurs je cherche en vain en librairie ses bouquins lus il y a une dizaine d'années, en vain.

Merci de nous faire découvrir ces fjords chauds et hauts en couleur hors des sentiers touristiques standard.

Comment faire pour être intégrée à cette mini-croisière?

Maïté

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