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| Placé sous la direction de Didier le Moal, le chantier aura livré sur l´exercice 2005-2006 plus de 150 unités créées par la famille Johnstone aux Etats Unis avec cependant une implication de plus en plus efficace et marquée des techniciens français. Le chiffre d´affaire sera supérieur à 12,5 millions d´Euros, en progression de 24 % par rapport aux 9,5 M EUR de l´exercice précédent.
A ce jour, la construction des J-boats est confiée à deux chantiers au monde : Pearson composites aux USA, le constructeur historique des Johnstone, et J Europe en Vendée. Seuls les vénérables J-24 et J-22 voient encore le jour en Italie. Environ 400 J découvrent la planète mer tous les ans, dont environ 200 chez Pearson Composite et le reste en France. Les modèles fabriqués conjointement par les deux constructeurs sont les 80, 105, 109 et 133 auxquels s´ajoutent les 92, nouvelle version, en Vendée. Les 80 et 105 sont les monotypes fers de lance de la gamme.
Le 105, premier modèle doté d´un bout dehors a été livré à plus de 600 exemplaires depuis son lancement en 1991.
La satisfaction de Didier le Moal est d´avoir convaincu les Américains à adhérer à une philosophie européenne un peu plus léchée pour coller à l´esprit du vieux continent. Les bateaux américains sont un peu comme les menus américains, un peu basique, brut de décoffrage. Le Moal réfute le terme de compromis. Il s´adapte. Mieux, il convaint les américains de s´adapter petit à petit à ses idées. Ainsi, le J-109 porte t´il la « patte » Didier Le Moal, non seulement constructeur mais aussi responsable du marketing et commercial européen. Il a su insuffler à ces amis d´Outre-Atlantique la « French Touch » propre à séduire la clientèle du Vieux Continent.
« Aujourd´hui, le 133, même s´il est d´abord sorti en premier aux USA, est d´abord passé sur le plan conceptuel par nos bureaux français. » s´exclame Le Moal. Le nouveau bateau qui sera présenté au salon de paris, le J122, a été entièrement pensé, conçu et construit en France.
Didier Le Moal : directeur général de J Europe
J Europe porte bien son nom : «La taille de l´entreprise commence à ne plus être négligeable sur le plan français et européen puisque nous allons boucler l´exercice 2005 2006 à plus de 12,5 M d´euros de CA, pour plus de 150 bateaux livrés; Il s´agit d´une progression de plus de 24 % de notre CA de 9,5 M EUR en 2005»
Qualité puissance 3 : «Nous pouvons aujourd´hui nous féliciter de jouer sur trois tableaux qualitatifs : d´abord, la qualité nautique des voiliers que nous produisons. La qualité de construction de nos produits est aussi un grand motif de satisfaction. Quant aux qualités régatières de nos voiliers, elles ne sont plus à prouver.»
Europe-USA mode d´emploi :
«La grosse différence entre le marché US et le marché européen est que les américains ne se sont pas laissés prendre au piège du nombre de couchettes ou du nombre de cabinets de toilettes. Les lois du marché américain ne sont pas dictées par le marché de la location, mais par un marché de propriétaire qui a du mal à imaginer d´aller faire de la croisière avec plus de 6 personnes à bord.
Ce qui compte pour eux, c´est, après la taille de la glacière, savoir si c´est costaud. C´est la mentalité US qui dicte cela, le mythe de la jeep est bien présent. Notre challenge : trouver le parfait équilibre entre les performances et la qualité de fabrication hérité des J, et l´exigence de confort et de convivialité souhaitée par nos clients Européens.»
La performance sur l´eau :
«La performance est présente depuis l´origine. Je n´y suis pour rien! C´est le coup de crayon originel des Johnstone qui l´a dicté. L´énorme différence de conception des J par rapport aux bateaux français est que ce sont les architectes concepteurs qui font aussi le marketing de la marque.
