04/07/2013


Expédition MED - L'Expédition MED poursuit sa prospection en Méditerranée

Le bateau scientifique de l'Expédition MED quittera le port de la Darse à Villefranche sur Mer, le samedi 6 juillet pour ...

... 6 semaines de prospection en Mer Liguro Provençale. 

Gaby Gorsky, directeur de L'Observatoire de Villefranche sur Mer qui coordonne la campagne de l'Expédition MED, a programmé les différents points de prélèvements et d'observations des différentes campagnes. 

"Pour la deuxième année, dans le cadre des sciences participatives, des écovolontaires vont participer aux campagnes de prospection. Il reste quelques places disponibles." 

L'Expédition MED « Méditerrané En Danger » qui sillonne la Méditerranée depuis 2010 pour étudier la pollution par les microplastiques a déjà démontré que 250 milliards de micro plastiques dérivent en surface en Méditerranée. Par certains endroits, on retrouve autant de microplastiques que de plancton et ceux-ci se confondent avec la nourriture des organismes marins (coquillages, mollusques, poissons, mammifères marins…). Gorgés de polluants, ces microplastiques sont une véritable bombe à retardement écologique avec des risques d'impacts sur la faune marine et sur notre chaîne alimentaire. 

Ces particules ont la particularité d'attirer et de charrier des substances toxiques comme les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou les PCB (polychlorobiphényles)… 

Plus de 240 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde. Une partie se retrouve dans les océans sous forme de minuscules débris dont la taille ne dépasse pas 1 mm. Ils flottent à la surface de l'eau ou sont piégés dans les sédiments. 

"C'est en lavant notre linge sale, que nous salissons ensemble les océans !" 

La majorité des particules qui polluent les océans et les mers provient du lavage des vêtements synthétiques. 

D'une manière générale les données quantitatives et l'impact sur l'environnement de ces microfibres sont actuellement limités, voire inexistants. 

Pour 2013, en collaboration avec Suez Environnement et sa filiale Degrémont Services, l'Observatoire de Villefranche sur mer et l'Expédition MED, débute un nouveau programme de recherche sur les microfibres : "ECOSEASTEM". 

Certaines plages sont déjà fermées au public pour cause d'eau impropre à la baignade et de déchets en surnombre. Les microplastiques et granulés industriels ont déjà été observés sur la plupart des plages des différents continents, et une étude récente (Mark Browne, de l'Université de Dublin), vient également de démontrer la présence de microfibres en provenance des eaux de lavage des tissus et vêtements synthétiques. 

Dans un premier temps, l'objectif du nouveau programme sera de valider un protocole de prélèvement afin de permettre la réalisation d'une expertise de la situation qui permettra de disposer de bases scientifiques et techniques pertinentes sur cette nouvelle pollution mise à jour. 

Des moules communes qui ingèrent les particules de plastiques 

Les moules servies dans nos assiettes sont également impactées par la pollution des microplastiques. Une étude de l'université de Gand vient de découvrir, que les chairs des moules contiennent de très nombreuses quantités de particules de plastique. Les moules absorbent les polluants contenus dans leur environnement et parmi ceux-ci, les chercheurs, ont retrouvés des proportions stupéfiantes de fragments de plastique. 

En moyenne, 300 particules de plastiques par portion de 300 grammes de chair de moules, soit 1 à 2 particules de plastique pour 1 à 2 grammes de chair de moules 

« Les moules sont des organismes filtreur qui peuvent absorber près de 25 litres d'eau par jour », précise Colin Janssens, toxicologue à l'université de Gand.
« Dans l'eau se trouvent de très petites particules de plastique de moins d'un millimètre de long. Ces microparticules sont filtrées et ingérées par les moules. Ce qu'on à découvert, c'est qu'elles se retrouvent à l'intérieur des coquilles, mais aussi dans la chair même des moules. » Ces microparticules proviennent des déchets en plastique tels que les emballages, qui sont jetés et finissent leur course dans les mers et océans. Elles proviennent également des fibres synthétiques de textiles prélevées lors de chaque lavage ou d'autres sources insoupçonnées. « On trouve ce plastique dans les produits cosmétiques d'épilation ou de gommage. Ce sont de très fines billes ou boulettes de plastique qui ne sont pas retenues dans les stations d'épuration et qui en fin de parcours se retrouvent à la mer », singifie Colin Janssens. 

Qu'elles sont conséquences pour le consommateur ?
Pour l'heure, il est encore difficile de se prononcer ! 

La mer Méditerranée étant considérée comme une des mers les plus polluées au monde, l'Expédition MED souhaite initier une étude sur la pollution des moules en Méditerranée. 

DR 

Il reste quelques places disponibles pour des écovolontaires : 

Expédition MED 1 du 6 juillet au 12 juillet : complet
Expédition MED 2 du 13 juillet au 19 juillet : reste 2 places
Expédition MED 3 du 20 juillet au 26 juillet : complet
Expédition MED 4 du 27 juillet au 2 août : reste 2 places
Expédition MED 5 du 3 août au 9 août : reste 1 place
Expédition MED 6 du 10 août au 16 août : reste 2 places 

Contact :
Tél. : +33 (0) 6 34 48 13 05 

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