09/10/2007


EcoNav 2007 - Les rendez vous de l'éconavigation - 26, 27 et 28 octobre, à Douarnenez

Organisés par la Ville de Douarnenez assistée par l´association De Navigatio, « Les rendez-vous de l´Éconavigation » ont pour objectif de promouvoir des pratiques de navigation plus écologiques.

Conçu comme un espace de rencontres et d´échanges privilégiés pour tous les usagers de la mer, cet événement se propose d´engager les réflexions qui vont permettre de faire évoluer nos pratiques et nos techniques pour la pêche, la plaisance, le transport et les services, vers un plus grand respect de la mer. 

Trente cinq intervenants, chercheurs, industriels, responsables d´associations ou d´organismes publics, vont aborder au cours de deux journées et demi, les thèmes essentiels du développement de l´Éconavigation : matériaux propres, maîtrise de l´énergie et alternatives, accueil portuaire respectueux de l´environnement marin, concept de bateau écologique, partage raisonné du territoire maritime, pratique écologique de la navigation, éco-conception des bateaux du futur... 

Ouvertes à tous les publics, ces journées se dérouleront sous la forme de conférences et tables rondes, au cours desquelles les intervenants présenteront d´abord leurs travaux et les enjeux écologiques liés aux différentes pratiques et techniques de navigation, avant d´inviter le public au débat et à la réflexion. 

Au cours de ces rencontres, la présentation des principaux problèmes de pollution liés à la navigation et la compréhension des enjeux qui en découlent, permettront de mieux définir les objectifs à atteindre, en collaboration avec tous ceux pour qui la mer est un espace de travail, de loisir ou de recherche à préserver. 

Qu´est-ce que l´Éconavigation ? 

L´Éconavigation s´inscrit dans une vision de développement durable et solidaire. Elle vise à proposer des solutions écologiques, liées aux bateaux (construction, propulsion, équipements), à l´aménagement et à l´accueil portuaire. 

Tous les usagers de la mer sont concernés. Chacun peut se retrouver autour de principes et d´actions visant à réduire au maximum la consommation d´énergies fossiles et les pollutions générées par les activités maritimes (transport, services, pêche et plaisance). 

La nécessité de promouvoir aujourd´hui l´Éconavigation 

Ces dernières années, nombre de personnalités, de journalistes, de scientifiques, ainsi qu´un public de plus en plus motivé, abordent les thèmes de la dégradation des océans, des côtes et des ports par différentes sources de pollutions et, plus récemment, sur le thème de la pénurie annoncée des carburants d´origine fossile. On s´attache beaucoup à décrire les causes, l´inquiétante situation à ce jour, mais on reste assez « timide » quant aux solutions. Avec ECO NAV 2007 - Les rendez-vous de l´Éconavigation, la Ville de Douarnenez et l´association De Navigatio souhaitent jeter les bases d´une réflexion de fond sur les problèmes environnementaux engendrés par la navigation et les solutions pour y faire face. 

LE PROGRAMME DES RENDEZ-VOUS DE L´ÉCONAVIGATION

L´ensemble de la manifestation se déroulera au Port-musée et à la Médiathèque Georges Perros, place de l´Enfer, Douarnenez. 

Les conférences, tables rondes, débats et animations du vendredi soir 26, du samedi 27 et du dimanche 28 octobre sont en accès libre. 

Vendredi 26 octobre
o 18h : ouverture de la manifestation
Après l´inauguration d´ECO NAV 2007 au Port-musée de Douarnenez, Catherine Chabaud, Eugène Riguidel et Peter Gallinelli animeront une conférence, de 20h30 à 22h, « Amour et respect de la mer, l´esprit éconaute » 

Trois regards croisés, trois sensibilités différentes parleront de l´amour et du respect que tout marin doit à la mer. En partant de leurs expériences, ils nous expliqueront pourquoi il est urgent de revoir nos comportements, pourquoi nous devons démarrer une évolution nécessaire vers plus de respect de l´environnement marin, dans tous les domaines de la navigation.
C´est notre défi d´avenir en tant que gens de mer : devenir des « Econautes » 

