02/11/2010


Nautic de Paris - 50 ans de Salon Nautique International de Paris

Le Nautic-Salon Nautique International de Paris fête son 50ème anniversaire cet hiver : l'occasion de se retourner sur 50 ans d'innovations, mais aussi de voir l'avenir avec enthousiasme. Un retour vers le futur riche en émotions…

Le Salon Nautique International de Paris ne s’est pas fait en un jour ! L’histoire de ce salon est riche en rebondissements et révolutions. 

Si l’on considère que le premier Salon Nautique International de Paris s’est tenu au CNIT en janvier 1962, n’oublions pas qu’il a eu des parents et des grand-parents bien avant sa naissance. Les premiers bateaux de plaisances ont même fait salon au début du siècle sous la verrière du Grand Palais, au milieu des automobiles ! Puis les premiers plaisanciers ont été conviés sur les bords de la Seine et les industries de la plaisance ont commencé à se structurer, à s’émanciper de la construction navale. 

Au début des années 60, les fondements de la Fédération des Industries Nautiques étaient donc jetés et le CNIT accueillait, sous ses voûtes de béton pré-contraint, le premier véritable Salon Nautique International de Paris. Le chauffage ne fonctionnait pas encore, il n’y avait presqu’aucun transports en commun, et le CNIT trônait au milieu d’un gigantesque chantier fait de boue, de palissades et de grues… Il y a 50 ans, il fallait déjà une bonne dose de passion pour oser créer un salon international dans ces conditions à Paris ! 

Toujours plus grand 

Et pourtant, dès les premières éditions, le succès fut au rendez vous : 23.000 m² en 1962, 65.000 en 1965, 80.000 en 1968, 85.000 en 1972. En moins de dix éditions, le CNIT devenait déjà trop petit ! Les bateaux devront attendre décembre 1988 pour retrouver un peu d’espace avec le déménagement à la Porte de Versailles, qui doublera la surface disponible. Le Nautic grandira régulièrement jusqu’à occuper 6 halls en 2008, soit plus de 170.000 m². L’équivalent de 25 terrains de football ! 

Un public passionné 

Le public a toujours été fidèle au rendez vous. De 58.000 visiteurs en 1962 jusqu’aux plus de 300.000 des années 90, le Nautic rassemble chaque année un nombre exceptionnel de passionnés. Depuis 1987, le nombre d’entrées est certifié par l’Office de Justification des Statistiques, et se stabilise autour de 250.000 visiteurs après l’émancipation du Salon de la Piscine et du Spa en 2003. Si l’on considère qu’il y a environ 500.000 bateaux de plaisance en activité en France, le Nautic est véritablement un salon passion. Imaginons un tel ratio dans d’autres secteurs comme l’automobile, le camping-car, la moto, le vélo ou la montagne ! La typologie de ces passionnés a également évolué au gré des évolutions de la société, mais la singularité du nautisme français est d’être toujours resté populaire : des années 70 aux années 90, les retraités et inactifs sont passés de 6 à 15 % et les ouvriers et employés de 26 à 28 % des visiteurs. De plus, les deux tiers des visiteurs viennent de loin ! Paris a donc toujours été un Salon Nautique à part, totalement hors normes dans le monde feutré de la plaisance internationale. 

Un rendez-vous incontournable depuis 50 ans 

Comme tout grand rassemblement populaire, et pour saluer une industrie aux performances toujours surprenantes, les grands de ce monde ont souvent inauguré le Nautic. Du Général de Gaulle (1965) à Valéry Giscard d’Estaing, de François Mitterrand (1984) à Jacques Chirac ou Lionel Jospin, le Salon Nautique International de Paris est sans doute le seul au Monde à avoir été inscrit sur autant d’agendas prestigieux. Leader mondial sur le marché des voiliers, de la planche à voile et dans les tout premiers producteurs de bateaux à moteur, l’industrie nautique française est un véritable modèle que beaucoup de secteurs envient. Elle emploie trois fois plus de salariés qu’Airbus et présente une balance commerciale largement positive. Elle a su innover sans cesse dans un milieu pourtant conservateur, se trouver des icônes populaires, permettre à tous d’accéder à la navigation en réduisant les prix de façon spectaculaire. Et elle a su séduire un large public en maintenant contre vents et marées son fidèle rendez-vous avec Paris. 