Technologie :
«Les bateaux sont fait en infusion, grâce à Everett Pearson depuis 15 ans. Les J ont été les premiers à être fabriqués en infusion. Cette technologie était bien en place lorsque nous sommes arrivés. Notre premier challenge a été de respecter ces critères de fabrication.»
Les gammes :
«Nous fabriquons des bateaux de croisière performants, de la»berline sportive» en quelque sorte! Des bateaux avec peu de concession. Aujourd´hui, et chez la plupart de nos concurrents, c´est trop souvent l´intérieur qui prime. De notre côté, on établit un budget et un cahier des charges confort, et on demande à l´architecte de dessiner un bateau autour. Nous dessinons la coque et travaillons ensuite sur les aménagements. Il est, pour exemple, inimaginable de construire un second cabinet de toilette qui viendrait modifier le coup de crayon de la performance.»
Un véritable constructeur européen :
«Les relations sont idéales entre Pearson et J boat, mais J Europe est un véritable chantier, avec des exigences en terme de positionnement de marché. On a des débats avec les américains pour rester en phase avec nos marchés européens. On arrive avec des «plus produit». On travaille à trouver des solutions qui vont dans le sens de la performance. Mais nous demeurons un artisanat en mal de croissance plutôt qu´une industrie ; le plus gros fabriquant au monde doit sortir 20 unités par mois. La construction d´un bateau demande un nombre d´heures phénoménales.
On parle donc plus volontiers d´artisanat en mal de croissance que d´industrie véritable. »
Marchés : « Nous nous appuyons sur une version très élargie de l´Europe du Nord au Sud ».
Compétition :
«J´ai personnellement un parcours de coureur. La compétition, c´est le marketing du pauvre. Quand on a pas de sous, la compétition permet de faire parler de vos bateaux. J est arrivé en France avec une image exclusivement course. La distribution sérieuse avec un réseau qui fonctionne date d´il y a 5 ans seulement. Il a fallu construire notre image. Tant mieux si nos bateaux continuent de gagner.»
3 questions à Marc Chopin, ingénieur Indépendant chez JEurope.
L´ingénierie, les corps de métiers les nouveautés JEurope.
Marc Chopin est consultant de JEurope depuis 1994. Ingénieur en gestion production et mécanique des fluides, il intervient en tant que indépendant au chantier vendéen. Entretien...
Quel est votre rôle chez JEurope ?
J´agis en renfort sur toute l´ingénierie qui comprend plusieurs facettes comme : le développement en liaison avec les architectes Américains que sont Johstone père et fils.
Les choix techniques en fonction des contraintes de fabrication. Ces dernières peuvent être financières. Nous pouvons aussi avoir des difficultés dans la fabrication. L´objectif est de trouver des solutions simples car il faut qu´elles soient transposables dans l´atelier d´une façon répétitive. De plus, nous connaissons des contraintes liées à la conformité, aux normes européennes. Autrefois, la Marine Marchande homologué les voiliers, les règles sont beaucoup plus strictes aujourd´hui. Nous avons des directives en matière de sécurité, de dimensions des boulons de quilles, d´électricité à bord, en fonction des critères de stabilité...
En somme, je suis une courroie de transmission entre l´ingénierie et les opérateurs. Les architectes ou designer ont un plan de forme (coque et pont). Didier Le Moal a une idée précise du voilier qu´il veut mettre en place : ce qui marche et ce qui marche pas tant techniquement qu´en marketing. De mon côté, je fais en sorte d´appliquer et de trouver des techniques de fabrication avec les opérateurs.
Qui sont les opérateurs ?
Plusieurs corps de métier sont représentés chez JEurope. Il faut être assez complet pour fabriquer un voilier. Se sont des produits qui demandent un sacré savoir faire. Nous avons des stratificateurs (tissu dans les moules), des plombiers, des électriciens, des menuisiers, des accastilleurs, des finisseurs (les dernières retouches), des préparateurs de lest. Ils sont chapotés par un responsable de la production polyester, un responsable de la production menuiserie et un responsable montage. Ces différents opérateurs fabriquent de A à Z les unités JEurope.
