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Le magazine de la voile sur internet
22/01/2011
Le combat des géants, le Maxi Banque Populaire à l’assaut du Trophée Jules Verne.
12 h 11 mn 45 s – Au large de Brest - Pascal Bidegorry et ses 13 équipiers ont franchi la ligne de départ du Trophée Jules Verne à bord du Maxi Banque Populaire, avec la ferme intention de ravir le mythique trophée à une autre géant, Groupama, détenteur du record du Tour du monde en équipage. Leur point commun : ils sont nés tous les deux dans les bureaux du Cabinet d’architecture navale VPLP.
L’un est bien plus grand que l’autre. 40 mètres pour Banque Populaire contre 31,50 m pour Groupama 3. Si le chasseur du trophée est plus puissant, ce qui lui permet une plus grande liberté dans ses choix de route notamment, l’équipage devra se montrer d’autant plus vigilant. La machine est plus compliquée…
C’est ce qu’explique Vincent Lauriot-Prévost, l’architecte, qui considère aujourd’hui que l’Equateur en cinq jours est à portée des étraves de Banque Populaire :
Banque populaire est plus puissant de 30 % que Groupama 3. Cela nécessite plus d’équipage à la manœuvre et plus de charge dans le gréement courant et dormant. C’est un bateau plus sophistiqué avec un mât basculant et une dérive à trimmer, deux éléments de performance qui nécessitent plus de surveillance (hydraulique et mécanismes) qu’un mât fixe et une dérive sans trimmer.
En revanche, la puissance supplémentaire implique des performances plus élevées. Banque Populaire bénéficie de cet avantage de pouvoir se déplacer sur le plan d’eau à des vitesses importantes et donc de mieux pouvoir choisir ses conditions optimales.
Sa longueur lui permet d’être plus à l'aise dans le sud que Groupama 3. Son rapport poids / puissance (surface de voile) est équivalent a celui de Groupama 3 ce qui devrait lui permettre des performances au moins équivalentes dans les deux phases Atlantique : nord-sud à la descente et sud-nord au retour.
Les mêmes que Groupama3 avec un peu plus de marge en force de vent et de mer. Il sera surement un peu pénalisé dans les zones de petits airs que l’équipage s’efforcera de ne pas traverser.
Le temps à battre : 48 jours 7 heures 44 minutes.
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