Les cinq décennies de la révolution nautique 

1960 - Tabarly gagne sa première transat et fait découvrir à tous les français la voile et ses valeurs. L’avènement du polyester rend possible la fabrication en série de bateaux de plaisance, économiques à l’achat comme à l’entretien. Le dynamisme de l’école des Glénans, le lancement du premier Salon Nautique International de Paris, conjugués à l’effet Tabarly, donnent une formidable impulsion aux loisirs nautiques en France.
Les dériveurs règnent sur tous les plans d’eau (Optimist, Vaurien, 420, Caravelle…) 

1970 - L’offre de voiliers explose et touche tous les publics. Les français découvrent les bateaux de pêche promenade, mais aussi les premiers catamarans de sport qui dévoilent de nouvelles sensations. Mais surtout, apparaît ce qui deviendra un phénomène de société : la planche à voile. Cet engin ludique, facile à mettre en oeuvre, tendance et accessible, résume la recette parfaite d’une réussite populaire. L’accès de tous à la navigation est trouvé et la barre des 100.000 planches diffusées rapidement franchie. Kawasaki invente le JetSki, qui ne cessera de se développer. Une génération entière se passionne pour la course au large, qui se fabrique de nouveaux héros dans le sillage de Tabarly : Colas, Kersauson, Pajot, Riguidel, Terlain, Malinowski… 

1980 - Le bateau à moteur regagne du terrain, après le coup de massue du premier choc pétrolier, et il s’en vend désormais plus que de voiliers. Après deux éditions en 1987 (janvier et décembre) le Salon Nautique déménage à la Porte de Versailles. Le nouveau site offre deux fois plus d’espace. Les pneumatiques, les trawlers, les runabouts, les jet skis et les scooters marins envahissent les ports. De son côté, la planche à voile devient un phénomène de société, avec plus de 3 millions de pratiquants. Les dériveurs traditionnels disparaissent, faisant place aux multicoques de sport. L’électronique bouleverse la navigation avec l’apparition du 1er GPS. 

1990 - Les moteurs deviennent plus silencieux, beaucoup moins gourmands et plus propres, renforçant la pratique du motonautisme. La planche à voile s’essouffle, mais le surf traditionnel déferle sur l’Europe. En valeur constante, le prix des bateaux a été divisé par deux et leur taille moyenne n’a jamais cessé d’augmenter. Les bateaux de voyage, catamarans ou grands monocoques en aluminium, permettent à des centaines de familles de partir autour du Monde confortablement et en toute sécurité. 

2000 - L’environnement devient une préoccupation majeure des plaisanciers : cuves à eaux noires, peintures non toxiques, panneaux solaires et éoliennes, infusion et injection sous vide, nouveaux matériaux et moteurs hybrides-électriques se généralisent. La plaisance française est leader mondial dans beaucoup de domaines. La technologie bouscule tout et rend la navigation accessible à tous : des traceurs de carte jusqu’aux sondeurs vidéo, des winches électriques jusqu’aux pilotes automatiques, naviguer devient enfin accessible à tous. Côté compétition, la voile reste le seul sport mécanique ayant doublé ses performances en dix ans, et la pratique du kite-surf explose, tandis que celle du paddle démarre. Les vieux dériveurs redeviennent tendance, les bateaux plaisir fleurissent… Les plaisirs nautiques s’inventent encore et toujours d’innombrables facettes ! 