Parlez-nous des nouveautés J ?
Nous préparons actuellement le J100 (Day boat). C´est un bateau qui a été développé aux Etats-Unis chez JBoats. Tout en restant les plus semblables possibles, nous tentons de transposer le modèle d´origine en Europe. C´est pas obligatoirement facile dans la fabrication surtout que les philosophies ne sont pas les mêmes aux Etats-Unis et en Europe. Les Américains donnent une importance au compartiment moteur et moins dans le confort. En Europe, les clients sont plus sensibles au confort du voilier. Sur le J100, on fait donc en sorte d´ajouter du confort (dossiers...) tout en restant dans la même logique (plan initial). Les conceptions de JBoat et JEurope sur la beauté et l´utilisation des voiliers sont très proches. Sur le J100, nous n´avons tout de même pas touché à beaucoup de choses pour l´européaniser. Début août, 4 J100 sont terminés. Nous présentons le voilier au Grand Pavois de La Rochelle. Pour ce qui est du J122, la finalisation des études bat son plein. Ce voilier est une pure création de JEurope. Même si les architectes sont toujours Américains, il sera d´abord fabriqué chez JEurope puis aux Etats-Unis. Nous avions besoin de se positionner sur ce secteur. Nous avions besoin d´un produit moderne entre nos deux best seller que sont le J109 et le J133.
SCRIMP : mise en ouvre par infusion
Depuis quelques années, les procédés de mise en oeuvre par infusion se sont largement développés, notamment, dans le domaine de la construction navale. L´infusion consiste à injecter, à basse pression, une résine de faible viscosité dans un moule constitué d´une partie rigide, dans laquelle sont déposés les renforts, recouverte d'un film plastique de mise sous vide assurant l´étanchéité du moule. Après avoir assuré un niveau de vide suffisant, la résine est injectée et se diffuse à travers les renforts. Diverses résines (polyester, vinylester et époxyde) et quasiment tous
les types de renfort peuvent ètre utilisés.
Les divers procédés de mise en oeuvre par infusion, nommés Scrimp (Seemann Composites Resin Infusion Molding Process), Vari (Vacuum Assisted Resin Infusion), Vartm (Vacuum Assisted Resin Transfer Molding) ou encore Kis (Kaisen Infusion System), différent par l´utilisation d´éléments drainant, tels que les filets utilisés dans le procédé Scrimp ou des canaux. L´infusion de la résine peut être réalisée par l´intermédiaire de canaux parallèles, perpendiculaires ou en arête de poisson, selon le type de pièce à fabriquer.
Les avantages de l´infusion sont nombreux.
Ce procédé permet notamment, par rapport au Rtm (Resin Transfer Molding), d´obtenir des pièces de grande dimension avec un taux de renfort plus élevé et un coût d´outillage réduit. Ce système fermé permet aussi de réduire les émissions de composés organiques volatils, tel que le styrène et limite le contact des opérateurs avec la résine. Toutefois l´infusion génère une quantité de déchets importante qui représente aussi une source de pollution pour les utilisateurs.
D´autre part, la réalisation d´une pièce nécessite de maîtriser les différents paramètres régissant ce procédé (niveau de vide, injection, viscosité et vitesse d´infusion de la résine) afin d´éviter des zones mal imprégnées. Les résines utilisées doivent être nécessairement adaptées à la perméabilité des renforts et le succès d´une fabrication nécessite souvent un certain nombre d´essais au préalable. Enfin, le marquage des pièces peut-être un problème dans le cadre de certaines applications.
