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Le magazine de la voile sur internet
Le Grand Pavois peut être fier d’avoir des parrains et marraines prestigieux et dont la renommée dans le nautisme n’est plus à faire ; que ce soit Roland Jourdain en 2008, pour ne pas ...
... remonter plus loin, Catherine Chabaud en 2009 et Gérard d’Aboville cette année, le salon se confirme comme le rendez-vous des passionnés de la mer.
Gérard d’Aboville : un curriculum vitae nautique impressionnant
Véritable figure emblématique du nautisme et de la défense de l’environnement, Gérard d'Aboville se passionne pour la navigation dès son plus jeune âge. Après avoir bourlingué deux ans autour du monde, diplomé d’une école de commerce, il exerce différents métiers, toujours dans les domaines de la plaisance ou du maritime : conseiller nautique pour des production TV, convoyeur, courtier en navires de pêche, vendeur de bateaux de plaisance, ce qui lui vaudra de participer à la première édition du Grand Pavois ! En 1980, après deux ans de préparation et avec un bateau qu’il a construit, il se lance depuis le Cape Cod, Massachusetts, dans la traversée de l'Atlantique à la rame en solitaire, une première effectuée avec les moyens de l’époque, c'est-à-dire sans balise Argos, sans GPS, sans moyens de communication, et avec l’obligation de transporter plus de poids d’eau que ne pesait son bateau, les déssalinisateurs n’existaient pas ! Pourtant, après 71 jours et 23 heures de traversée il franchit sa ligne d’arrivée, le méridien d’Ouessantet est accueilli en héros à Brest le 21 septembre. Ses expériences nautiques et maritimes sont pleines de diversité : en 1984 il remporte, la plus longue course de bateaux à moteur, le raid motonautique Niamey-Bamako, une course longue de 2000 kilomètres organisée par Thierry Sabine sur le fleuve Niger. En 1987 il traverse la Mer de Chine sur un catamaran de sport de 17 pieds et organisera ensuite aux Philippines les « Raids Mer de Chine » dont les anciens participants parlent encore avec nostalgie.
Si, après sa traversée de l’Atlantique il avait affirmé : « S'il y a une chose dont je suis sûr, c'est que jamais je ne repartirai dans une telle galère. », onze ans plus tard, il repart pourtant. Il traverse le Pacifique, en partant le 11 juillet 1991 de Choshi, un petit port de pêche à 300 km de Tokyo, pour arriver 134 jours plus tard au port d'Ilwaco, près de Portland. Dans son récit de voyage, « Seul », il raconte comment il a survécu à plusieurs typhons et subi quelque 34 chavirements. Doté d'une extraordinaire volonté, l'amour que d'Aboville porte à la mer reste intact malgré les années.
Député européen entre 1994 et 1999, il y fut particulièrement actif au sein de la commission des pêches.
Il est aujourd’hui président du Conseil Supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques, un organisme qui a réussi à impulser et accompagner des grandes réformes saluées par les plaisanciers comme celle concernant les règlements et matériels de sécurité ou encore, plus récement, la libéralisation de l’usage de la VHF. Il est également conseiller de Paris. Impliqué dans plusieurs projets de sensibilisation aux enjeux actuels de notre planète, comme le tour du monde avec un bateau solaire, il lui tient à cœur de promouvoir les énergies renouvelables et de contribuer, de cette manière, à l'évolution des mentalités en matière d'environnement.
Propriétaire depuis 40 ans de Lady-Maud, un cotre aurique construit en 1907, classé monument Historique, qu’il a entièrement rénové, Gérard d’Aboville préside la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial, un organisme chargé notamment de labelliser les bateaux d’intérêt patrimonial et d’en établir un registre disponible sur internet sur le site de la fondation : www.patrimoine-maritime-fluvial.org
Gérard d’Aboville également parrain du bateau TARA TARI de Corentin Chatelperron
Gérard sera doublement parrain à l’occasion du salon. Il apporte son soutien et sa notoriété au projet Tara Tari du jeune marin breton Corentin de Chatelperron. Jeune ingénieur de 27 ans, Corentin a construit un petit voilier de pêche Bengali (du Golfe du Bengale), baptisé le Tara-Tari, nom du chantier où il a été construit. Dessiné par le cabinet VPLP, Tara-Tari est un bateau « made in Bangladesh » réalisé principalement avec les produits des chantiers de démolitions des cargos de Chittagong et composé de 40% de fibre de jute et 60% de fibre de verre. Long de 9 mètres et large de 2 mètres, Corentin fait avec son bateau l’expérience grandeur nature de cette fibre qui pourrait apporter au Bangladesh une solution écologique et économique indispensable à la survie d’un pays ravagé par les conséquences du dérèglement climatique : cyclone, inondation… l’intérêt est de trouver les financements pour la création d’un centre de recherche appliqué sur l’usage du jute dans la construction navale et d’autres problématiques liées à l’eau au Bangladesh (Hydrologie, solutions flottantes…). Parti en début d’année du Bangladesh, avec le soutien d’Yves Marre fondateur du chantier naval Tara-Tari et de l’association Friendship, Corentin sera au Grand Pavois pour présenter son bateau et raconter son histoire. www.tara-tari.blogspot.com
Ce qu’il faut retenir…
Nom : Le Grand Pavois
Le lieu : Port des Minimes à La Rochelle
Les dates : du mercredi 15 au lundi 20 septembre 2010 de 10 à 19 heures
La surface : 100.000 m²
Exposants : 850 exposants de 35 pays
Bateaux exposés : Plus 700 bateaux exposés dont 300 à flot
Spécificités : Villages et espaces thématiques, essais en mer, nouveautés en avant-première mondiale…
Le nombre de visiteurs : + de 100.000 visiteurs
Pays invité d’honneur 2010 : Tahiti et ses îles
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