Quelques dates repères : 

1962 - Premier Salon Nautique International de Paris au CNIT.
Les chantiers Jouët présentent le Golif, premier croiseur populaire en polyester.
Le chantier américain Boston Whaler fait sa réputation en coupant ses coques en deux dans leurs publicités. 

1963 - Le 470 est la star du salon, nouveau dériveur qui deviendra série olympique en 1976.
Côté habitables, Philippe Harlé présente le Muscadet, premier d’une célèbre série de voiliers AOC. 

1964 - Victoire d’Eric Tabarly dans la Transat : début de l’explosion de la voile, puis du nautisme tout entier, en France. Michel Dufour présente le Sylphe, premier voilier contremoulé moderne. Bénéteau présente son premiers pêche-promenade, l’Ombrine, au CNIT. 

1965 Le général de Gaulle inaugure le Salon Nautique et félicite Eric Tabarly. 

1967 - Premiers compas de route Plastimo en plastique, dix fois moins chers.
Lancement du premier Hobie Cat, le 14, par Hobie Alter en Californie.
Présentation de l’Arpège, second opus de Michel Dufour, construit à plus de 1.500 unités. 

1968 - Georges Pompidou inaugure le Salon nautique, ou sont dévoilés l’Euros d’Amel, le Samouraï de CNSO et le Cognac. Jeanneau présente le Sangria, dessiné par Philippe Harlé, voilier populaire et moderne, produit depuis à plus de 2.500 exemplaires. Il sera suivi du Flirt en 1976 et du Fantasia en 1982, tous produits à plus de 1.500 unités. 

1969 - JM Finot présente l’Ecume de Mer, croiseur moderne qui sera construit chez Mallart à La Rochelle à 1.380 exemplaires jusqu’en 1980.
Les annexes Tabur envahissent tout le littoral breton. 

1970 - Avon lance les premiers pneumatiques semi-rigides, les SeaRiders. 

1971 - Explosion du marché du Pêche Promenade, dont Bénéteau occupe 80 % du marché. Présentation du Laser, dériveur solitaire innovant qui sera fabriqué à plus de 200.000 exemplaires et qui deviendra série Olympique en 1996. 

1972 - Premiers winches à vitesse, premiers bloqueurs. L’accastillage moderne permet enfin de manœuvrer de grandes voiles.
Ré-édition en un seul tome du Cours des Glénans, la bible de générations d’apprentis navigateurs. 

1973 - Présentation de la première planche à voile originelle, la Windsurfer.
Présentation du premier jet ski par Kawasaki. 

1974 - Equinoxe, filiale de Damart, lance la panka, première veste de quart moderne. 

1976 - Lancement du Surprise conçu par Michel Joubert pour les chantiers Archambault. Cette carène dessinée pour la glisse, sans contrainte de jauge, sera produite à plus de 1.600 unités. 

1977 - Présentation du premier First 30, dessiné par André Mauric, l’architecte de Pen Duick VI. Bénéteau s’attaque à la voile et le succès sera foudroyant. 

1979 - Présentation du First 35, premier croiseur avec deux cabines arrière.
Lancement de la Dufour Wing, première planche à voile de grande série française. Présentation du premier SatNav, ancêtre du GPS, qui donne enfin une position de façon automatique, pour 20.000 francs. 

1980 - Innovation majeure pour les voiliers : les enrouleurs débarquent, facilitant et sécurisant considérablement les manœuvres. En même temps, le premier véritable GPS arrive sur le marché. 

1981 - Paul Ricard, le foiler d’Eric Tabarly, est hélitreuillé sur le parvis du Salon. 

1982 - Jeanneau lance sa série des Cap Camarat avec lesquels Gérard d’Aboville gagnera la course Niamey-Bamako. 

1983 - Fountaine Pajot présente le Louisiane, premier multicoque de croisière construit en série. Il aura une nombreuse descendance… 

1984 - François Mitterrand inaugure le Salon Nautique, confirmant son importance économique et sa dimension populaire. 