Samedi 27 octobre
Journée de la construction bois et des nouveaux matériaux propres, en collaboration avec la FRCPM Bretagne (Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritimes).
o 9h30 - 11h : conférence et table ronde
Les matériaux, produits et équipements utilisés actuellement : quelles empreintes écologiques ? Le bois, les fibres végétales, matériaux d´avenir pour la construction navale 

Des écorces de bouleau aux roseaux, des bambous au cuir, des troncs évidés aux charpentes en bois, des peaux de phoque aux toiles tissées ; les hommes ont construit des embarcations avec les ressources de la nature, jusqu´à l´avènement des coques en métal puis en plastique. Les équipements de bateaux, avec l´arrivée de la motorisation, des systèmes hydrauliques, de l´électronique, des textiles synthétiques, du confort, des mille et un produits de protection, d´entretien, d´étanchéité, ont consacré l´utilisation de nouveaux matériaux souvent coûteux en énergie, non renouvelables, difficiles à recycler, et dont les émanations, fuites ou rejets, polluent le milieu marin. Une analyse de la situation actuelle conduit naturellement à une remise en cause des choix à opérer. Cette première conférence est centrale dans la nouvelle réflexion sur la navigation. Elle nous aidera à devenir peu à peu « Econaute », ce que nous serons tous demain ! 

Intervenants

o Christophe Baley, maître de conférence à l´UBS Lorient, chercheur au centre de recherche de Saint-Maudé, spécialiste des matériaux composites
o Jacques Dussol, directeur, Sarl Mantagua (Eclairage led, éoliennes, hydroliennes pour bateaux)
o Peter Gallinelli, architecte EAUG, collaborateur scientifique à l'Université et à l'Ecole d'Ingénieurs de Genève
o Paul Robert, président de la FRCPM Bretagne - Centre de formation professionnelle « Les ateliers de l´Enfer » Douarnenez 

o 11h15 - 12h30 : débat
Quel avenir pour la filière bois ? 

Le bois, produit aux multiples qualités reconnues, naturel par excellence, a été, est, dans la majorité des pays du monde, le matériau le plus utilisé pour la construction navale des petites et moyennes unités. Mais l´adéquation indispensable de la production forestière (en quantité et qualité) avec les besoins des chantiers n´est pas acquise. Les produits courants d´entretien, les colles... ont un impact négatif sur l´environnement, et les remises en état sont coûteuses en main d´oeuvre. En conséquence, si nous voulons demain un redémarrage conséquent de la filière navale « bois », il nous faut en premier lieu apporter des réponses aux questions qui se posent, et sans doute dans un deuxième temps, promouvoir tous les avantages indiscutables de la construction bois pour la planète, sans oublier d´essayer d´éveiller toujours plus de marins au plaisir de naviguer sur une belle carène en bois. 

Intervenants

o FRCPM Bretagne
o Office National des Forêts
o Chantiers navals invités 

o 11h15 - 12h30 : débat
Des bateaux sains pour la santé des gens de mer et des constructeurs 

La manipulation, l´ingestion ou la respiration des poussières et émanations de presque tous les matériaux utilisés, présentent des dangers pour la santé : à leur fabrication, à leur mise en oeuvre dans les chantiers ; pendant les phases d´entretien, pendant leur durée de vie (donc à bord), et lors de leur recyclage. Des efforts salutaires ont été entrepris pour minimiser leurs impacts, d´autres sont encore à réaliser. Concernant ce sujet, l´Éconavigation se doit de réfléchir le plus en amont possible pour déterminer quels sont les matériaux et les produits que l´on ne devrait plus utiliser et lesquels devraient être privilégiés. 