La mise en oeuvre par infusion peut permettre à certaines entreprises de réaliser un saut technologique au niveau de leur production, en apportant notamment une qualité de fabrication, en terme de reproductibilité et de caractéristiques mécaniques, supérieure à celle obtenue par une méthode de stratification par contact. Mais dans tous les cas, il faut veiller à ce que la mise en place d´une telle technologie soit bien adaptée aux besoins de l´entreprise et de ses clients. Le Carma propose des formations et des assistances techniques sur ce thème.
L´une des particularités des J BOATS est la méthode de production composite haut de gamme pour la fabrication des coques, ponts et cloisons principales : le Scrimp (Seemann Composite Resin Infusion Molding Process) ou moulage sous vide par infusion.
Méthode d´infusion sous vide :
Le principe est de déposer dans un moule femelle des tissus à sec qui vont concevoir le composite (verre, carbone, Kevlar), des âmes (mousse, PVC, Balsa) puis de recouvrir le tout de tissus de délaminage et d´une bâche à vide. L´infusion réalisée par le maintien du vide d´air, sera déclenchée quand tous les facteurs seront réunis.
La reproductibilité du processus et le contrôle de l´infusion sous vide font du Scrimp une méthode de fabrication composite haut de gamme qui permet : la réduction des échantillonnages grâce aux qualités mécaniques obtenues, une maîtrise dimensionnelle, une régularité des poids. Contrairement au pré-imprégné, le Scrimp ne demande pas de conditions particulières de stockage des matériaux, ni de four pour les montées en température.
J Sport
JEurope est très présent sur les plans d´eau français et européens. Pour exemple, 20 % de la flotte du dernier Spi Ouest France à la Trinité-sur-Mer était composé de voiliers issus du chantier d´Olonne-sur-Mer. Le caractère sportif des unités créées par le chantier vendéen attirent, en effet, beaucoup de régatiers pur jus. Ils retrouvent sensation de vitesse et confort sur les voiliers « course-croisière » concocté par JEurope comme le J105 et le J109. Mais aussi la course au contact avec le J24, premier né de la série J en 1977 et l´un des quillards les plus populaires au Monde, et le J80, petit monotype marin et rapide. De nombreuses classes sont présentes dans le Monde aussi bien aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Elles sont 3 dans notre pays et se regroupent autour de président dynamique, chantre de leur série dans l´hexagone.
Comment ne pas commencer par la classe J80 en France ? Le J80, petit monocoque rapide, facile à la barre, avec un bout-dehors impressionnant connaît un engouement croissant en France et dans le Monde. Il n´est pas rare de trouver plus de 40 J80 sur les lignes de départ Française. Ludovic Gilet, président complètement passionné par le J80 et son essor en France nous en parle : « La classe J80 est une association amateur pour des amateurs. Le respect des autres, la convivialité, le plaisir de naviguer sont notre credo. Le J80 est un bateau économique avec des règles de jauge stricte et simple. A mon avis c´est ce qui fait la réussite croissante du J80 en France et à l´étranger. Les règles de jauge sont souvent inapplicables sur le terrain. Nous avons vraiment voulu les simplifier afin qu´il n´y ait pas trop de prise de tête. Par exemple, nous avons supprimé l´obligation de contrôler la longueur d´étai. La différence se fait alors vraiment sur l´eau grâce à la compétence des équipages. Le programme J80 s´oriente autour de la Coupe de France J80 qui est composée du Spi Ouest France, du Championnat d´Europe, Saint-Quay Portieux les 14,15 et 16 juillet, Pornic J Cup du 25 au 28 août et du National qui se tiendra au Crouesty du 28 septembre au 1 octobre. »
Le Championnat d´Europe qui se déroulait à Brest fin mai a vu la victoire de l´Equipe de France Militaire qui remporte aussi le Spi Ouest France. Benjamin Diouris et son équipe de haut niveau ont survolé les deux championnats malgré la menace du britannique Kévin Sproul et des Français Eric Brezellec et Arnaurd Rémy. La Marine Nationale récidive lors de la Pornic J Cup fin août en gagnant quasiment chacune des courses.