1985 - Le nombre de bateaux à moteur vendus dépasse celui des bateaux à voile, et celui des catamarans de sport celui des dériveurs traditionnels.
Création d’Informatique et Mer, qui lancera sur MacIntosh le logiciel de navigation MacSea, qui deviendra plus tard MaxSea, le leader mondial de la cartographie électronique avec plus de 30.000 bateaux équipés dans le monde en 2010. 

1986 - 325.000 visiteurs au Salon Nautique, record absolu. 

1987 - Deux salons ont lieu la même année, en janvier et en décembre au CNIT. Le First 35S5, signé Philippe Starck et Jean Berret, est élu bateau de l’année. 

1988 - 3.380.000 personnes pratiquent le windsurf. Parallèlement, le Tofinou lance la mode des voiliers néo-classiques, entièrement dédiés au plaisir et à l’esthétique. 

1989 - Bruce Farr pour la carène, Pininfarina pour le design : le First 45F5 est présenté au Salon Nautique devant un concept car du célèbre carrossier italien. Un Bénéteau signé du carrossier préféré de Ferrari… 

1990 - Le Salon Nautique occupe 6 halls sur 150.000 m², 2 fois la capacité du CNIT. 

1991 - Création, par le Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance, de la carte Mer. Explosion du marché du Jet Ski : plus de la moitié des licenciés FFM.
Gérard d’Aboville expose les deux bateaux avec lesquels il a traversé l’Atlantique et le Pacifique à l’aviron. 

1996 - Premier Rhéa, le 900. Le néo-classicisme touche le motonautisme. 

1997 - Peter Blake remets le Trophée Jules Verne à Olivier de Kersauson et son équipage, au cœur du Hall 1. Les brestois le remettront à leur tour à Bruno Peyron cinq ans plus tard. 

1998 - Maryland de Fountaine-Pajot, premier cata moteur de grande série. 

2002 - Dufour 40 voilier de l’année, le retour d’une légende. Ce voilier marque le grand retour de cette marque pionnière avec des voiliers très élégants, rapides et soigneusement construits.
Création de Fora Marine, qui lance des bateaux en contre-plaqué volumineux, légers et rapides : les RM. Le succès est immédiat, preuve que les bateaux différents et innovants ont toute leur place en France. 

2005 - Création du Prix et du Label Bateau Bleu, par la Fédération des Industries Nautiques. L’environnement devient un enjeu majeur, et la FIN encourage toutes les initiatives des chantiers et les innovations destinées à préserver le littoral. Le label Bateau Bleu est attribué aux bateaux équipés de systèmes de traitement des eaux noires et de protection des débordements de carburants. En cinq ans, plus de 5.000 bateaux seront ainsi labélisés. 

2006 - Succès de l’Ovni 395, qui sera vendu à plus de 100 exemplaires en cinq années. Les bateaux de voyage en aluminium, comme les catamarans, connaissent un succès de plus en plus grand auprès des familles qui partent au long cours autour du monde. 

2008 - Le Nautic occupe près de 170.000 m², record absolu. Cela représente presque 25 terrains de football...
Lancement par Volvo des embases IPS, puis des systèmes Zeus et Axius par Cummins Mercruiser Diesel. On peut désormais manœuvrer une grosse unité à moteur du bout d’un joystick, seul. 

2009 - Le Nautic conforte sa place de premier salon nautique au Monde en fréquentation validée par l’OJS, devant Dusseldorf, Miami et Londres. Le logiciel de cartographie Maxsea présente Time Zero, la fusion d’images 3D, satellites et de cartes marines et l'Aequus, le premier bateau solaire de série est présenté au public. 

2010 - Le Nautic-Salon Nautique International de Paris, fête sa 50ème édition. 