Intervenants

o Patrick Besnié, architecte naval de la Gazelle des Sables
o Yann Gonthier, directeur-adjoint Nautisme En Finistère
o Claude Lesné, toxicologue et professeur, université de Rennes1 

o 14h - 15h : débat
Construction bois, bateaux traditionnels et éconavigation 

Pendant des millénaires, depuis les pirogues en troncs évidés jusqu´aux rapides clippers, l´homme n´a cessé de perfectionner les bateaux, des formes de carènes aux gréements, jusqu´à pouvoir transporter passagers et marchandises d´un bout à l´autre du monde, par la seule force du vent. Au cours de ce lent processus, les charpentiers de marine, marins, gréeurs... ont accumulé un impressionnant savoir-faire. Sauvegardé dans le cadre de la préservation du patrimoine maritime, ce savoir-faire repose aujourd´hui dans les musées ou revit à travers la passion de quelques hommes et femmes. Et pourtant... la raréfaction des énergies fossiles et les problèmes d´environnement vont-ils prochainement nous conduire à piocher dans ce fantastique réservoir de connaissances, des solutions pour continuer à parcourir les mers ou les océans ? Les récentes technologies écologiques suffiront-elles ou devra-t-on également, parallèlement à l´innovation, faire revivre des techniques que l´on croyait disparues ? 

Intervenants

o Bernard Cadoret, directeur de la rédaction du Chasse-Marée
o De Navigatio
o FRCPM Bretagne
o Tanguy Le Bihan, architecte naval, technopôle de Brest-Iroise
o François Vivier, architecte naval 

o 14h - 16h45 : exposé et table ronde
Comportements et écogestes marins : vers une certification et une politique incitative ? 

Plusieurs associations ou organisations professionnelles, soucieuses d´améliorer le comportement écologique de leurs membres et la prise en compte de l´environnement dans leurs métiers, ont élaboré et publié des recommandations, des chartes, des cahiers des charges, qui vont dans le sens de l´Éconavigation. Certaines règles concernent plus particulièrement la plaisance, d´autres, la pêche, les chantiers ou les ports. Elles sont plus orientées sur la prise de conscience et sur un changement de pratique des personnes. Peu de ces règles s´appuient sur des options techniques. Les logos, marques, labels, propres à chaque activité, se multiplient. Peut-être est-il nécessaire de réfléchir à une mutualisation de ces approches et à un futur label et système de certification plus lisible et plus global, prenant en compte l´ensemble du concept d´éconavigation. 

Intervenants

o Jean Kerhoas, délégué général Nautisme En Finistère
o Hervé La Prairie, De Navigatio
o Stéphane Lecointre, chargé des déchets des entreprises, Délégation régionale Bretagne de l´ADEME
o Michel Ormières, architecte naval
o Associations : Cap Vrai, Flottille de la Rade, Label Bleu, Port Bleu, Ruban Vert 

o 16h45 - 18h30 : débat et table ronde
La co-utilisation du territoire maritime (énergies marines, aquaculture, pêche, plaisance...) 

« La mer est à tout le monde », est une expression souvent entendue mais qui n´est pas si simple à appliquer. Elle suscite beaucoup d´interrogations et engendre parfois des conflits. 

Ceci n´a rien d´étonnant si l´on considère le développement de la plaisance, du transport maritime, de la pêche côtière, des bateaux de service, de l´aquaculture, des zones de baignade et des zones protégées, de zones militaires ; et, plus récemment, les nouvelles expérimentations et projets d´utilisations des énergies marines ( l´éolien « offshore »,les hydroliennes, les « ehouliennes », la production d´algues riches en huile...).Chaque activité a ses propres conditions d´exercice et de progression qu´elle doit faire entendre aux autres utilisateurs, mais chaque activité doit comprendre et s´adapter aux besoins des autres métiers de la mer. Cette tâche à accomplir est grandement facilitée si le débat s´engage en l´absence de projets précis, uniquement avec la volonté bien comprise de l´intérêt général ; nous sommes dans ces conditions aujourd´hui, alors : «qu´un esprit Econaute souffle dans nos échanges». 

Intervenants

o Jean Kerhoas, délégué général Nautisme en Finistère
o Jean Le Berre, président Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Bretagne (CRPMEM)
o Philippe Le Niliot, chercheur et consultant, Parc Marin d´Iroise
o Hervé Majastre, directeur, Hydrohelix Energies
o Janick Moriceau, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la mer
o Michel Paillard, chercheur, spécialiste des énergies marines, Ifremer 

o 16h45 - 17h45 : débat et table ronde
Gestion des sédiments marins dans les ports et abris (boues portuaires) 

