25/06/2015


Orques sans frontières - Orques sans Frontières fait entendre la voix des orques libres afin que cesse l’esclavage des cétacés

Orques Sans Frontières, représentée par son emblématique président, Pierre ROBERT de LATOUR, manifestera et prendra la parole devant le Marineland d’Antibes, dimanche 12 juillet à l’appel d’un collectif (*) militant pour l’interdiction de la captivité des cétacés.

Il l’avait annoncé en première partie de la conférence de Paul WATSON donnée à Mandelieu il y a quelques semaines. Pierre ROBERT de LATOUR appelle tous les amoureux des mammifères marins à venir manifester en masse contre l’assujettissement « d’un Peuple non Humain » à des fins pécuniaires et récréatives. 

« Le statut de Personne non Humaine » et l’appui de l’ONU 

S’il se positionne si fermement contre la captivité, mais aussi contre la reproduction des orques en bassin, c’est que Pierre ROBERT de LATOUR voit en ces mammifères marins un « Peuple » à part entière, auxquels il souhaite voir rattaché le statut de « Personne non Humaine ». Un pays comme l’Inde a franchi le cap. Ce statut permet de bâtir des lois qui bannissent l’exploitation des orques. 12 pays européens ont déjà fait le choix de tourner le dos à la captivité des orques et des dauphins. La Convention des Parties de Quito, signée sous l’égide de l’ONU, dans sa Résolution 11.23, reconnait l’existence de cultures « non Humaines »  chez les grands mammifères tels que les éléphants, les grands singes et les cétacés et invite les états signataires à protéger ces cultures et leurs représentants. 

« Nous devons les considérer comme un Peuple » 

Depuis 1961, 134 orques ont été capturées en mer pour être exhibées dans des parcs aquatiques. 109 sont déjà décédés après avoir survécus moins de 6 ans (moyenne). Ces captures au large des côtes occidentales du Canada et des Etats-Unis, au Japon, en Islande et en Argentine, étaient menées de manière particulièrement violente et non contrôlée. Plusieurs orques adultes mouraient alors en tentant de protéger les juvéniles. Leurs cadavres étaient discrètement lestés et rejetés à la mer. Des tribus entières d'orques se sont ainsi vues décimées lors de ces enlèvements. Les dernières capturent datent de 1997. Cette pratique a depuis été interdite mais les dégâts qui ont été commis parmi ces familles d’orques sont considérables. 

« Les orques veulent vivre libres. Elles me le disent, elles me le chantent, à chaque fois que je plonge avec elles, nous confie Pierre ROBERT de LATOUR.» Avec plus de 3.700 interactions sous marines avec les orques libres de Norvège, l’apnéiste français sait de quoi il parle. Sa connaissance de ces grands prédateurs dans leur milieu naturel est sans équivalent. Et c’est concrètement la voix du « Peuple des Orques » libres que Pierre portera lors de son temps de parole, ce 12 juillet à 11h00, au plus près des bassins du Marineland. 

« Le Peuple des Orques », film de Pierre ROBERT DE LATOUR, porte sur l’exploration du langage et la défense de la culture des orques (sortie le 2 octobre 2015 au Grand Rex) 

« Les orques sont des créatures supérieurement intelligentes et sensibles. Notre regard sur elles doit changer. Il faut cesser de les voir comme une population animale dont on peut exploiter la souffrance. Nous devons les considérer comme un Peuple, martèle Pierre, car ils en ont toutes les caractéristiques. » 

« Un Peuple qui communique avec un langage complexe incluant des dialectes. Un Peuple qui vit au sein de groupes familiaux où se tissent des liens d’affection et d’attachement profonds, avec une organisation sociale matriarcale élaborée. Un Peuple dont les individus sont dotés de capacités d’apprentissage étonnantes et qui ont développé une culture, faite des savoirs transmis entre les générations, entre les groupes et même avec d’autres espèces. Un peuple qui sait s’adapter et faire preuve d’inventivité, mais aussi de solidarité envers les plus faibles. » 

