-
Rechercher dans l'agenda
Toutes les informations utiles
mois par mois -
Rechercher sur le site
Vous recherchez
Le magazine de la voile sur internet
Yvan Bourgnon, de retour d'Argentine après son exploit autour du Cap Horn en cata de sport, nous a accordé quelques minutes pour revenir sur son périple et faire le point sur les équipements embarqués à cette occasion :
Clairement ça a été avant d'arriver au Cap Horn, à l'approche d'une petite île qui s'appelle l'Hermitte, à 10 miles du Horn dans le Pacifique. Ce moment a été très dur car on n'avait pas de porte de sortie : les conditions étaient déjà sport avec 40 noeuds plus des grosses vagues de 6m, et on ne pouvait ni abattre pour finir sur les cailloux de cette île, ni lofer car les déferlantes nous auraient envoyés au tapis en moins de 2. On était vraiment bloqué, avec juste quelques degrés de marge de manoeuvre pour passer cette île, sachant qu'à ce moment-là le chavirage aurait été catastrophique. Ca a duré 2h, qui ont été très dures psychologiquement.
Mais ca ne nous a pas empêché de savourer le reste ! Il y a eu le froid, les vagues, la pression, mais tout le reste, la faune, la flore, les paysages magnifiques, a été largement apprécié !
J'avais 3 couches en haut et 2 en bas sous une combinaison sèche plus un cache cou, un bonnet, 2 paires de chaussette, des bottillons, et des masques de ski pour se protéger les yeux.
Ma première couche était fine et respirant, par-dessus j'avais 2 couches de polaire, idem en bas. Ce n'était pas la peine d'en mettre plus et finir engoncé. Malgré tout cela j'ai vraiment eu froid car j'ai eu un souci d'étanchéité au niveau de la fermeture éclaire de ma sèche. Elle a beaucoup souffert à cause de la pression de l'eau, des vagues incessantes qui nous éclataient dessus. Heureusement j'ai pu me changer après le Horn, on avait prévu dans affaires de rechange.
Seb a aussi souffert du froid, il a souffert d'onglets qu'il a attrapés alors que nous nous reposions après le Horn : il n'avait pas de gants lorsqu'il s'est endormi et il y a laissé ses ongles, mais heureusement juste ses ongles !
On a fait d'innombrables virements de bords dans les canaux pour atteindre le Pacifique. A ce moment-là on a chacun passé près de 8h au trapèze, et ça a été l'occasion de confirmer la bonne impression sur cette ceinture, très confortable. On n'avait pas mis les dorsales car on avait déjà pas mal de couches en dessous, on ne voulait pas être trop engoncés. Et il ne s'agissait que de petits bords le long des cailloux, il n'y a pas eu de longs bords comme lors du Tour de Corse ou la traversée de la Manche, pour lesquels nous avons plus apprécié le support de cette ceinture lombaire. Mais bon après 6h de près incessant, comme lors de la remontée vers le Cap Corse, on était tout de même endolori après une telle nav !
Heureusement on n'a pas dessalé pendant la traversée, et on a essayé de naviguer sécu, du moins dans la mesure du possible ! Ce qui est bien avec ce gilet c'est qu'il est fin et stretch, il vient plaquer efficacement toutes les couches de vêtements sans pour autant suffoquer. Ca évite de ressembler au bonhomme Michelin et on garde un bon confort. En plus il protège bien contre les chocs sur les coques et les foils. On eu quelques frayeurs pendant les sorties d'entrainement où on a fait de belles pirouettes. C'est rassurant de se sentir protégé par ce part choc bien amortissant. J'y ai juste rajouté un couteau, une fusée et une flash light, matériel de sécurité indispensable sur ce genre de raid, fixés en permanence sur les épaules.
Ce bonnet est vraiment bien ! le néoprène tient toujours chaud, même mouillé. Je l'ai mis pendant la traversée et même s'il était un peu juste pour ma grosses tête !, je l'ai quand même apprécié et le pompon est bien stylé !
La triangulation était top ! Ce foc s'est parfaitement prêté à notre programme de navigation, il est passe partout et le tissu est vraiment costaud, fiabilité 4 étoiles !
Le montage n'était pas évident avec le système d'origine du Nacra sans enrouleur. On l'a utilisé en direct sur sa draille inox qui était un peu juste mais à bien tenu le coup.
On l'a essayé partiellement roulé au portant, cela marchait bien mais il faut un enrouleur béton et le nôtre était un peu limite. Donc globalement on l'a soit utilisé à fond soit pas du tout.
Oui tout à fait. Les produits sont sympas, design, et on sent qu'un effort de mise au point a été fait pour proposer quelque chose qui soit à la fois adapté et original.
Le prochain défi d'Yvan est d'établir un record de distance parcourue en24h à bord d'un cata de plage. Ce sera en Avril, au large du Brésil. La barre des 400 milles quotidiens est l'objectif. Bien sur Forward Sailing fera partie du projet d'Yvan, qui sera cette fois ci accompagné de Thibault Vauchel, autre champion Français de F18.
Bon vent à eux 2 !
Donnez une note :
Suivez l’actualité de tous nos magazines en vous abonnant à notre flux RSS ou en vous inscrivant à notre newsletter que vous recevrez par email.