10/08/2010


MaxSea - La préparation d’un roadbook avec Maxsea pour Isabelle Joschke

Depuis 2008, MaxSea apporte son soutient à la figariste Isabelle Joschke. Elle témoigne de l’importance de MaxSea dans son métier de navigatrice, de l’entrainement à la régate.

Isabelle Joschke :

" Cela fait deux ans que je navigue avec Maxsea à bord. Auparavant ce logiciel ne me servait que dans la préparation des courses, car l’une des spécificités du Mini 6,50 est de ne pas autoriser d’ordinateur à bord. 

Avant, je ne me permettais pas de faire du rase-caillou, et je prenais souvent une marge d’un demi mille pour parer un danger, surtout lorsqu’il n’était pas visible. Aujourd’hui, en Figaro, j’ai pris l’habitude d’aller au plus près. 

Enfin, Maxsea ne me sert pas que pour la préparation et le déroulement des courses, mais aussi après la navigation, pour visualiser ma trace et voir par où je suis passée exactement. C’est particulièrement utile pour les débriefings. 

A mes yeux, la préparation d’un parcours est aussi importante que la maîtrise de Maxsea sur l’eau. En Figaro, si l’on tombe en panne d’énergie, ou si l’on ne peut pas quitter la barre comme cela arrive parfois sous spi dans la brise, un roadbook en version papier plastifié peut réellement nous sauver la mise. 

Le mini 6,50 est d’ailleurs une très bonne école pour apprendre à bien préparer sa route, étant donné que l’ordinateur est interdit à bord, de même que les GPS traceurs. En 4 saisons passées sur ce support, avant d’intégrer le circuit Figaro, j’ai consacré pas mal de temps à la préparation de mes roadbooks. 

De quoi s’agit-il exactement ? Le principe est d’établir un document qui soit suffisamment précis et clair pour que l’on puisse se passer de la carte papier, ou bien de son ordinateur, dans les cas évoqués précédemment. La plus grande partie du document peut être rédigé longtemps en amont, au chaud chez soit, avant que la pression de la course ne monte. 

Ce document est composé de plusieurs parties : 

1/ La partie «sécurité», avec : un tableau de route, un tableau de waypoints, et surtout des copies d’écran sur lesquels figurent la route et les waypoints destinés à parer les dangers. On peut zoomer plus ou moins sur la carte, pour avoir aussi bien une vue générale du parcours que des précisions sur certaines zones à traverser. Les copies d’écran peuvent être annotées de commentaires et de relèvements sur des waypoints (très efficaces pour parer les dangers). 

2/ La partie «courant», dans laquelle on intègre des vues d’écran sur les zones traversées aux heures de passage estimées. 

3/ La partie «effets de site», avec des copies d’écran annotées et coloriées sur les zones concernées. C’est un chapitre très important pour la stratégie de la course, et un petit coup d’œil sur des rappels généraux peut nous éviter de nous mélanger les pinceaux en cas de grosse fatigue. 

4/ La partie «routage». C’est la seule qui ne peut pas être préparée à l’avance, car le dernier fichier météo sera le plus fiable. 

L’avantage de composer un tel document de façon précise, ce n’est pas seulement d’aller au-devant de problèmes qui arrivent rarement (mais toujours quand on ne s’y attend pas). C’est aussi de s’imprégner pleinement du parcours et d’avoir en tête les moments-clé de sa course. C’est essentiel pour partir serein ! " 

Donnez une note :

Votre commentaire
Tous les commentaires sont modérés avant publication, afin de garder toute objectivité, les publicités cachées ou contre publicités sont interdites, et leurs auteurs seront black-listés.

Voir toutes les news

Follow us on socials networks

facebook twitter dailymotion google

Abonnez-vous aux flux RSS

Suivez l’actualité de tous nos magazines en vous abonnant à notre flux RSS ou en vous inscrivant à notre newsletter que vous recevrez par email.

S'abonner à un flux RSS

S'abonner à une newsletter