05/09/2014


Fédération des industries Nautiques - Une activité commerciale contrastée

Focus sur la saison nautique 2013 / 2014.

Une reprise inégale 

  • Le marché mondial de la plaisance 2013/2014 devrait être en légère croissance
    • Une première depuis 2009
    • Une dynamique de croissance principalement portée par le marché nord américain
    • Une reprise globale atténuée par le ralentissement de pays tels que le Brésil, la Turquie, la Russie ou la Chine
  • La situation du marché européen demeure hétérogène
    • Des éléments encourageants observés dans les pays Scandinaves et au Royaume Uni
    • Des frémissements en Espagne
    • L’Italie toujours en difficulté
  • Le marché français, bien que résistant, va connaitre sa 3e année de baisse
    • Le nombre de bateaux neufs immatriculés devrait être en recul de 5 à 7 %
    • Le marché de l’occasion devrait être en progression de 2 à 3 %
    • Au total les ventes de bateaux neuf et occasion devraient légèrement progresser
    • Le nombre de permis délivrés en 2013 atteint son plus haut niveau depuis 2008 soit 94 000 (un nombre multiplié par 1,7 en 6 ans)

France : une certaine résistance 

  • Le marché français est à contretemps d’un marché européen qui montre des signes de stabilisation
  • Il fait preuve, sur la durée, d’une certaine résistance, avec un recul global depuis le début de la crise moins important que celui de ses voisins européens

Un niveau de pratique stable en dépit de conditions météo contrastées 

  • Le littoral Atlantique / Manche tire son épingle du jeu
    • Léger recul de fréquentation par rapport à 2013 qui avait connu une très belle météo et donc constitué une année exceptionnelle. Pour autant, la Bretagne a moins souffert que d’autres régions et la pratique nautique est restée relativement soutenue,
    • Un niveau d’activité stable grâce à une augmentation de la durée des séjours, compensant une légère baisse de fréquentation, notamment de la part des plus grosses unités,
    • Un pic de fréquentation sur une période de plus en plus courte.
  • En Méditerranée
    • Une relativement bonne saison avec un niveau de navigation stable,
    • Toutefois, la météo maussade en début de saison, puis changeante, a plutôt conduit à une baisse de la fréquentation globale, sans que cela n’impacte véritablement le niveau d’activité grâce à une augmentation de la durée des séjours,
    • Les régions frontalières (Alpes Maritimes, Corse) souffrent de la concurrence des nouvelles destinations.

Une activité commerciale contrastée 

La clientèle française et internationale est de plus en plus en demande de services et d’accompagnement en matière d’équipements, d’accueil et d’assistance. 

  • Réseaux de distribution / entretien
    • Une saison en demi-teinte. Un bon niveau d’activité au printemps, qui ne s’est pas confirmé sur l’été : une assez bonne fréquentation des points de vente, mais des achats avant tout guidés par la recherche du meilleur prix et le désir de « faire une affaire ».
  • Location
    • Une année stable pour la location maritime en termes de nombre de semaines, mais aussi en matière de choix des bateaux avec toujours une forte demande sur les catamarans. Après un début de saison difficile, la clôture de saison est bonne avec un niveau d’activité à l’automne supérieur au début d’été.
    • Bonne saison Outre-mer (Martinique, St Martin, Guadeloupe), qui aura duré quasiment 12 mois grâce aux clientèles étrangères principalement venues des Pays de l’Est.
    • L’évolution du tourisme fluvial s’inscrit à nouveau dans la tendance favorable qui le caractérise depuis quelque temps, avec un nombre de semaines de location en progression. Deux phénomènes se développent : l’augmentation des ventes de dernière minute et de celle des réservations très anticipées.
  • Grande plaisance
    • Fortement impacté par les évolutions réglementaires à répétition, la fréquentation des côtes françaises est en fort recul (environ 30%) au profit de celles de voisins européens aux fiscalités plus attractives.
  • Voile légère, glisse
    • Le réseau des écoles françaises de voile a connu un bon niveau de fréquentation.
    • Le stand up paddle confirme son succès populaire, porté par sa grande accessibilité et le développement soutenu des planches gonflables, permettant à de nouvelles clientèles, familiales et féminines, notamment, de s’adonner aux activités nautiques.

Les enseignements majeurs de la saison 

  • Un renforcement de la saisonnalité : la saison nautique se concentre de plus en plus sur quelques semaines dont le bon déroulement devient crucial.
  • Une forte diversification des pratiques, les plaisanciers ne s’adonnant plus exclusivement à la seule navigation : pêche, jet ski, ski nautique, activités de glisse dont le kite surf et particulièrement le stand up paddle, en passe de devenir un phénomène de société trans générationnel.
  • Une forte demande de services de la part des clientèles, qui sont également à la recherche du meilleur tarif.
  • Une concurrence accrue pour les régions frontalières.

Les grands enjeux du secteur nautique 

Un secteur en mutation 

  • La crise a eu de nombreux effets directs et indirects sur le secteur nautique
    • Disparition d’un certain nombre d’acteurs
    • Fragilisation de nombreuses entreprises
    • Accentuation du phénomène de volatilité des marchés
    • Evolution des repères fondamentaux du secteur
  • Des mutations à fort impact sur les professionnels et les termes dans lesquels ceux-ci développent leurs stratégies.
  • La Fédération doit adapter ses priorités afin de s’inscrire au plus près des préoccupations de ses adhérents et de les accompagner, au mieux, dans ces périodes d’instabilité.

Deux axes stratégiques pour asseoir la pérennité du secteur 

  • Renforcer la compétitivité des entreprises
    • Maintenir les avances techniques et technologiques
    • Conserver le niveau d’excellence et d’expertise dans les métiers
    • Défendre la position concurrentielle des entreprises
  • Soutenir le développement des entreprises
    • Promouvoir, en France et à l’international, l’offre française et son image de marque
    • Promouvoir et faciliter le développement des pratiques, aujourd’hui et demain
    • Accroitre la fluidité des marchés

Un fort ancrage régional pour d’importants enjeux locaux
Les régions littorales concentrent près de 85 % de l’activité économique de l’industrie et des services nautiques. La bonne santé de ceux-ci est donc primordiale pour l’équilibre socio économique de ces régions. 

  • Un enjeu économique et social de tout premier plan
    • 34.000 emplois directs et 3.7 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré dans les régions littorales
    • parmi lesquels 40 % dans les services autour des ports
    • Des retombées économiques et sociales induites et un rayonnement national qui constituent un enjeu majeur pour les régions littorales.

Le secteur a besoin d’être mieux reconnu et appuyé 

  • Permettre à la France de garder sa place parmi les leaders mondiaux
    • Ne pas entraver son développement par des mesures réglementaires discriminantes
    • Appuyer son renforcement sur les grands marchés internationaux
  • Conserver un marché intérieur fort
    • Eviter tout alourdissement de la fiscalité sur les plaisanciers français et internationaux
    • Ne pas sanctuariser la mer et le littoral en restreignant excessivement la liberté de naviguer
    • Renforcer l’attractivité du littoral français face au développement de la concurrence des pays voisins
  • Aux professionnels du nautisme de faire pleinement reconnaitre la richesse de leur contribution au développement économique du pays,
  • Aux décideurs publics nationaux et régionaux, de prendre la mesure de cette contribution et de la stimuler.

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