-
Rechercher dans l'agenda
Toutes les informations utiles
mois par mois -
Rechercher sur le site
Vous recherchez
Le magazine de la voile sur internet
09/11/2010
« Navire du Futur », l'un des thèmes mis en avant lors de la Semaine de l'Innovation en Bretagne, organisée cette année au mois de juin, rebondit directement sur ...
... les derniers travaux du Grenelle de la mer en s'affirmant comme un grand programme de R&D national lancé sur 10 à 20 ans.
Matériaux et construction, propulsion, énergies renouvelables, détection et dé-pollution, opérations en mer, systèmes embarqués, monitoring et aide à la décision : ce grand projet - qui concerne les 5 marines : de pêche, de plaisance, de commerce, bateau de travail scientifique et marine nationale - sera investi par des acteurs nationaux, dont bretons. Certains dont Piriou, STX, DCNS ou Multiplast se sont déjà attelés à travailler sur les notions d'économies d'énergies, de gestion des déchets à bord.
Détour par la société E3H (Brest-29) dont Tanguy Le Bihan est le fondateur
Cette « start up de la mer » comme il définit son bureau d'études, réfléchit depuis pas mal de temps déjà aux économies d'énergies avec l'idée de travailler sur des coques que l'on puisse propulser avec moins d'énergie. Axe privilégié : « le bateau électrique doté des mêmes performances qu'un bateau thermique classique » présente Tanguy.
Une idée germée dans son esprit « en plein dans la crise de 2008 ! J'ai pris connaissance de ce que menait Vincent Bolloré avec son projet de voiture électrique et ce fut le déclic : j'ai pris ma souris, commencé des calculs, fait des dessins et des schémas. »
A noter qu'auparavant Tanguy Le Bihan avait beaucoup travaillé « sur le bateau de pêche et je sentais déjà qu'on allait dans les murs. Les économies d'énergie, tout le monde s'en moquait ! Il y a 5 ans, ça n'était pas du tout à la mode. » 2010 : c'est devenu une urgence. Fort de sa « maîtrise de la chaîne électrique » E3H entend bien thésauriser sur son expertise, aujourd'hui mise au service de ce Bateau du Futur.
Après le projet ODONATA, sorti il y a près de 2,5 ans, E3H présente aujourd'hui REMORA (260.000 euros d'investis), "qui veut dire poisson-pilote pour un bateau de travail destiné aux ports de plaisance. C'est aujourd'hui notre stratégie. Avec ODONATA, bateau qui ne fait ni bruit, ni vagues et peut faire ses 17 nœuds, nous avons tout de suite senti l'intérêt du public mais nous ne pouvions pas suivre. Notre axe est maintenant de nous réorienter vers le marché professionnel, mais en concevant bien des projets industriels."
1er bateau "composite" à intégrer le liège, ODONATA est de fait prévue pour sortir en série.
Donnez une note :
Suivez l’actualité de tous nos magazines en vous abonnant à notre flux RSS ou en vous inscrivant à notre newsletter que vous recevrez par email.