16/03/2011


Safer Seas - Colloque international SAFER SEAS 2011, du 10 au 13 mai 2011, à Brest

Les océans sous haute surveillance.

Actes de piraterie ou de pêche illégale, pollution accidentelle ou intentionnelle, la surveillance par radars satellitaires des territoires maritimes s’effectue désormais en temps réel. CLS met ainsi à la disposition des Etats des moyens et services opérationnels de pointe. 

De jour comme de nuit, la pointe Bretagne est survolée par des satellites dont les images haute résolution sont récupérées par la station VIGISAT, située sur le Technopôle Brest-Iroise. Elle reçoit ainsi les images de quatre satellites radars balayant, à la vitesse de 7 kilomètres/secondes, la quasi-totalité des eaux européennes par des fauchées océaniques pouvant aller jusqu’à 400 kilomètres de large. On peut souligner la dimension internationale dans ce domaine, car deux des stalittes sont européens (ERS-2 et ENVISAT) et les deux autres canadiens (Radarsat 1 et 2). Leurs images sont captées par une antenne située sous un radome et elles sont analysées en temps réel par CLS (Collecte Localisation Satellites), grâce au logiciel SARTool. Filiale du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et de l’IFREMER, CLS assure une surveillance maritime pour le compte de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime (EMSA). « Renouvelant sa confiance établie depuis 2007, l’EMSA nous a confié en 2010 la mission d’identifier des pollutions et de détecter les navires pollueurs sur les eaux européennes », explique Vincent Kerbaol, directeur des applications radar et responsable du site brestois de CLS. 

Un suivi des navires à longue distance 

Parallèlement, CLS a développé des solutions intégrées pour soutenir l’action des Etats en mer contre les activités illégales (piraterie, trafics illicites ou pêche illégale). L’Organisation Maritime Internationale (OMI) a par ailleurs mis en place un système de suivi des navires à longue distance : LRIT (Long Range Identification & Tracking). Chaque Etat a l’obligation de se doter d’une infrastructure LRIT et CLS propose aux administrations du monde entier, dont l’EMSA, des solutions techniques avec centres de traitement de données, service de télécommunication ASP, balises de localisation… Autre service, aider les autorités maritimes à déclencher et coordonner des actions en mer. CLS a ainsi développé THEMIS, une plateforme unique de visualisation de données provenant de différentes sources. De la haute mer jusqu’à la côte, CLS contribue ainsi à l’amélioration de l’action de l’Etat en mer. Et ce, dans n’importe quelle zone du globe avec des stations de réception d’images dispersées sur la vaste zone économique exclusive (ZEE) française. La société va d’ailleurs prochainement implanter une nouvelle station de réception satellite (similaire à VIGISAT) à la Réunion qui permettra de renforcer la coopération scientifique internationale avec les pays de la Commission de l’Océan Indien (Madagascar, Mayotte, Maurice, les Seychelles, etc.) et une partie de l’Afrique de l’Est. Pour CLS l’objectif est clair: développer des services opérationnels de surveillance en temps réel du trafic maritime et des pollutions dans le canal de Mozambique, mais aussi de la piraterie et de la pêche illégale. 

Safer Seas, session 2 : « Les réponses technologiques » mercredi 11 mai à 16 h 30. CLS sponsorise également le prix Science et Technologie du concours du meilleur poster étudiant. 

Repères 

L’antenne de réception satellite de Vigisat a été inaugurée mi-septembre 2009 sur le site du Technopôle Brest-Iroise. Elle est d’un diamètre de dix mètres et haute de 14 mètres. Les trois collectivités bretonnes (Région Bretagne, Conseil Général du Finistère, Brest métropole océane) ont fortement soutenu la réalisation de Vigisat. 

En contrepartie de ce soutien, la communauté scientifique bretonne a obtenu la possibilité de récupérer des données qu’elle utilise pour développer, dans le cadre de projets collaboratifs, de nouvelles applications orientées environnement et sécurité en milieux maritime et terrestre. Cette communauté scientifiques bretonne s’est regroupée dans le cadre d’un Groupe d’intérêt scientifique, dénommé BreTel pour Bretagne Télédétection. C’est Télécom Bretagne qui le pilote, René Garello en est le directeur. Il est professeur au département Image et traitement de l'information de Télécom Bretagne La Bretagne fait désormais partie, avec Midi-Pyrénées, Aquitaine et Guyane, du réseau des régions européennes utilisant les technologies spatiales (NEREUS) créé en 2008 et qui compte 26 régions européennes. 

Site : http://www.cls.fr 

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