A chaque marée montante, des tonnes de fines particules et divers débris, ainsi que des algues, pénètrent dans les baies, les estuaires, les ports, et à chaque reflux à peu près la même quantité s´en
échappe. Ce « à peu près » revêt beaucoup d´importance, car si le solde est positif, les ports et les baies s´envasent, et si le solde est négatif, les quais se déchaussent, les berges s´effondrent. S´ajoutent à ce problème de gestion des va-et-vient dus aux courants, les déchets qui s´écoulent des quais, de diverses buses d´écoulement d´eau plus ou moins épurées, de la dégradation des revêtements des coques des bateaux, des eaux chargées des pompes de cale, des rejets divers des passants ou plus rarement des gens de mer. Même si les pratiques s´améliorent concernant les rejets, de nombreux ports sont encombrés depuis des décennies, de boues plus ou moins polluées. Résorber ces accumulations, est un problème crucial dont la résolution s´avère coûteuse, compliquée techniquement, et sur le plan écologique, et sur le plan réglementaire. Dresser les différentes solutions envisageables, en prenant le cas de Douarnenez, enrichira cette table ronde. 

Intervenants

o Gérard Arroues, maire-adjoint, Ville de Douarnenez, délégué aux sports et nautisme
o Luc Drevez, chercheur, spécialiste des sédiments portuaires, Ifremer
o Fr Environnement Nautique
o Yann Gonthier, directeur-adjoint Nautisme En Finistère
o Xavier Rasseneur, chargé de mission, spécialiste des sédiments portuaires, Conseil général du Finistère 

o 17h45 à 18h30 : conférence, débat
Réduire les pollutions dans la Marine marchande 

La limitation de la pollution par les navires de commerce est un domaine en pleine évolution aujourd'hui. De nombreuses conventions internationales sont modifiées ou créées en même temps que des réglementations locales viennent les compléter. Les équipements techniques suivent ce mouvement et des solutions de plus en plus efficaces et innovantes sont installées sur les navires. Sont visés les rejets d'eaux usées, de résidus de lavage des cales, des citernes ou des salles des machines, le traitement des déchets, les peintures anti-salissures, et le traitement des eaux de ballast. Il en résulte que les pollutions générées par les navires au quotidien sont très faibles au regard des volumes transportés. Cependant, il est un domaine où le transport maritime accuse un retard sur les autres modes de transport, celui des rejets gazeux à l'atmosphère.
C'est ce sujet qui sera développé lors du débat de samedi soir. En effet, les navires de commerce sont aujourd'hui parmi les derniers à brûler dans leurs machines des fuels résiduels très chargés en impuretés et produits toxiques. Ce sujet est très débattu par les grands groupes du shipping mais il ne se dégage pas pour l'instant de concensus sur la politique à adopter. Pire, des mesures sont prises arbitrairement par des pays ou des états, ce qui crée une véritable cacophonie et pose des problèmes techniques sérieux quant à l'application de ces textes contradictoires. Il est urgent de se mettre d'accord sur les moyens de réduire cette pollution sérieuse car quotidienne. Yves Guignot 

Intervenant

o Yves Guignot, professeur de l´enseignement maritime, Ecole de la Marine Marchande de Nantes 

o 19 h - 20 h : conférence
L´Éconavigation, pensées libres
Avec quelques-uns des invités présents 

Dimanche 28 octobre 

o 10h - 12h : débat
Quelle stratégie vis-à-vis des salissures, de l´entretien et de l´étanchéité (carénage, peintures, antifoulings, produits d´entretiens, colles et joints) 

Une coque en permanence dans l´eau se couvre de salissures (microfaunes et flores marines) qui nuisent aux performances des carènes et corrodent les matériaux. Les techniques utilisées jusqu'à présent : revêtement en cuivre (rare) ou utilisation de peinture antifouling, qui sont de puissants biocides, sont maintenant mieux réglementées dans le sens d´une meilleure prise en compte de l´environnement maritime. De nouveaux produits, biocides moins polluants ou des revêtements « anti-accroche » sont sur le marché. Ces progrès ne doivent pas faire oublier l´utilisation massive de peintures, produits d´entretien, colles à bord des navires, dont l´innocuité pour le milieu marin n´est pas prouvée. Dans cette thématique, la pensée « éconaute » se doit de reconsidérer l´intérêt de laisser à un ponton ou à un corps mort - 360 jours par an - un bateau de plaisance qui navigue cinq jours dans l´année, en moyenne. Si le bateau est à sec, l´antifouling n´a plus lieu d´être. 