A découvrir cette année 

Il y aura quelques carènes incontournables dans les allées du 50ème Nautic, comme l'Arpège de Dufour ou le premier First 30. De nombreux exposants présenteront des rétrospectives édifiantes sur les progrès spectaculaires de l'industrie depuis les années 60. Citons par exemple l'équipementier Navicom, qui ressortira les premières VHF et ses anciens sondeurs à éclats, ou encore la célèbre calculatrice astronomique Tamaya. Mais il y aura aussi les accastilleurs comme Harken, les voiliers, les fabricants de bouts ou de matériel de sécurité. 

Et pourtant, même si cet anniversaire est l'occasion de ranimer de nombreux et heureux souvenirs, le Nautic reste plus que jamais un salon d'innovation et d'avenir : la passion brûle toujours ! 

Le nouveau secteur environnement : « Les allées du Grenelle de la Mer », avec le soutien du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer qui regroupera de nombreux acteurs de la propulsion propre, des énergies douces, des nouveaux matériaux et du développement durable. 

Le Spot – bassin Nautic avec la Macif : situé dans le Pavillon 1, un grand bassin de 50 m sera le théâtre de démonstrations et d'initiations de StandUp paddle, de dériveurs, canoë-kayaks et autres engins de glisse. Chaque jour, la Macif, la SNSM et la Marine Nationale y organiseront aussi des démonstrations de sauvetage : percussion de radeaux de survie, manipulations de rescue tubes et brassières automatiques. 

L'incontournable exposition « à Eric », autour de quatre facettes de la vie d'Eric Tabarly : Pen Duick, l'officier de Marine, sa victoire lors de la Transat 1976 et sa vie intime. 

Une nouvelle édition de l'atelier Cuisine à Bord, dans le Pavillon 1 avec Dyson. Cette année, les chefs Sébastien Gravé, Pascal Prudhomme, Frédéric Chevalier, Yves Mutin, Jean-Pierre Cassagne, Bernard Croce et Marcel Lesoille feront rimer plaisance avec plaisir des sens… 

Noël Nautic et son sapin toujours mis en place par les grands maîtres voiliers de l'hexagone accueillera de nombreuses idées cadeaux pour les fêtes de Noël : maquettes de bateaux, montres, le dernier wake de Jobe, sac Rollo de Guy Cotten, couteau marin Farol, trousse de voilerie Alta Box, les nouvelles bottes Dubarry… 

Cette année, le Showroom Equipements présentera au public non seulement les dernières nouveautés de l'année, mais aussi de nombreuses rétrospectives retraçant 50 ans d'innovations dans l'électronique, les tissus et matériaux, l'accastillage et la sécurité. 

Le samedi 4 décembre, une course de Stand-Up Paddle sera organisée avec Naish Sails sur la Seine, puis pour les meilleurs sur le bassin du Spot. 

Les Machines de l'Ile de Nantes présenteront en exclusivité au Nautic la magie des créatures imaginées par François Delarozière et Pierre Orefice pour le Carroussel des Mondes Marins. La Raie Manta, le Bateau Tempête, la Coque de Noix et d'autres machines de bois et d'acier animées par de complexes mécanismes, feront du Nautic la plus belle des vitrines de Noël ! 

Jeep, le partenaire officiel du Nautic 2010, présentera sur le parvis du pavillon 1 plusieurs types d'attelages animés par les légendaires 4X4 américains. 

Et toujours de nombreux temps forts, avec pour la 1ère fois au Nautic la soirée des Champions de la Fédération Française de Voile, durant laquelle sera désigné le marin de l'année : lundi 6 décembre. 

Donnez une note :

Votre commentaire
Tous les commentaires sont modérés avant publication, afin de garder toute objectivité, les publicités cachées ou contre publicités sont interdites, et leurs auteurs seront black-listés.

Voir toutes les news

Follow us on socials networks

facebook twitter dailymotion google

Abonnez-vous aux flux RSS

Suivez l’actualité de tous nos magazines en vous abonnant à notre flux RSS ou en vous inscrivant à notre newsletter que vous recevrez par email.

S'abonner à un flux RSS

S'abonner à une newsletter