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La radio Ouest France - LCI a réuni aujourd'hui les dirigeants du groupe Bénéteau - Jeanneau ainsi que Tibor Sillinger, Président du Salon Nautique de Paris.
Une rencontre qui a permis de faire le point sur l'état de santé de l'industrie nautique et de tirer un premier bilan, à mi-parcours, de cette 46e édition du Salon.
Morceaux choisis :
Particularité du Salon Nautique de Paris ?
« Nous sommes l'un des trois plus gros salons au monde, soulignait Tibor Sillinger, Président du Salon. Notre particularité est d'être le plus professionnel des salons ouverts au grand public. Mais nous sommes aussi réputés pour être un salon où l'on prend des commandes. »
Une réputation confirmée par Bruno Cathelinais, Pdg du Groupe Bénéteau - Jeanneau : « Nous réalisons 20 % du chiffre d'affaires de l'année sur le salon. Il nous permet également de faire découvrir nos nouveautés. »
Cet impact étant, selon Tibor Sillinger, encore plus considérable sur les petits chantiers qui ne disposent pas de réseaux de distribution.
Le marché de l'industrie nautique ?
Selon Jean-François de Premorel, administrateur du Groupe Bénéteau - Jeanneau le marché mondial reste celui du moteur mais le marché de la voile se porte bien. Le groupe Bénéteau - Jeanneau reste notamment leader sur la voile avec 65 % du chiffre d'affaires de la société réalisé sur ce marché mais il y a une réelle progression du moteur car c'est un secteur qui est en évolution permanente.
Les nouvelles tendances ?
Chacun semblait d'accord pour souligner la forte dynamique du design intérieur aperçue sur ce Salon. Cette nouvelle tendance est renforcée par un phénomène en pleine croissance depuis quelques années : les grands bateaux. Grands bateaux très présents cette année sur le Salon du fait de l'agrandissement de celui-ci : « Nous disposons pour cette édition de deux halls supplémentaires, soulignait Tibor Sillinger. Cela nous a permis d'accueillir des bateaux que nous ne pouvions pas recevoir auparavant. Mais, nous devons encore grandir car nous sommes contraints de refuser encore beaucoup de demandes."
Cette tendance des grands bateaux était, cependant, relativisée par Bruno Cathelinais : « Les gens viennent aux bateaux de plus en plus jeunes et y restent de plus en plus vieux. Il est donc important de concevoir des bateaux adaptés à tous les budgets. »
La fréquentation du Salon à mi-parcours ?
« Nous sommes sur les chiffres de l'année dernière, précisait Alain Pichavant, commissaire général du Salon. Il semble que nous ayons une augmentation du visitorat de province. Mais, il est encore trop tôt pour faire un bilan. »
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