Intervenants

o Michel Albrecht, Ingénieur, CETMEF (Centre d'Etudes Techniques Maritimes et Fluviales), responsable de la division Environnement Marin & Littoral, site de Brest
o Chantal Compère, responsable du service Interfaces et Capteurs, Ifremer centre de Brest
o Yann Gonthier, directeur-adjoint Nautisme En Finistère
o Société Serv-Océan
o Ville de Douarnenez 

o 10h - 12h : conférence
Comment naviguera-t-on demain ? Solutions et projets pour faire face à la raréfaction des énergies fossiles et aux problèmes d´environnement 

Que l´imagination de Jules-Verne et l´esprit éclairé de Léonard de Vinci nous habitent dans ce débat ! Les nouvelles donnes pour demain engendreront de grandes évolutions dans la navigation. Enonçons-les : moins d´énergies fossiles - à un coût élevé - de fortes contraintes (réglementaires ?) écologiques à tous les niveaux (matériaux, construction, navigation, recyclage) - davantage de transport maritime (passage du Nord-Ouest) car le moins coûteux des transports, plus de loisirs nautiques. 

Les projets futuristes commencent à fleurir dans les bureaux d´étude, mais déjà des pionniers ont traversé l´Atlantique en catamaran électro-solaire. Les avancées technologiques sur les voiliers de course permettent de battre record sur record, des kytes géants tirent des porte-containers pour économiser du carburant tandis qu´à l´inverse, sur certaines côtes déjà défigurées, des scooters des mers, pétaradant, fumant, zèbrent de leurs sillages, une mer d´un azur douteux. Quels seront les scénarii possibles ? Quels seront nos choix ? Serons-nous assez audacieux pour nous doter d´une flotte de travail et de plaisance préservant la mer, que nous serons fiers de présenter aux générations futures ? 

Intervenants

o Christophe Baley, maître de conférence à l´UBS Lorient, chercheur au centre de recherche de Saint-Maudé, spécialiste des matériaux composites
o Mohamed El Hachemi Benbouzid, professeur des universités, UBO Brest et LIME (Laboratoire d´Ingénierie Mécanique et Electrique)
o Marc Boeuf, responsable R&D DCNS Brest et de la commission navale, Pôle Mer Bretagne
o Catherine Chabaud, navigatrice, membre du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques
o Jean-Marie Finot, architecte naval, chantier Amiot Marine
o Tanguy Le Bihan, architecte naval, technopôle de Brest-Iroise 

o 14h - 16h : conférence
La question de l´énergie : propulsion, forme de carène, maîtrise de la consommation 

Les énergies fossiles bon marché ont entraîné l´abandon progressif du transport à la voile jusqu´à son arrêt quasi complet il y a un demi-siècle. Avec le développement de la motorisation marine, les carènes hydrodynamiques des grands voiliers ont fait place à des coques qui s´apparentent bien souvent à des gros parallélépipèdes rectangles qui « poussant trop d´eau » demandent des moteurs plus puissants et, par conséquent, trop gourmands en pétrole. 

Les questions de propulsion des bateaux abordent à la fois la science de l´hydrodynamie, les différentes technologies d´économie en motorisation, les énergies alternatives aux énergies fossiles (huiles végétales marines, vent, solaire, hydrogène, système houlo-moteur...), débats qui auront lieu lors de cette conférence. 

N´oublions pas de nous poser aussi la question de l´intérêt de transporter d´un bout à l´autre du monde des produits, des denrées, qui pour la majorité pourraient être produits localement. 