« Ne pas comprendre ce qu’ils se disent ne nous donne pas le droit de les enfermer dans des cirques marins pour s’amuser de leurs pirouettes, s’insurge Pierre ! » 

« Taillés pour les grands espaces » 

Les bassins dans lesquelles les orques captives sont contraintes de vivre sont ridiculement petits face à leurs réels besoins. Les orques sont taillées pour les grands espaces, génétiquement programmées pour nager à grande vitesse (jusqu’à 60 km/h), sur de longues distances (150 à 200 km/jour), pour plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeurs ou surfer des vagues immenses par tous les temps. Contrairement à ce que prétendent les parcs, la réintroduction en milieu naturel est possible. Orques Sans Frontières participe à l’élaboration d’un programme de réhabilitation en vue de la réinsertion des orques dans leur milieu naturel. 

Ces mêmes cirques marins communiquent sur des études scientifiques concernant les orques. Or, une orque en captivité n’est en rien représentative d’une orque sauvage, étudiée dans son environnement naturel. Ne serait-ce que le rythme alimentaire en captivité qui est même complètement à l’opposé de ce qui est observé dans la nature. Ainsi à l’état sauvage, les orques chassent d’abord et ce n’est qu’une fois rassasiées quelles jouent entre elles. En bassin, elles doivent d’abord amuser les gradins, et ensuite seulement elles sont nourries. La récompense devenant de fait la tâche à accomplir. 

Ce simple décalage de leur rythme naturel engendre de graves troubles du comportement. Contrairement aux orques en captivité, les orques sauvages n’ont que peu de morsures sociales. Ces atteintes psychologiques mènent régulièrement à des comportements agressifs entre captifs, voir parfois au drame d’attaques contre des soigneurs comme le montre le film Blackfish. Comment ne pas y voir une relation de cause à effet ? 

« Les accidents : uniquement avec des orques captives » 

Il y a actuellement une cinquantaine d’orques captives dans le monde, dont 24 nées en bassin. Sur 170 accidents répertoriés en captivité, 4 furent mortels. Au Marineland d’Antibes, 5 orques ont déjà agressé leurs dresseurs. Aucun accident, ni même la moindre bousculade n’est à déplorer à ce jour en milieu naturel. Notons que Pierre ROBERT de LATOUR a déjà guidé plus de 600 plongeurs lors d’approches respectueuses et sécurisées selon ses Méthode USEA ®. 

« La captivité est un mauvais traitement en soi » 

Freya, la plus ancienne orque du Marineland, vient de mourir à l’âge de 35 ans après 32 années de détention. Elle nous est présentée comme un record de longévité car la plupart des orques captives meurent avant même d'avoir 20 ans (John JETT & Jeffrey VENTRE - Captive killer whale (Orcinus orca) survival). Mais il faut savoir que libres, les mâles vivent une trentaine d'années en moyenne, pour un maximum de 50 à 60 ans et les femelles, elles, vivent en moyenne 50 ans, avec des maximums de 80 à 90 ans. Il existe même une matriarche centenaire. Ainsi, ce parc n’a pas prolongé la durée de vie de Freya mais l’a plutôt amputé d’une bonne quinzaine d’années. 

« Nous avons des arguments pour répondre point par point à la propagande des parcs mais le cœur de notre engagement se situe ailleurs, nous affirme Pierre, tout simplement parce que la captivité est un mauvais traitement en soi ! Elle condamne les orques prisonnières à une non-vie. » 

Pour ce défenseur de la cause des orques libres, cela ne fait aucun doute : la captivité des orques ne répond à aucun impératif de conservation de l’espèce, ni d’éducation du public. « A qui va-t-on faire croire que la naissance d’une orque, qui sera maintenue captive toute sa vie, constitue une avancée dans la conservation ou la connaissance de l’espèce ? s’emporte Pierre. Les orques n’ont d’autre besoin que celui de retrouver leur liberté et qu’on respecte leur environnement. Il existe d’autres moyens aujourd’hui pour éduquer et faire partager les connaissances sur ces créatures, sans pour autant en faire des prisonniers à perpétuité. » 

Orques sans Frontières a élaboré une démarche d’approche respectueuse des mammifères marins (Méthode USEA ®) et contribue ainsi, via le don d’images, au développement d’un projet de réalité augmentée à but éducatif au Canada, le OCEAN-WALL. « Capturez les images, laissez les orques vivre libres ! insiste Pierre ». 