La classe J80 accueillera le championnat du Monde de la discipline à la Trinité-sur-Mer du 1 au 7 juillet en collaboration avec la Société Nautique de la Trinité-sur-Mer.
Les J24 en France ne sont pas non plus en reste. Le quillard sportif, fleuron de J en France et à l´International est bien représenté en France que cela soit à la Trinité-sur-Mer ou sur d´autres plans d´eaux Français. Pierre-Emmanuel Aubert est à la barre de la classe mais c´est François Flahault au micro de Penny Aubert, le père de la série en France qui en parle le mieux.
Que penser du J24 aujourd´hui?
C´est la bonne formule ! Non ?! La meilleure formule !! Sans rire, c´est le plaisir immense de la sensibilité à la barre, c´est un pur-sang, sensible. Tu fais vraiment partie du bateau, tu te fais plaisir à la barre !
Quelles sont ses principales qualités ?
- Son petit tirant d´eau,
- Son statut Monotype International,
- La qualité de sa fabrication,
- Un bateau polyvalent par rapport aux séries d´aujourd´hui qui ne font que de la régate,
- Un prix intéressant, on trouve encore des J24 d´occasion, en excellent état,
- La possibilité de l´avoir en 3e catégorie,
Quels défauts?
Tu crois qu´il en a ? Si, il faut un équipage jeune pour passer sous la bôme ! Les bateaux d´occasion sont difficiles à trouver. Il est plus difficile à vendre neuf pour les vendeurs ...
En conclusion ?
Un bateau qui reste dans l´air du temps, qui permet un programme famille le week-end: régate, ballade, même avec un Westerly, on peut faire de bons résultats ! Avec ses 4 bonnes couchettes, je continue à trouver que c´est un bateau très réussi, très complet !
Enfin, un petit tour chez les J105, très actif en France. Ces monocoques typés « Course croisière » sont très rapides pour des voiliers habitables. Ils étonnent aussi par leur stabilité surprenante. Ils présentent la particularité en France de courir en IRC (temps compensé) mais aussi en flotte monotype. Il fallait voir ces véritables purs sangs bord à bord face à Deauville début juin lors de la semaine Internationale de la voile de Deauville. Complètement identique, les 10 voiliers inscrits en Normandie et leurs équipages s´en sont donnés à coeur joie et n´étaient pas peu fiers de naviguer à armes égales. Et c´est Pierre Dalibot, secrétaire de la classe qui l´emporte devant de nombreux britanniques, accoutumés au J105. Pierre Dalibot J105 «Garzette » : « Nous avons fait jeu égal avec J-Dream. Pour finir, nous gagnons avec deux points d´avance. Le J105 est un bateau amusant. C´est une série qui fonctionne bien en monotypie et puis cela nous permet de faire de la croisière entre les régates comme par exemple venir à Deauville ». Fin août se tenait à Port La Forêt, le national de cette discipline, le président de la classe, Stéphane Blanchard gagne la compétition qui s´est déroulée en toute convivialité.
Evénements à venir
o Atlantique
National J80 28 sept - 1 oct Le Crouesty
o Méditerranée
Voiles de St Tropez 01-08 octobre St Tropez
Coupe des lions 28/10 - 01 novembre La Ciotat
Tour de Corse 10-15 novembre Bonifacio
Juris Cup 14 -17 septembre Marseille
Novembre à Hyères 3 WE en novembre Hyères
Retrouvez les 3 classes sur Internet :
Site : http://www.classej80france.com
Site : http://www.j80measurement.com
Site : http://monsite.wanadoo.fr/j24france
Site : http://www.classej105france.com
Salons automne 2006 JEurope
o AMSTERDAM HISWA 5 au 10 septembre
o CANNES 13 au 18 septembre
o SOUTHAMPTON 15 au 24 septembre
o LA ROCHELLE 20 au 25 septembre
o FRIEDRICHSHAFEN 23 septembre au 1er octobre
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