Intervenants

o Jean-Louis Aucouturier, président AFBE (Association Française pour le Bateau Electrique)
o Patrick Danvert, Responsable industrie chargé de l´énergie des entreprises, Délégation régionale Bretagne de l´ADEME
o Séverinne Farrugia, Chargée de mission Economies de carburant, CRPMEM Bretagne
o Peter Gallinelli, architecte EAUG, collaborateur scientifique à l'Université et à l'Ecole d'Ingénieurs de Genève
o Pierre-Yves Glorennec, gérant, Société Avel Vor Technologie
o Tanguy Le Bihan, architecte naval, technopôle de Brest-Iroise
o Daniel Priour, chercheur, Ifremer
o Eric Stempin, directeur, Ravel laboratoire IMS, ingénieur spécialiste des moteurs électriques (AFBE)
o Olivier Ticos, gérant, créateur d´Alca Torda Applications, spécialiste des piles à combustible 

o 14h - 16h : débat - table ronde
Les questions de l´accueil portuaire : équipement, accueil et participation des personnes handicapés. Traitement des eaux grises, eaux noires, services, port à sec, marina, mouillage, pontons 

Pour les marins, l'escale représente après un séjour en mer - quelle que soit sa durée - un havre où il est bon d'être accueilli sur le plan humain, sur le plan des services aux personnes et des services aux bateaux. La qualité de cet accueil détermine l'attractivité du port et l'image de la ville elle-même. Une orientation "éconaute" de la gestion se doit d'être exemplaire concernant l'accueil des personnes - de toutes les personnes - les équipements devront être adaptés et le personnel du port formé pour que l'escale soit synonyme de plaisir pour tous, les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées... La question des déchets est aussi essentielle : gestion des eaux grises, des eaux noires, des résidus de carénage, installation de déchetteries portuaires, et nettoyage des quais et des fonds de port... Les choix de "stockage" des bateaux est également un élément clef : la marina envahissante devra diminuer au profit d'une politique de ports à sec afin de libérer, en partie, le domaine maritime portuaire. 

Intervenants

o Catherine Chabaud, navigatrice, membre du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques
o Flottille de la Rade de Brest
o Yann Gonthier, directeur-adjoint Nautisme En Finistère
o Yanick Moriceau, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, chargée de la mer
o Ingrid Peuziat, maître de conférence, UBO Brest 

o 16h30 - 17h30 : exposé - table ronde
Pédagogie et formation : vers une évolution des comportements, vers la sensibilisation d´un public jeune 

Par son immensité, par l´énormité parfois de sa capacité de destruction, la mer devait dissoudre tout ce qu´on y jetait, du moins le croyait-on ... plus ou moins car en tout état de cause la cachette était bonne : qui irait voir ? 

A force d´en abuser, souvent toujours aux mêmes endroits, il a bien fallu se rendre à l´évidence et se dire que ce n´était peut-être pas un si bon plan. Surtout qu´entre temps découvrait-on toute la complexité et la fragilité des équilibres du système. 

Aussi est-il bien nécessaire de sensibiliser à cela tous les publics résidents et occasionnels présents sur le littoral, surtout les enfants : pour eux-mêmes et pour projeter le message dans l´avenir et aussi parce qu´ils peuvent être très influents sur ce type de sujets vis-à-vis des adultes qui n´auraient pas encore tout compris. Yann Gonthier 

Intervenants

o Pascal Benard, président de Classes de Mer Bretagne
o Michel Yvinou, animateur au Centre nautique de Douarnenez 

Animations organisées par la Ville de Douarnenez, l´association « Cap vers la nature » et De Navigation, destinées essentiellement à un public jeune (collèges et lycées). 

Elles auront lieu, à l´extérieur, sur le site du port-Rhu, le vendredi 26 octobre de 14h à 17h ; le samedi 27 et le dimanche 28 octobre, le matin de 10h à 12h et l´après-midi de 14h à 17h.  

o Pourquoi promouvoir des ports et des bateaux plus écologiques ?
o Découverte du biotope du port-Rhu et de la situation actuelle (questions liées à l´accueil des bateaux).
o « La goutte d´eau » analyse en direct du contenu d´une goutte d´eau du port-Rhu.
o Présentation du projet Noroît : début de réhabilitation écologique d´un voilier de plaisance, présenté sur un prototype de remorque de carénage.
o Déconstruction et recyclage d´un bateau de plaisance.
o Visite du bassin à flot du Port-musée avec des petits bateaux à propulsion électrique (batteries rechargées à l´énergie solaire). 

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