« Un problème éthique sur lequel la France doit se positionner en chef de file » 

« La captivité se pose comme un problème éthique de notre époque. Appuyons-nous sur la résolution de l’ONU pour faire évoluer la loi en Europe afin de leur accorder le  statut de « personne non Humaine », martèle Pierre. C’est le seul moyen d’abolir l’esclavage du Peuple des Orques. Les consciences s’éveillent et le moratoire français sur l’ouverture des delphinariums en est un excellent signe. La France doit montrer l’exemple et s’engager plus avant sur le statut de « personne non Humaine » des orques, et autres grands mammifères, conformément à la Convention sur les espèces migratrices signée à Quito, en 2014. » 

La France doit devenir le leader de la protection des écosystèmes et aussi des cultures qu’ils abritent. http://www.huffingtonpost.fr/pierre-sigler  

A quelques mois de l’ouverture de la 21ème Conférence des parties à Paris, http ://www.cop21.gouv.fr/fr, voilà qui enverrait un message clair aux participants : les engagements pris ici ne devront pas rester à l’état d’intention. 

La captivité en quelques chiffres 

  • 15 états européens recèlent à eux seuls 35 delphinariums où ils exhibent environ 300 cétacés pour une dizaine d’orques.
  • 12 pays européens sans delphinarium : l’Autriche, Chypres, la République Tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, le Luxembourg, la Pologne, la République d’Irlande, la Slovaquie et la Grande Bretagne.
  • A l’ONU, Convention sur les espèces migratrices (PNUE/CMS/Résolution 11.23) CONSÉQUENCES DE LA CULTURE DES CÉTACÉS POUR LEUR CONSERVATION  Adoptée par la Conférence des Parties lors de sa 11e réunion (Quito, 4-9 novembre 2014).
  • Pays détenant encore des orques : Etats-Unis (Sea World California, Sea World Florida, Sea World Texas, Miami Seaquarium), Canada (Marineland Ontario), France (Marineland Antibes- 6 orques), Espagne (Loro Parque – 4 orques), Japon (Kamogawa Sea World, Nanki-Shirama Adventure World,Taiji Whale Museum, Izu-Mito Sea Paradise, Port of Nagoya Public Aquarium), Argentine (Acuario Mundo Marino).

*Le collectif associatif de la manifestation 

  • L’organisation de cette manifestation est assurée par le collectif Back To The Sea, agir contre les delphinariums et les associations « C’est Assez ! », Réseau Cétacés et La Dolphin Connection.
  • Se joignent officiellement à la manifestation : Dauphins libres et Dauphins Captifs, Orques sans Frontières, Réseau Animavie, Collectif Animalier du 06, Animus Cause Animale, Dignité Animale, 269life France, Association pour la Protection des Animaux.
  • A leurs cotés, des têtes d’affiche internationales : Ric O’Barry, ex dresseur de Flipper et porteur du Ric O’Barry Dolphin Project, Ilaria « delfina » Ferri, leader transalpine de l’anti captivité qui a fait fermer 3 delphinariums en Italie, John J. Hargrove, ex soigneur en chef au SeaWorld et au Marineland, Pierre ROBERT de LATOUR, président d’Orques Sans Frontières, qui portera la voix des orques libres.

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1 commentaire

15/07/2015 13:14 - Pamela a dit :

Delphinarium Rimini n'est Pas fermé! !!!!!!!!!!!!!!

Je voudrais vous informer que le delphinarium de Rimini (Italie) n'est pas fermé. Il est ouvert et maintenant il utilise des lions de mer pour ses spectacles.

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